Une mission d’information dotée des prérogatives d’une commission d’enquête a été officiellement lancée au Sénat pour examiner les violences dans le périscolaire. Selon Le Figaro, la sénatrice Les Républicains Agnès Evren, désignée rapporteure le 17 juin 2026, a annoncé le début de ses auditions dès la semaine prochaine. Cette mission, qui s’inscrit dans une démarche nationale, vise à établir un état des lieux complet des violences sexuelles commises sur des mineurs par des agents périscolaires.
Ce qu'il faut retenir
- Une commission d’enquête sénatoriale, dotée des prérogatives d’une mission d’information, a été lancée le 17 juin 2026.
- Agnès Evren, sénatrice LR et conseillère de Paris, en a été désignée rapporteure.
- Les auditions commenceront dès la semaine prochaine, avec les lanceurs d’alerte des collectifs mobilisés contre ces violences.
- L’objectif est de cartographier les violences sexuelles sur mineurs dans le périscolaire à l’échelle nationale.
- Les travaux devraient aboutir à des recommandations dès l’automne 2026.
Une mission nationale pour pallier les lacunes de l’État
La commission d’enquête sénatoriale s’est fixé une ambition claire : combler les lacunes de l’État dans la connaissance des violences perpétrées dans le périscolaire. Comme le rapporte Le Figaro, Agnès Evren souligne que « malgré la multiplication des signalements, l’État est incapable de fournir un état des lieux exhaustif ». Aujourd’hui, seul le collectif de parents SOS Périscolaire s’est attelé à cette tâche de recensement, faute de données centralisées. La sénatrice insiste sur la nécessité de dresser un tableau inédit de ces violences, afin d’éclairer les décisions futures.
Cette mission, actée une semaine avant la désignation de la rapporteure, s’appuiera sur des auditions élargies. Elle ne se limitera pas à Paris, comme l’a précisé la sénatrice Evren. « Nous examinerons le sujet à l’échelle nationale », a-t-elle affirmé. L’enjeu est de taille : établir une cartographie précise des violences sexuelles sur mineurs commises par des agents périscolaires, un domaine où les signalements restent souvent isolés et mal documentés.
Des auditions ciblées dès la semaine prochaine
Agnès Evren a annoncé que ses premières auditions se concentreraient sur les lanceurs d’alerte issus des collectifs mobilisés contre ces violences. Selon ses déclarations, « nous formulerons des recommandations dès l’automne 2026 ». La sénatrice, connue pour son engagement sur les questions de sécurité et de protection de l’enfance, souhaite aller vite. Son approche vise à transformer les témoignages recueillis en propositions concrètes, destinées à renforcer les mécanismes de prévention et de traitement des violences dans ce secteur.
Cette accélération s’explique par l’urgence que représentent ces violences, souvent commises dans l’ombre et difficiles à détecter. Les collectifs de parents, comme SOS Périscolaire, ont déjà alerté à plusieurs reprises sur l’absence de cadre national pour recenser ces faits. La commission sénatoriale entend donc jouer un rôle clé dans la structuration d’une réponse adaptée, en s’appuyant sur des données fiables et une méthodologie rigoureuse.
Un contexte marqué par des affaires récurrentes
La création de cette mission s’inscrit dans un contexte où les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire font régulièrement la une de l’actualité. Comme le rappelle Le Figaro, des cas comme celui de Lyhanna – une fillette victime de violences présumées par un animateur périscolaire près de Lyon – ont choqué l’opinion publique. Ces affaires illustrent les failles du système actuel, où les contrôles et les signalements restent insuffisants.
La sénatrice Evren a évoqué la nécessité d’éviter que de telles situations ne se reproduisent. Pour elle, « l’établissement d’une cartographie nationale est une première étape indispensable ». Cette démarche permettrait non seulement de mieux identifier les zones à risque, mais aussi de cibler les formations et les contrôles à renforcer. Les travaux de la commission pourraient ainsi déboucher sur des mesures législatives ou réglementaires, destinées à sécuriser l’encadrement des enfants dans le périscolaire.
Cette commission intervient également dans un débat plus large sur la protection de l’enfance, alors que plusieurs propositions de loi sont en discussion au Parlement. Les conclusions de cette mission pourraient ainsi s’inscrire dans une dynamique plus large, visant à mieux protéger les mineurs dans tous les contextes où ils sont accueillis en dehors du cadre familial.
En attendant, les familles et les associations de défense des droits de l’enfant suivent de près l’avancée de ces travaux. La question de l’efficacité des mécanismes de signalement et de prévention reste en effet entière, alors que les victimes et leurs proches attendent des réponses concrètes.
La commission se concentrera sur les violences sexuelles commises sur des mineurs par des agents périscolaires, selon les termes de sa mission définis par le Sénat. Ces violences incluent notamment les agressions, les harcèlements et les abus sexuels, tels que définis par le code pénal.
La sénatrice Agnès Evren a indiqué que les recommandations devraient être formulées dès l’automne 2026, après plusieurs mois d’auditions et de travaux. Une première série de constats pourrait être présentée dès la rentrée de septembre.