La dixième édition de VivaTech, l’événement phare dédié à l’innovation technologique, s’est tenue cette semaine à Paris, du 15 au 18 juin 2026. Selon BFM Business, cette édition a mis en avant les avancées majeures en intelligence artificielle, ainsi que les applications concrètes dans des secteurs aussi variés que la défense, la beauté ou l’aérospatial. Entre annonces produits et démonstrations technologiques, l’IA s’est imposée comme le fil conducteur de cette manifestation.

Ce qu'il faut retenir

  • Thibault Sottiaux (OpenAI) a détaillé la transition de l’entreprise « de la recherche aux produits », marquant une étape clé dans la démocratisation de l’IA.
  • L’Oréal a présenté son utilisation de l’IA pour « réinventer l’expérience beauté », avec des outils personnalisés pour les consommateurs.
  • AMI Labs, entreprise française, a exposé son ambition de concurrencer les géants de l’IA avec une approche locale et innovante.
  • Le secteur de la défense a été représenté par des acteurs comme Alta Ares et cortAIx, qui exploitent l’IA pour intercepter des drones ou optimiser l’entraînement militaire.
  • ASML, leader mondial des semi-conducteurs, a rappelé son rôle discret mais essentiel dans l’écosystème technologique.
  • ATMOS Space Cargo a annoncé son projet de rapatrier du fret depuis l’orbite terrestre, une première dans le secteur spatial.

L’IA au cœur des débats stratégiques

Plusieurs intervenants ont souligné l’importance croissante de l’intelligence artificielle dans leur stratégie. Thibault Sottiaux, représentant OpenAI, a expliqué comment l’entreprise passe désormais d’une phase de recherche fondamentale à une logique de produits grand public. « Nous ne parlons plus seulement de modèles théoriques, mais d’outils concrets qui transforment le quotidien », a-t-il déclaré. De son côté, Matthieu Cassier (L’Oréal) a présenté des solutions d’IA permettant de personnaliser les routines beauté en fonction des besoins spécifiques de chaque utilisateur. « Notre objectif est de rendre l’expérience beauté plus intuitive et accessible », a-t-il précisé.

La défense et la sécurité, nouveaux terrains de jeu de l’IA

Le secteur militaire a été l’un des plus représentés, avec des innovations destinées à renforcer les capacités opérationnelles. Hadrien Canter (Alta Ares) a détaillé comment son entreprise utilise l’IA pour détecter et intercepter des drones, une menace croissante dans les conflits modernes. « Nos algorithmes analysent en temps réel les signaux émis par les drones et permettent une réponse immédiate », a-t-il expliqué. Mikaël Brossard (cortAIx) a, quant à lui, présenté des outils d’IA pour l’entraînement des soldats, « réduisant les coûts tout en améliorant l’efficacité des exercices ».

Côté aérospatial, Pierre Costes (ATMOS Space Cargo) a annoncé un projet ambitieux : récupérer du fret en orbite terrestre d’ici 2028. « Il s’agit de révolutionner la logistique spatiale en rendant le retour de matériel plus économique et écologique », a-t-il indiqué. Une avancée qui pourrait bouleverser les missions scientifiques et commerciales dans l’espace.

L’écosystème français et européen en question

L’édition 2026 de VivaTech a aussi mis en lumière les défis de l’écosystème tech européen. Alexandre Lebrun (AMI Labs) a défendu l’idée d’un « pari français » pour l’IA, avec une approche centrée sur la souveraineté technologique. « Nous devons réduire notre dépendance aux acteurs américains et chinois en développant nos propres solutions », a-t-il affirmé. Christophe Fouquet (ASML), leader européen des semi-conducteurs, a rappelé l’importance de ces composants pour l’industrie mondiale. « Sans semi-conducteurs performants, pas de révolution numérique possible », a-t-il souligné.

Et maintenant ?

La question qui se pose désormais est celle de la concrétisation des annonces faites durant VivaTech. Les acteurs industriels et institutionnels devront rapidement passer de la démonstration à l’application, sous peine de voir ces innovations rester au stade de promesses. Les prochains mois seront cruciaux pour mesurer l’impact réel de ces avancées, notamment dans les secteurs de la défense et de l’aérospatial, où les échéances sont souvent dictées par des impératifs géopolitiques ou économiques. Reste à savoir si l’Europe parviendra à transformer ces initiatives en succès industriels durables.

Cette 10e édition de VivaTech a confirmé que l’IA n’est plus une technologie d’avenir, mais bien un levier d’innovation présent dans tous les pans de l’économie. Les défis à relever restent nombreux : accessibilité, éthique, et souveraineté technologique. Autant dire que les prochaines années s’annoncent décisives pour les acteurs qui ont choisi de miser sur cette révolution.

Selon BFM Business, les secteurs les plus représentés étaient l’intelligence artificielle, la défense, la beauté et les technologies spatiales. L’IA a été le fil conducteur de nombreuses présentations, tandis que des domaines comme la logistique orbitale ou la sécurité des drones ont émergé comme des tendances fortes.