Le 7 août 2026, l’histoire de The Journey of Humanity, la plus grande toile jamais peinte au monde, prend une tournure inattendue. Selon Le Figaro, cette œuvre de 1 500 mètres carrés, signée par l’artiste britannique Sacha Jafri et réalisée à Dubaï en 2021, avait été adjugée aux enchères pour la somme record de 62 millions de dollars en 2021. Le produit de cette vente devait être intégralement reversé à trois organisations caritatives internationales : l’Unicef, l’Unesco et la Global Gift Foundation. Pourtant, cinq ans plus tard, aucun versement n’a été effectué à ce jour.

Ce qu'il faut retenir

  • Une toile record : The Journey of Humanity, œuvre de 1 500 m² peinte à Dubaï en 2021 par Sacha Jafri, est la plus grande toile du monde jamais vendue aux enchères.
  • 62 millions de dollars : cette toile a été adjugée pour ce montant en 2021, avec la promesse que la totalité des fonds serait reversée à des associations caritatives.
  • Des associations lésées : ni l’Unicef, ni l’Unesco, ni la Global Gift Foundation n’ont reçu les fonds promis, selon Le Figaro.
  • Un acquéreur controversé : André Abdoune, un Franco-Algérien se présentant comme un « cryptomilliardaire autoproclamé », serait à l’origine de cette transaction.
  • Un musée en construction : Abdoune affirme vouloir construire un musée à Dubaï pour abriter la toile, mais l’œuvre serait toujours en possession de l’artiste Sacha Jafri.

L’acquéreur, André Abdoune, est décrit par le London Times comme un « cryptomilliardaire français-algérien autoproclamé ». Ce dernier n’a à ce jour versé qu’une partie des 62 millions promis, bien que le contrat de vente stipulait explicitement que l’intégralité des fonds devait revenir aux trois associations. Dans une déclaration rapportée par Le Figaro, Abdoune a assuré que l’œuvre était « en sécurité et correctement entreposée ». Il a également évoqué un projet de musée à Dubaï, censé accueillir à la fois la toile et les fonds non encore distribués. Pourtant, ni les responsables des associations bénéficiaires ni les autorités judiciaires n’ont pu confirmer l’existence de ces versements partiels ou de ce projet immobilier.

Contacté par Le Figaro, Sacha Jafri a confirmé détenir toujours l’œuvre. « La toile est entre mes mains, correctement conservée », a-t-il déclaré. L’artiste n’a pas souhaité s’étendre davantage sur les modalités de la vente initiale ni sur les démarches engagées pour obtenir le paiement des fonds promis. De leur côté, les trois associations caritatives concernées n’ont pas encore réagi publiquement à cette situation. L’Unicef, l’Unesco et la Global Gift Foundation n’ont pas communiqué sur d’éventuelles actions en justice ou des négociations en cours.

Les raisons de ce retard de paiement restent floues. Plusieurs hypothèses circulent. Selon des sources proches du dossier, des désaccords entre Abdoune et les intermédiaires de la vente auraient pu retarder le transfert des fonds. D’autres évoquent des difficultés financières du milliardaire autoproclamé, dont la fortune n’a jamais été officiellement vérifiée. Le Figaro souligne que les promesses de versement faites lors de la vente aux enchères en 2021 étaient assorties de garanties contractuelles, dont la violation pourrait ouvrir la voie à des poursuites judiciaires.

Si la situation venait à se dénouer par un recours en justice, les associations pourraient exiger non seulement le versement intégral des 62 millions de dollars, mais aussi des dommages et intérêts. Une procédure judiciaire pourrait être engagée dans les prochains mois, bien que ni l’acquéreur ni les associations n’aient encore officialisé une telle démarche. Pour l’heure, les fonds promis aux enfants du monde entier restent en suspens, tout comme la destination finale de The Journey of Humanity.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient être déterminantes. Si aucune solution n’est trouvée d’ici la fin de l’été 2026, les associations caritatives pourraient saisir la justice pour faire valoir leurs droits. Un recours devant un tribunal international, notamment à Dubaï ou en France où Abdoune possède des attaches, n’est pas à exclure. Par ailleurs, la question de la conservation de la toile reste entière : son propriétaire légal, Sacha Jafri, devra probablement clarifier son statut juridique avant que l’œuvre ne puisse être exposée ou vendue à nouveau.

Cette affaire soulève une question plus large : celle de la fiabilité des promesses dans le marché de l’art contemporain, où les sommes en jeu peuvent atteindre des dizaines de millions. Les contrats de vente devront-ils désormais inclure des clauses de vérification financière pour les acquéreurs ? Les associations caritatives exigeront-elles des garanties supplémentaires avant d’accepter des dons conditionnels ? Autant de questions qui pourraient redéfinir les pratiques dans ce secteur.

Les trois organisations désignées pour recevoir les fonds étaient l’Unicef, l’Unesco et la Global Gift Foundation, selon les termes de la vente aux enchères de 2021 rapportés par Le Figaro.

À ce jour, aucune preuve publique ne confirme le versement intégral ou même partiel des 62 millions de dollars promis. Les associations concernées n’ont reçu aucun fonds, et les déclarations d’Abdoune sur la construction d’un musée à Dubaï n’ont pas été vérifiées.