Depuis lundi 18 mai, une équipe d’experts mène une opération de capture de rongeurs dans la région d’Ushuaïa, en Terre de Feu argentine, comme le rapporte Libération. Cette mission scientifique a pour objectif de déterminer si les rats à longue queue locaux pourraient être à l’origine du foyer infectieux du « MV Hondius », un navire de croisière touché par une épidémie d’hantavirus en avril dernier.

Ce qu'il faut retenir

  • Une campagne de piégeage des rats à longue queue a débuté le 18 mai 2026 à Ushuaïa, en Terre de Feu argentine.
  • L’enquête vise à vérifier si ces rongeurs sont porteurs du virus responsable du foyer infectieux du « MV Hondius ».
  • Le navire, qui transportait des passagers et des membres d’équipage, a été le théâtre d’une épidémie d’hantavirus en avril 2026.
  • Les experts espèrent ainsi identifier la source de la contamination pour éviter une nouvelle propagation.

Une enquête scientifique en urgence

L’opération, lancée il y a deux jours, s’inscrit dans le cadre d’une enquête épidémiologique d’urgence. Les experts ont installé des pièges dans plusieurs zones autour d’Ushuaïa, une ville située à l’extrémité sud de l’Amérique latine, connue pour son écosystème riche en rongeurs. « Nous devons agir rapidement pour comprendre si les rats à longue queue sont impliqués dans la transmission de l’hantavirus », a déclaré le Dr. Elena Martinez, épidémiologiste en chef de l’équipe, citée par Libération.

Cette traque intervient après qu’une dizaine de cas d’hantavirus aient été recensés chez des passagers et des membres d’équipage du « MV Hondius » au mois d’avril. Le navire, qui effectuait une croisière dans les eaux de la Terre de Feu, a dû être mis en quarantaine avant que les autorités sanitaires ne confirment la source de la contamination.

L’hantavirus, une menace méconnue

L’hantavirus est une maladie rare mais potentiellement mortelle, transmise principalement par les rongeurs. Ses symptômes, qui incluent fièvre, douleurs musculaires et difficultés respiratoires, peuvent évoluer vers une forme sévère nécessitant une hospitalisation en urgence. « En Amérique du Sud, les rats à longue queue sont considérés comme des vecteurs possibles de cette infection », a rappelé le Dr. Martinez. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’hantavirus touche chaque année plusieurs milliers de personnes à travers le monde, principalement dans les zones rurales.

Dans le cas du « MV Hondius », les autorités sanitaires ont d’abord suspecté une contamination par des produits alimentaires ou des surfaces contaminées. Cependant, l’hypothèse d’une transmission par des rongeurs reste plausible, d’autant que la région d’Ushuaïa est réputée pour sa population dense de rats à longue queue.

Des mesures strictes pour éviter une nouvelle épidémie

En parallèle de la traque aux rongeurs, les autorités argentines ont renforcé les contrôles sanitaires dans les ports et les zones touristiques de la région. « Nous collaborons étroitement avec les équipes locales pour limiter les risques de propagation », a indiqué un porte-parole du ministère de la Santé argentin. Des campagnes de sensibilisation ont également été lancées auprès des habitants et des touristes pour les informer sur les mesures de prévention.

Les experts rappellent que l’hantavirus se transmet principalement par l’inhalation de particules virales présentes dans les déjections ou l’urine des rongeurs. « Il est crucial d’éviter tout contact direct avec ces animaux et de désinfecter soigneusement les espaces où ils pourraient avoir séjourné », a préconisé le Dr. Martinez.

Et maintenant ?

Les résultats des analyses devraient être connus d’ici une à deux semaines. Si la présence du virus est confirmée chez les rats à longue queue, des mesures supplémentaires pourraient être prises pour éradiquer les colonies de rongeurs dans la région. Une réunion d’urgence avec les autorités sanitaires locales est prévue pour le 25 mai afin d’évaluer les prochaines étapes. « Nous devons rester prudents, mais nous sommes confiants dans notre capacité à contenir cette menace », a conclu le Dr. Martinez.

Cette affaire rappelle l’importance de la vigilance sanitaire, surtout dans des zones où les interactions entre humains et faune sauvage sont fréquentes. Pour l’instant, aucun nouveau cas d’hantavirus n’a été signalé depuis la fin du mois d’avril, mais les experts appellent à la prudence.

Le « MV Hondius » est un navire de croisière qui a été touché par une épidémie d’hantavirus en avril 2026. Le virus, transmis par les rongeurs, a contaminé plusieurs passagers et membres d’équipage, nécessitant une mise en quarantaine du navire.