Depuis son lancement au printemps 2025, le médicament Veoza s’est imposé comme une solution non hormonale prisée des femmes ménopausées confrontées aux bouffées de chaleur invalidantes. Top Santé révèle cependant qu’une alerte récente sur ses effets indésirables hépatiques pourrait modifier la donne pour les patientes et les prescripteurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Veoza, commercialisé depuis printemps 2025, est utilisé par des femmes ménopausées souffrant de bouffées de chaleur
  • Une alerte sur les risques hépatiques a été émise, mettant en garde contre d’éventuels dangers pour le foie
  • Ce traitement non hormonal était présenté comme une alternative aux thérapies substitutives classiques
  • Les autorités sanitaires pourraient revoir leur évaluation du médicament en fonction des nouveaux éléments

Un médicament plébiscité pour son approche non hormonale

Veoza s’est rapidement imposé comme une réponse innovante face aux bouffées de chaleur sévères, un symptôme fréquent et souvent déstabilisant de la ménopause. Contrairement aux traitements hormonaux traditionnels, ce médicament propose une approche non hormonale, séduisant ainsi les femmes réticentes aux solutions contenant des œstrogènes ou de la progestérone. Top Santé souligne que ce produit a été adopté par un nombre croissant de patientes, épuisées par les alternatives existantes.

Les données disponibles à l’époque de sa mise sur le marché indiquaient une efficacité significative dans la réduction des bouffées de chaleur, avec un profil d’effets secondaires généralement considéré comme acceptable. Les autorités sanitaires françaises et européennes avaient alors validé sa commercialisation, ouvrant la voie à une utilisation plus large.

Une alerte sanitaire inattendue sur la sécurité hépatique

C’est une mise en garde récente de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui a jeté un trouble sur l’avenir de Veoza. Selon Top Santé, l’agence a identifié des risques potentiels pour le foie, une découverte qui pourrait avoir des conséquences majeures pour les patientes sous traitement. Ces effets indésirables, bien que rares, obligent désormais à une vigilance accrue de la part des professionnels de santé et des patientes elles-mêmes.

Les détails précis des cas rapportés restent limités, mais l’alerte souligne la nécessité de surveiller les signes d’atteinte hépatique, tels que des fatigue inhabituelle, des douleurs abdominales ou des jaunisses. Les autorités sanitaires recommandent désormais aux médecins de réévaluer systématiquement le rapport bénéfice/risque pour chaque patiente avant de prescrire ou de maintenir Veoza.

Les enjeux d’une réévaluation en cours

Cette alerte intervient dans un contexte où les traitements de la ménopause font l’objet d’une attention croissante, notamment sur leur tolérance à long terme. Les associations de patientes et les professionnels de santé appellent à une transparence totale sur les données disponibles, afin d’éclairer au mieux les choix thérapeutiques. Top Santé indique que la Commission européenne et l’ANSM pourraient prochainement rendre publics des éléments complémentaires, permettant d’affiner les recommandations en matière de prescription.

Pour les femmes actuellement sous Veoza, les experts insistent sur l’importance de ne pas arrêter le traitement sans avis médical, tout en signalant tout symptôme suspect à leur médecin. Les alternatives, qu’elles soient hormonales ou non, devront également faire l’objet d’une évaluation personnalisée, en fonction des antécédents médicaux de chaque patiente.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient apporter des précisions sur l’ampleur réelle des risques hépatiques associés à Veoza. Une réunion du comité d’évaluation des risques en pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament (PRAC) est attendue d’ici la fin du mois de mai 2026, selon Top Santé. Ses conclusions pourraient conduire à un renforcement des mises en garde, voire à une restriction d’usage du médicament. Les patientes et les prescripteurs sont donc invités à suivre avec attention les communications officielles dans les jours à venir.

Cette situation rappelle une fois de plus l’importance d’un dialogue constant entre les autorités sanitaires, les professionnels de santé et les patientes, afin d’assurer un équilibre entre efficacité thérapeutique et sécurité. Le cas de Veoza illustre aussi les défis posés par les nouveaux traitements, dont les effets à long terme ne sont pas toujours immédiatement identifiables.

Il est impératif de consulter rapidement votre médecin traitant ou votre gynécologue. Ne suspendez pas votre traitement sans avis médical, mais signalez-lui tout symptôme nouveau, notamment une fatigue intense, des douleurs abdominales ou un jaunissement de la peau ou des yeux.