« La joie et la fierté doivent rejaillir sur Saint-Étienne », a lancé Régis Juanico, élu maire socialiste de la ville en mars dernier, alors que s’ouvre aujourd’hui le procès en appel de Gaël Perdriau, son prédécesseur de droite condamné dans le cadre de « l’affaire de la sextape ». Selon Libération, cette procédure judiciaire, qui a profondément marqué l’image de la préfecture de la Loire, sert de toile de fond à une volonté affichée de restaurer l’attractivité et la cohésion de la ville.
D’après les informations rapportées par Libération, Régis Juanico, ancien député et figure du Parti socialiste, a pris ses fonctions avec l’ambition de redonner à Saint-Étienne une image apaisée, après des années de scandales politiques et de tensions internes. « Nous voulons incarner une nouvelle dynamique, fondée sur la transparence et le rassemblement », a-t-il expliqué lors de son discours d’investiture, le 10 mai dernier. La démarche s’inscrit dans un contexte où la ville, souvent perçue comme un laboratoire des luttes sociales, cherche à se réinventer économiquement et culturellement.
Ce qu'il faut retenir
- Le procès en appel de Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Étienne, s’ouvre aujourd’hui 8 juin 2026, selon Libération.
- Régis Juanico, élu maire socialiste en mars 2026, souhaite restaurer l’image de la ville après des années de scandales politiques.
- L’affaire de la « sextape », qui a conduit à la condamnation de Gaël Perdriau, a profondément affecté la réputation de Saint-Étienne.
- La nouvelle majorité municipale mise sur la transparence et le rassemblement pour redynamiser la ville.
- Saint-Étienne, préfecture de la Loire, cherche à se réinventer économiquement et culturellement sous l’impulsion de sa nouvelle équipe.
Un héritage politique lourd à porter
Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne de 2014 à 2020, a été condamné en première instance pour avoir diffusé une vidéo intime d’un de ses collaborateurs, un scandale qui a éclaté en 2020 et a profondément ébranlé la confiance des Stéphanois dans leurs institutions. Le procès en appel, qui s’ouvre ce lundi 8 juin 2026, s’annonce comme un moment clé pour clore ce chapitre, selon ce qu’indique Libération. La ville, souvent présentée comme un symbole des luttes sociales en France, doit désormais composer avec cette image ternie par les affaires judiciaires.
Régis Juanico, qui a succédé à une coalition de gauche après des années de domination de la droite, a hérité d’une situation complexe. « Nous ne pouvons pas ignorer ce passé, mais nous devons tourner la page pour construire l’avenir », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec Libération en mai dernier. Son élection en mars 2026 marque un tournant politique, avec une volonté affichée de restaurer la crédibilité des institutions locales.
Une stratégie municipale centrée sur la transparence
Pour y parvenir, la nouvelle équipe municipale mise sur une communication ouverte et des projets concrets. Régis Juanico a annoncé la création d’un « conseil citoyen de transparence », chargé de veiller à l’éthique des élus et des agents municipaux. « La confiance se rebuild pas par des déclarations, mais par des actes », a-t-il souligné. Ce dispositif, qui devrait être mis en place d’ici la fin de l’été 2026, s’ajoute à d’autres initiatives, comme la publication systématique des agendas des élus ou la mise en place d’un registre public des cadeaux reçus par les responsables politiques.
Côté économique, la ville mise sur des secteurs porteurs comme la santé, l’éducation et les technologies vertes. « Nous voulons faire de Saint-Étienne une ville où il fait bon vivre, où l’innovation sociale et environnementale est au cœur des priorités », a expliqué le maire. Des partenariats avec des acteurs locaux et nationaux sont en cours pour concrétiser ces ambitions, même si les résultats ne seront visibles qu’à moyen terme.
Par ailleurs, la ville attend avec impatience les conclusions du procès, qui pourraient apporter une forme de conclusion judiciaire à une affaire qui a marqué plus de six années de vie politique locale. Pour Régis Juanico, l’enjeu est double : redonner une image positive à Saint-Étienne tout en consolidant sa propre légitimité auprès des Stéphanois.
La nouvelle équipe mise sur le développement des secteurs de la santé, de l’éducation et des technologies vertes. Plusieurs partenariats avec des acteurs locaux et nationaux sont en cours de finalisation, notamment dans le domaine de la rénovation urbaine et des énergies renouvelables. Un plan détaillé doit être présenté lors du conseil municipal de septembre 2026.