L’état-major des forces armées ukrainiennes a fermement démenti ce mardi 7 juillet 2026 les affirmations russes selon lesquelles la ville stratégique de Kostiantynivka, dans l’est de l’Ukraine, aurait été entièrement conquise par leurs troupes. Andrii Kovalov, porte-parole de l’état-major, a précisé dans un communiqué que la localité, théâtre d’affrontements parmi les plus intenses du conflit, « reste sous contrôle ukrainien ».
Selon Le Monde, cette déclaration intervient alors que Moscou multiplie les annonces successives sur les gains territoriaux obtenus ces derniers jours dans la région de Donetsk, où Kostiantynivka occupe une position clé. La ville, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Pokrovsk, est considérée comme un nœud logistique et un point de passage essentiel pour les deux belligérants.
Ce qu'il faut retenir
- La ville de Kostiantynivka, en première ligne depuis des mois, n’a pas été prise par les forces russes, selon l’état-major ukrainien.
- Cette localité est l’un des principaux théâtres d’opérations dans l’est de l’Ukraine, où les combats sont parmi les plus violents du conflit.
- Andrii Kovalov, porte-parole de l’état-major ukrainien, a directement réfuté les allégations russes via un communiqué officiel.
- Kostiantynivka se trouve à proximité de Pokrovsk, une autre ville sous pression, et constitue un axe stratégique pour les deux camps.
- Les revendications russes, répétées ces derniers jours, visent à montrer une avancée militaire continue malgré les démentis ukrainiens.
Une bataille de plusieurs mois pour le contrôle de Kostiantynivka
Kostiantynivka, ville d’environ 70 000 habitants avant le conflit, est l’objet d’une bataille acharnée depuis le début de l’année 2024. Les forces ukrainiennes y ont établi des positions défensives solides, transformant les environs en un champ de ruines où chaque mètre carré fait l’objet de combats intenses. Selon les observateurs, cette localité est devenue un symbole de la résistance ukrainienne dans la région, malgré les assauts répétés des troupes russes et des milices pro-russes.
Les sources locales, citées par Le Monde, rapportent que les infrastructures civiles de la ville, déjà très endommagées par les bombardements, subissent désormais des dégâts supplémentaires en raison des combats de rue. Les hôpitaux, les écoles et les réseaux d’eau restent partiellement opérationnels, mais leur situation se dégrade rapidement.
Réactions russes et ukrainiennes : deux versions opposées
Les autorités russes, par la voix de leur ministère de la Défense, ont affirmé avoir « libéré la majeure partie de Kostiantynivka » et « neutralisé les dernières poches de résistance ukrainiennes ». Ces déclarations, publiées hier soir, ont été immédiatement contestées par Kiev. Andrii Kovalov a dénoncé une « stratégie de désinformation » visant à masquer les pertes subies par les forces russes dans la région.
« Les Russes multiplient les annonces de victoire sans fournir de preuves tangibles », a souligné le porte-parole ukrainien lors d’une conférence de presse à Kiev. Il a ajouté que les troupes ukrainiennes conservaient « des positions avancées » autour de la ville et continuaient à mener des contre-attaques ciblées. — Autant dire que la situation sur le terrain reste extrêmement volatile, et que les deux camps s’attendent à des combats encore plus violents dans les prochains jours.
Les observateurs internationaux, dont l’OSCE, appellent à la retenue et à une vérification indépendante des informations diffusées par les deux camps. Pour l’heure, aucune mission d’observation n’a été autorisée à se rendre sur place, en raison de l’insécurité persistante.
En conclusion, alors que Moscou et Kiev s’affrontent une fois de plus sur le récit des événements, la bataille pour Kostiantynivka rappelle une fois encore la cruauté d’un conflit qui, après plus de deux ans, ne montre aucun signe d’essoufflement.
Kostiantynivka occupe une position géographique stratégique, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Pokrovsk, une ville clé pour les deux camps. Son contrôle permet de menacer ou de sécuriser les axes logistiques reliant Donetsk à d’autres zones du front. De plus, la ville est un nœud ferroviaire et routier, ce qui en fait un objectif militaire prioritaire pour Moscou, qui cherche à étendre son emprise sur la région de Donetsk.