Comme chaque année depuis 1945, la France a célébré ce jeudi 18 juin 2026 l’anniversaire de l’Appel lancé en 1940 par le général de Gaulle depuis Londres, marquant le refus de la défaite face à l’Allemagne nazie. Selon BFM - Politique, les commémorations se sont déroulées au Mont-Valérien, haut lieu symbolique de la Résistance et de la répression nazie, en présence du président de la République, Emmanuel Macron.

Ce qu'il faut retenir

  • Emmanuel Macron a passé en revue les troupes lors d’une cérémonie solennelle au Mont-Valérien, lieu emblématique où 1 018 résistants et otages furent fusillés entre 1941 et 1944.
  • Le texte de l’Appel du 18 juin 1940 a été lu à haute voix, réaffirmant que « la flamme de la Résistance française ne s’éteindra pas ».
  • La cérémonie s’est conclue par l’exécution de La Marseillaise et du Chant des partisans, hymnes de la Libération.
  • Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a réaffirmé sa volonté de se soumettre à un « test anti-drogues » « pour une question d’exemplarité ».

Une cérémonie sous haute solennité au Mont-Valérien

Sur le site historique du Mont-Valérien, dans les Hauts-de-Seine, Emmanuel Macron a rendu hommage aux résistants en assistant à une revue militaire. Le président a salué la mémoire de ceux qui, il y a 86 ans, refusèrent l’occupation allemande et appelèrent à la poursuite du combat. Selon BFM - Politique, la cérémonie a débuté par une lecture solennelle de l’Appel du 18 juin, ponctuée par des dépôts de gerbes et une minute de silence. Le choix du Mont-Valérien n’est pas anodin : ce lieu, devenu mémorial national, symbolise à lui seul l’engagement et le sacrifice des résistants et des otages fusillés par les nazis.

Autour du chef de l’État, une délégation d’anciens combattants, de représentants des associations de mémoire et des autorités civiles et militaires ont assisté à la commémoration. Le cortège présidentiel a ensuite effectué une revue des troupes, composée notamment de militaires de la Garde républicaine et de l’armée de Terre. Une attention particulière a été portée à la présence des jeunes générations, invitées à porter la mémoire de cette page fondatrice de l’histoire nationale.

L’Appel du 18 juin et la flamme de la Résistance

Comme le rapporte BFM - Politique, le texte fondateur de 1940 a été lu devant l’assistance, rappelant les mots du général de Gaulle : « La flamme de la Résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ! ». Cette phrase, devenue mythique, incarne l’espoir d’une France libre et unie dans la lutte contre l’oppresseur. La lecture du texte a été suivie de l’interprétation du Chant des partisans, symbole de la lutte armée et de la clandestinité, avant que La Marseillaise ne retentisse, concluant la cérémonie sur une note patriotique.

Cette année, la commémoration a pris une dimension particulière, alors que les derniers témoins directs de la Seconde Guerre mondiale disparaissent. Pour les organisateurs, l’enjeu était double : honorer leur mémoire tout en transmettant aux jeunes générations les valeurs de courage, de sacrifice et de liberté qui sous-tendent cet héritage.

Les déclarations de Maud Bregeon sur l’exemplarité

Lors de cette journée, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a fait plusieurs déclarations marquantes. Interrogée sur son engagement personnel, elle a confirmé qu’elle se soumettrait à un « test anti-drogues » « pour une question d’exemplarité ». « C’est une démarche de transparence et de cohérence », a-t-elle précisé. Dans une vidéo diffusée par BFM - Politique, elle a réaffirmé que cette initiative s’inscrivait dans une volonté de montrer l’exemple, alors que la lutte contre les addictions et la prévention des conduites à risque restent des priorités pour le gouvernement.

Maud Bregeon a également réagi aux propos tenus la veille par Bally Bagayoko, ancien député, qui avait estimé que siffler La Marseillaise pouvait être considéré comme « un droit à la réplique populaire ». « Cela en dit long sur leur rapport à la République », a-t-elle rétorqué, soulignant que l’hymne national incarne les valeurs de la France et ne saurait être utilisé comme un outil de division. Ces déclarations interviennent alors que le débat sur le respect des symboles républicains reste vif dans le pays.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de cette commémoration consisteront à renforcer les actions pédagogiques en direction des jeunes, afin de perpétuer la mémoire de la Résistance. Un comité de pilotage, associant historiens, enseignants et associations, doit se réunir d’ici la fin de l’année pour définir un plan d’action. Par ailleurs, la question de l’exemplarité des responsables politiques, soulevée par les propos de Maud Bregeon, pourrait donner lieu à de nouvelles initiatives législatives, notamment sur les tests de dépistage pour les personnalités publiques.

Le 18 juin reste un marqueur fort de l’identité républicaine. Alors que le nombre de témoins directs diminue, la transmission de cette mémoire dépend désormais des institutions, des médias et de l’école. Reste à voir comment les générations futures s’empareront de cet héritage pour construire leur propre rapport à la liberté et à la résistance, sous toutes ses formes.

Le Mont-Valérien, situé à Suresnes, est devenu un symbole de la Résistance et de la répression nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre 1941 et 1944, près de 1 018 résistants et otages y ont été fusillés. Ce lieu, transformé en mémorial national en 1960, incarne à lui seul l’engagement et le sacrifice de ceux qui ont lutté contre l’occupation allemande.