L’un des deux médecins généralistes du pôle de santé de Lassay-les-Châteaux, en Mayenne, a annoncé la fermeture définitive de son cabinet médical à compter du 30 juin 2026. Une nouvelle qui inquiète les habitants et interpelle les autorités locales, alors que ce pôle de santé représente un maillon essentiel du suivi médical pour les résidents de la commune et des environs.

Ce qu'il faut retenir

  • Le cabinet médical de Lassay-les-Châteaux (Mayenne) fermera ses portes le 30 juin 2026, privant les patients d’un médecin généraliste.
  • Cette annonce suscite des craintes parmi les patients pour la continuité de leur suivi médical, certains qualifiant la praticienne de « très bonne médecin ».
  • La maire de la commune s’est dite « démunie » face à cette situation, soulignant l’absence de solution immédiate pour remplacer ce professionnel.

Selon Ouest France, la médecin concernée a décidé de mettre un terme à son activité libérale à cette date, sans préciser si un successeur sera trouvé pour reprendre son cabinet. Les patients, pour beaucoup habitués à son suivi depuis plusieurs années, se retrouvent ainsi dans l’incertitude quant à la suite de leurs soins. « C’est une très bonne médecin, on ne sait pas comment on va faire sans elle », confie l’un d’eux, qui craint de devoir se tourner vers des praticiens plus éloignés ou d’attendre de longues semaines pour un rendez-vous.

Un pôle de santé fragilisé par le départ d’un professionnel

Le pôle de santé de Lassay-les-Châteaux, qui compte deux médecins généralistes, joue un rôle central dans l’accès aux soins pour les quelque 2 500 habitants de la commune. Avec ce départ, le risque est réel de voir les délais de consultation s’allonger, voire de décourager certains patients dans leur parcours de soins. Les consultations spécialisées, déjà rares dans cette zone rurale, pourraient également être impactées, faute de relais médical à proximité.

La mairie, représentée par la première édile, se dit « démunie » pour trouver une solution rapide. « Nous avons conscience de l’urgence, mais les démarches pour attirer de nouveaux médecins sont longues et complexes », explique-t-elle. Les tentatives pour inciter des jeunes médecins à s’installer dans la commune se heurtent à des obstacles récurrents : isolement géographique, manque d’équipements collectifs ou encore charge administrative jugée dissuasive.

Des patients en quête de solutions

Parmi les patients touchés par cette annonce, certains ont d’ores et déjà commencé à chercher des alternatives. Les plus âgés ou ceux souffrant de pathologies chroniques s’inquiètent particulièrement. « Je prends cinq médicaments par jour, et voir cette médecin me rassurait », confie une habitante de 78 ans. Pour elle, comme pour d’autres, l’idée de devoir se déplacer vers les villes voisines, comme Mayenne ou Laval, à plus de 30 minutes de route, n’est pas sans conséquence.

Les associations locales, contactées par Ouest France, n’ont pour l’instant pas communiqué de plan d’action spécifique. Pour autant, elles appellent à une mobilisation rapide des autorités sanitaires régionales pour éviter une « désertification médicale » accélérée dans ce territoire déjà fragilisé.

Et maintenant ?

La fermeture du cabinet le 30 juin 2026 laisse peu de temps pour trouver une solution de remplacement. Les autorités locales devraient entroprendre des démarches urgentes auprès de l’Agence régionale de santé (ARS) pour accélérer le recrutement d’un médecin, mais les délais administratifs pourraient jouer contre elles. Par ailleurs, les patients pourraient se tourner vers les dispositifs de télémédecine ou les maisons de santé pluriprofessionnelles des communes voisines, si ces options leur sont accessibles.

La situation à Lassay-les-Châteaux illustre les tensions croissantes dans l’accès aux soins en milieu rural, où les fermetures de cabinets médicaux se multiplient. Pour l’instant, aucune date n’a été avancée pour une annonce officielle concernant la suite à donner à ce dossier.

Les patients devront demander la transmission de leur dossier médical au nouveau médecin qu’ils choisiront ou à un autre professionnel de santé de leur choix. En cas de difficulté, l’Agence régionale de santé (ARS) de Pays de la Loire pourrait intervenir pour faciliter ce transfert.