Vingt-deux gardes à vue ont été prolongées, dont celles de trois mineurs, dans le cadre des violences survenues mercredi soir à Paris après la qualification du PSG en finale de la Ligue des champions, selon Le Figaro. Parmi les majeurs concernés, 19 gardes à vue sont maintenues, tandis que trois personnes ont reçu des convocations judiciaires et 49 procédures ont été classées sans suite. Pour les mineurs, une garde à vue est prolongée et trois procédures ont été closes.

Ce qu'il faut retenir

  • 22 gardes à vue prolongées après les incidents du 7 mai 2026, dont 3 mineurs
  • 11 majeurs déférés, dont une comparution immédiate prévue samedi 10 mai
  • 19 gardes à vue prolongées pour les majeurs, 3 convocations et 49 classements sans suite
  • 127 interpellations dans l’agglomération parisienne, 11 blessés dont un grave
  • 23 policiers légèrement blessés et une garde à vue levée pour raison médicale
  • Violences sur fonctionnaires de police passibles de 10 ans de prison en cas d’arme ou de réunion

Une finale historique entachée par les débordements

Mercredi soir, le PSG s’est qualifié pour une deuxième finale consécutive de Ligue des champions en battant le Bayern Munich en Bavière (1-1 après le 5-4 du match aller), grâce notamment à Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025. Mais les célébrations dans la capitale ont été marquées par des violences et des tensions, perturbant un événement sportif autrement historique pour le club parisien. Le parquet de Paris a évoqué des violences sur les fonctionnaires de police, un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Certaines de ces violences sont aggravées par les circonstances de réunion ou d’arme, ce qui porte la peine encourue à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Bilan humain et judiciaire en cours de finalisation

Cent vingt-sept personnes ont été interpellées dans l’agglomération parisienne, selon les chiffres communiqués jeudi matin par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sur CNews et Europe 1. Parmi elles, 11 blessés ont été recensés, dont un dans un état grave. Côté forces de l’ordre, 23 policiers ont été légèrement touchés. Une garde à vue a été levée après qu’un individu a subi une fracture de la mâchoire lors de son interpellation, a précisé le parquet de Paris.

Pour les majeurs, 11 personnes ont été déférées jeudi soir, dont une en vue d’une comparution immédiate prévue samedi 10 mai. 19 gardes à vue ont été prolongées, tandis que 3 convocations judiciaires ont été notifiées et 49 procédures classées sans suite. Côté mineurs, 9 résidents parisiens avaient été placés en garde à vue. Parmi eux, une garde à vue est prolongée, trois procédures ont été prolongées et cinq classées sans suite.

Sécurité et fan zone : un débat en suspens pour la finale

Alors que la finale opposera le PSG à Arsenal le 30 mai à Budapest, Laurent Nuñez s’est inquiété de l’annonce faite par le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, d’installer une fan zone à Paris pour l’événement. « Le maire a évoqué un souhait, qui est d’ailleurs celui de nombre de supporteurs parisiens qui s’en sont félicités, à savoir celui d’un lieu de retransmission gratuit pour partager un moment de joie collective », a réagi l’entourage de l’édile auprès de l’AFP. L’entourage a précisé que la mise en place de cette fan zone se fera « en tenant compte des questions de sécurité, comme [Emmanuel Grégoire] l’a dit hier [mercredi] » lors de son annonce.

« Le maire a évoqué un souhait, qui est d’ailleurs celui de nombre de supporteurs parisiens qui s’en sont félicités, à savoir celui d’un lieu de retransmission gratuit pour pouvoir partager un moment de joie collective. » — Entourage d’Emmanuel Grégoire

Et maintenant ?

La comparution immédiate prévue samedi pour l’un des majeurs déférés pourrait apporter des éclaircissements sur les responsabilités dans les violences. Par ailleurs, la question de l’organisation d’une fan zone à Paris pour la finale du 30 mai reste en suspens, le ministère de l’Intérieur et la mairie devant s’accorder sur les modalités sécuritaires. Une décision devrait être prise dans les prochains jours, selon des sources proches du dossier.

Les autorités continueront d’examiner les 127 procédures ouvertes, tandis que les associations de supporteurs et la préfecture devraient multiplier les réunions pour éviter de nouveaux débordements lors des prochaines manifestations festives.

Les violences sur fonctionnaires de police sont passibles de cinq ans de prison et 15 000 euros d’amende. Lorsque ces violences sont aggravées par des circonstances de réunion ou d’arme, les peines peuvent aller jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende, selon le parquet de Paris.

Rien n’est encore acté. La mairie de Paris a exprimé son souhait d’organiser une fan zone, mais la décision dépendra des discussions en cours entre la préfecture et le ministère de l’Intérieur, en tenant compte des impératifs de sécurité. Une annonce devrait intervenir dans les prochains jours.