Agathe, créatrice de contenu spécialisée dans les activités outdoor et connue sous le pseudonyme @la.bild sur Instagram, vient de réaliser un exploit en solo : traverser intégralement l’île de La Réunion du nord au sud, en parcourant les 168 kilomètres du GRR2, un sentier de grande randonnée réputé pour son dénivelé et ses paysages spectaculaires. Selon Ouest France, cette aventure, menée en bivouac, s’est déroulée sur une période de 11 jours, sans assistance extérieure.

Ce qu'il faut retenir

  • Un parcours exigeant : le GRR2, long de 168 km, traverse l’île de La Réunion en reliant le nord au sud, avec des passages en altitude et des reliefs variés.
  • Une aventure en solitaire : Agathe, connue pour ses défis outdoor, a relevé ce périple sans accompagnement, en dormant sous la tente.
  • 11 jours de randonnée : la durée totale du trek, marquée par des étapes quotidiennes, a nécessité une préparation physique et logistique minutieuse.
  • Un défi personnel : pour cette influenceuse, ce parcours représentait un nouveau challenge après plusieurs expériences en montagne et en randonnée.
  • Une préparation rigoureuse : la réussite de l’expédition repose sur un entraînement spécifique et une connaissance approfondie du terrain.

Un sentier mythique pour les randonneurs

Le GRR2, ou « Grand Raid de La Réunion », est l’un des treks les plus emblématiques de France. Il serpente à travers les massifs volcaniques de l’île, alternant entre forêts denses, cirques vertigineux et plateaux arides. Ce parcours, souvent comparé à un « Tour de France » de la randonnée, attire chaque année des milliers d’amateurs de grands espaces. Pour Agathe, le choix de ce défi n’était pas anodin : « J’ai voulu me confronter à un itinéraire exigeant, où chaque étape teste à la fois l’endurance et la capacité d’adaptation », explique-t-elle à Ouest France.

Une préparation à toute épreuve

Avant de s’élancer, Agathe a suivi un entraînement intensif, combinant marche en montagne, renforcement musculaire et gestion du matériel. Le bivouac, autorisé sous conditions à La Réunion, a été un élément clé de sa stratégie. « Il a fallu anticiper les conditions météo, prévoir des points de ravitaillement et s’assurer que chaque équipement était adapté aux contraintes du terrain », précise-t-elle. Des sacs allégés mais complets, des vêtements techniques pour affronter les variations de température et une trousse de premiers soins ont ainsi fait partie de son bagage.

Côté logistique, Agathe a opté pour un système de « drop bags » — des colis déposés à l’avance sur le parcours — afin de limiter le poids de son sac à dos. Une méthode courante chez les randonneurs de longue distance, mais qui demande une organisation millimétrée. « Chaque détail compte, surtout quand on est seule. Une erreur de planification peut vite devenir critique », confie-t-elle.

Des paysages à couper le souffle

Le GRR2 offre une diversité de panoramas rare : des crêtes du Piton des Neiges aux gorges du Mafate, en passant par les flancs du Piton de la Fournaise. Agathe a partagé son émerveillement pour ces paysages, tout en soulignant les difficultés rencontrées. « Entre les montées abruptes et les descentes techniques, chaque kilomètre demande une concentration constante », indique-t-elle. Les rencontres avec la faune locale, comme les ibis de Bourbon, ont aussi marqué son périple.

Pourtant, malgré l’attrait des points de vue, la fatigue physique s’est rapidement fait sentir. « Les nuits en bivouac, même en période sèche, sont courtes. Le froid nocturne et l’humidité ont été des alliés inattendus de la fatigue », avoue-t-elle. Une réalité que connaissent bien les randonneurs de haute montagne.

Et maintenant ?

Agathe prévoit de partager son expérience sous forme de récits et de vidéos sur ses réseaux sociaux, afin d’inspirer d’autres passionnés d’outdoor. « Ce défi m’a appris que la persévérance et la préparation font la différence », confie-t-elle. Elle pourrait également collaborer avec des associations locales pour promouvoir une randonnée responsable, notamment en matière de gestion des déchets et de respect des écosystèmes fragiles de l’île.

Quant au GRR2, la saison 2026 s’annonce déjà chargée, avec des centaines de randonneurs prêts à tenter l’aventure. Les autorités locales rappellent cependant l’importance de bien s’informer sur les conditions d’accès et les règles de bivouac, afin d’éviter les accidents ou les dégradations environnementales.

Cette traversée solitaire marque une nouvelle étape pour Agathe, qui envisage déjà de nouveaux défis en milieu extrême. Pour ses abonnés, ce périple pourrait bien être le premier d’une longue série.

À La Réunion, le bivouac est autorisé uniquement dans certains secteurs du GRR2, sous réserve de respecter des règles strictes : installation après 18h, départ avant 8h, respect des espaces protégés et absence de feu. Les randonneurs doivent également se renseigner sur les restrictions locales, notamment dans les zones classées.