Le vice-président de YouTube, Cristos Goodrow, a déclaré lors d'un procès contre les réseaux sociaux que la plateforme ne voulait pas rendre ses utilisateurs « accros ». Cette déclaration a été faite lors d'une audition devant un tribunal civil de Los Angeles, le 23 février, dans le cadre d'un procès visant à déterminer la responsabilité des réseaux sociaux face à la dégradation de la santé mentale de jeunes utilisateurs américains.
Cristos Goodrow a représenté le géant américain de la vidéo en ligne, à la place de Neal Mohan, le patron de YouTube, qui devait initialement représenter la filiale d'Alphabet. Il a défendu son entreprise devant des jurés réunis pour déterminer si YouTube et Instagram sont en partie responsables des problèmes de santé mentale qu'a connus Kaley G. M., une Californienne de 20 ans.
Le contexte du procès
Kaley G. M. a commencé à regarder des vidéos sur YouTube dès l'âge de 6 ans et a développé, très tôt, une addiction à la plateforme. Ce cas est considéré comme un « ballon d'essai » dont l'issue constituera une jurisprudence pour des milliers d'autres procédures similaires en cours aux États-Unis.
Le procès vise à déterminer si les réseaux sociaux, en particulier YouTube et Instagram, sont responsables des problèmes de santé mentale de jeunes utilisateurs. Les avocats de Kaley G. M. ont présenté des documents internes de YouTube qui montrent que la plateforme visait à atteindre un milliard d'heures de contenus consommés quotidiennement.
La défense de YouTube
Cristos Goodrow a assuré que YouTube n'était pas conçu pour maximiser le temps passé à regarder des vidéos, mais pour offrir aux gens le plus de valeur possible. « Nous ne voulons pas que quiconque soit accro à quoi que ce soit », a-t-il déclaré. Il a également défendu les algorithmes de recommandations sur YouTube, qui suggèrent aux utilisateurs d'autres vidéos à regarder sur la plateforme.
Le vice-président de YouTube a souligné que la plateforme se veut un cas à part et ne devait pas être mise sur le même plan que d'autres réseaux sociaux. Il a expliqué que YouTube n'était pas initialement conçu pour se connecter à une communauté ou échanger des messages éphémères, contrairement à Facebook et à Snapchat.
Les documents internes de YouTube
Les avocats de Kaley G. M. ont présenté des documents internes de YouTube qui montrent que la plateforme visait à atteindre un milliard d'heures de contenus consommés quotidiennement. Cristos Goodrow a confirmé que cet objectif avait été atteint en 2017, mais a assuré que la plateforme ne visait pas à rendre ses utilisateurs accros.
Les documents internes ont également montré que YouTube avait mené des recherches sur les effets néfastes d'un temps excessif passé à regarder des vidéos. Cristos Goodrow a convenu que les enfants ne devraient pas sacrifier leur sommeil pour regarder des vidéos.
Les réactions attendues
Le procès contre les réseaux sociaux est en cours et les réactions des parties impliquées sont attendues. Les avocats de Kaley G. M. ont déclaré qu'ils allaient poursuivre leur action en justice pour obtenir justice pour leur cliente. Le géant américain de la vidéo en ligne a assuré qu'il allait continuer à défendre son entreprise et à promouvoir une utilisation responsable de la plateforme.
L'objectif du procès est de déterminer si les réseaux sociaux, en particulier YouTube et Instagram, sont responsables des problèmes de santé mentale de jeunes utilisateurs.
