Un Américain de 48 ans, Casey Harrell, atteint de la sclérose latérale amyotrophique, également connue sous le nom de maladie de Charcot, a retrouvé en partie l'autonomie qu'il avait perdue grâce à un implant cérébral, selon Franceinfo - Santé. Cette maladie entraîne une dégénérescence des neurones qui dirigent les muscles, et donc une paralysie progressive. Casey Harrell vit en fauteuil roulant, car la maladie l'a privé de la parole.
En 2023, il a accepté la proposition d'une équipe de chercheurs qui va changer sa vie : intégrer l'essai clinique BrainGate 2. Les scientifiques ont mis en place une interface entre son cerveau et un ordinateur, en lui implantant 256 microélectrodes dans la zone cérébrale qui prépare les mouvements de la parole. Quand Casey veut parler, les mots naissent à cet endroit, ce qui produit une activité électrique spécifique, détectée par les capteurs.
Ce qu'il faut retenir
- Casey Harrell, un Américain de 48 ans, est atteint de sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot).
- Il a participé à l'essai clinique BrainGate 2 en 2023.
- Un implant cérébral avec 256 microélectrodes a été mis en place pour lui permettre de communiquer à nouveau.
Le fonctionnement de l'implant
L'interface transmet les informations à un ordinateur, ce qui permet alors de dicter des messages écrits ou de naviguer sur Internet. Mais surtout, comme Casey Harrell n'a plus la force musculaire nécessaire pour articuler des mots, le dispositif utilise une voix générée par IA qui s’exprime pour lui. Cette voix a été recréée, à partir de la sienne, grâce à des enregistrements datant d’avant sa maladie.
Ce genre d'interface existe depuis quelque temps, mais est utilisée dans le cadre d'expérimentations très encadrées. Ce qui est remarquable dans le cas de Casey Harrell, c’est qu’après avoir appris à s’en servir en laboratoire, il l'utilise maintenant de façon autonome, à son domicile.
Résultats et espoir
Au total, après deux ans avec ce dispositif, il a déjà pu formuler plus de 180 000 phrases, soit près de deux millions de mots, parfois pendant plus de 12 heures d’affilée. La fiabilité du dispositif dépasse les 90 %, sa vitesse d'élocution s'améliore aussi : elle a atteint les 56 mots par minute.
C’est encore à peu près trois fois plus lent qu'une conversation classique en anglais, mais cela a permis à Casey Harrell de travailler à son domicile, et même de chanter. Il existe d’autres essais cliniques de ce type pour permettre de retrouver la vue, l'usage de ses muscles, voire pour calmer l'anxiété.
En conclusion, l'histoire de Casey Harrell offre un espoir pour les personnes atteintes de maladies dégénératives comme la sclérose latérale amyotrophique, en montrant que la technologie peut aider à retrouver une certaine autonomie et qualité de vie. Les recherches se poursuivent pour améliorer ces dispositifs et en faire bénéficier davantage de personnes dans le futur.