Un témoignage posthume de Virginia Giuffre, figure centrale dans l’affaire Jeffrey Epstein, est révélé dans son livre « La Fille de personne ». Selon Libération, les bonnes feuilles de l’ouvrage, lues par France Info et du Parisien, détaillent son expérience au sein du réseau du milliardaire, aujourd’hui reconnu comme un prédateur sexuel. La publication en français est prévue à partir de ce mercredi 17 juin 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Virginia Giuffre, victime reconnue d’Epstein, publie un livre posthume intitulé « La Fille de personne »
  • Les bonnes feuilles du livre sont révélées par France Info et du Parisien, selon Libération
  • L’ouvrage retrace son expérience au sein du système Epstein et les mécanismes de son emprise
  • La version française est disponible à partir du 17 juin 2026
  • Giuffre y aborde son rôle dans la révélation des agissements du milliardaire

Un récit posthume sur un réseau criminel

Virginia Giuffre, dont le nom est indissociable de l’affaire Epstein depuis les années 2000, y expose pour la première fois de manière exhaustive les rouages du système mis en place par le milliardaire américain. Dans « La Fille de personne », elle décrit comment elle a été recrutée, manipulée et exploitée dans le cadre d’un réseau de prédation sexuelle organisé. L’autrice souligne, selon les extraits lus par les médias, l’étendue des complicités qui ont permis à Epstein d’agir en toute impunité pendant des années.

Le livre s’inscrit dans la continuité des révélations qui ont secoué le monde en 2019, lorsque les enquêtes du *Miami Herald* et d’autres médias avaient mis en lumière l’ampleur des crimes d’Epstein. Giuffre, qui avait alors témoigné contre lui dans le cadre d’un accord judiciaire controversé, revient sur cette période avec un recul inédit. Elle y évoque notamment les pressions subies et les obstacles rencontrés pour faire reconnaître la vérité.

Les mécanismes de l’emprise selon Giuffre

Dans son ouvrage, Virginia Giuffre explique comment Epstein et son entourage ont exploité des failles juridiques, sociales et psychologiques pour recruter et contrôler des jeunes femmes. Elle détaille, entre autres, les méthodes de manipulation utilisées pour les isoler et les rendre dépendantes. « J’en sais long sur les monstres », déclare-t-elle dans un passage cité par Libération. Cette phrase, devenue le titre de certaines bonnes feuilles, résume l’ambition de l’autrice : exposer la réalité d’un système où la violence et l’impunité se nourrissaient mutuellement.

Giuffre revient également sur son rôle dans la chute d’Epstein, notamment à travers son témoignage lors du procès de 2008, qui avait abouti à une condamnation pour sollicitation de prostitution mineure. Elle y critique ouvertement les arrangements judiciaires qui ont permis à Epstein d’éviter une peine plus lourde, qualifiant ces compromis de « trahison » envers les victimes.

Un héritage documentaire pour les victimes

Bien que Giuffre soit décédée en 2024, son livre est présenté comme un document essentiel pour comprendre les dynamiques à l’œuvre dans les affaires de prédation sexuelle à grande échelle. Les proches de l’autrice, ainsi que ses avocats, insistent sur le caractère pédagogique de l’ouvrage, qui pourrait servir de référence pour les victimes et les enquêteurs. « Ce livre n’est pas seulement un témoignage, c’est une archive », a déclaré son éditeur à du Parisien.

L’ouvrage aborde aussi les conséquences psychologiques et sociales de son engagement public, notamment les menaces et les intimidations qu’elle a subies. Giuffre y évoque les difficultés à reconstruire une vie normale après avoir été réduite au silence pendant des années. Pour elle, ce livre est aussi une façon de reprendre le contrôle sur son récit.

Et maintenant ?

La publication de « La Fille de personne » pourrait relancer les débats sur les lacunes du système judiciaire américain face aux affaires de prédation sexuelle. Les associations de victimes espèrent que ce témoignage incitera à une révision des mécanismes de protection et de réparation. Une table ronde est prévue le 25 juin 2026 à Paris, organisée par des ONG spécialisées, pour discuter des enseignements à tirer de ce livre.

D’ici là, les bonnes feuilles publiées par France Info et du Parisien devraient attirer l’attention du public sur les enjeux soulevés par l’affaire Epstein, près de sept ans après la mort du milliardaire en prison.

Le livre retrace le parcours de Virginia Giuffre au sein du réseau Jeffrey Epstein, détaillant les mécanismes de recrutement, de manipulation et de prédation sexuelle. Giuffre y expose également les complicités institutionnelles et les pressions judiciaires qu’elle a subies.

Virginia Giuffre a travaillé sur cet ouvrage avant son décès en 2024. Sa famille et ses proches ont décidé de le publier pour honorer son engagement et offrir un témoignage posthume aux victimes de réseaux criminels similaires.