La récente signature de l’accord de paix entre l’Iran et les États-Unis, conclu sans la participation d’Israël ni du Liban, suscite des inquiétudes majeures au sein de la communauté internationale. Selon Euronews FR, l’ancien général américain Ben Hodges a mis en garde contre une détérioration de la situation, estimant qu’elle est désormais « bien pire » qu’il y a quatre mois. Dans une déclaration rapportée ce 18 juin 2026, il a souligné que l’exclusion d’Israël et du Hezbollah de cet accord pourrait relancer les tensions militaires dans la région.

L’accord, négocié sous l’égide des États-Unis, vise à instaurer une trêve durable entre l’Iran et ses adversaires régionaux. Pourtant, son champ d’application limité laisse planer des incertitudes sur sa viabilité à long terme. Hodges, qui a dirigé les forces américaines en Europe, a rappelé que l’absence d’Israël et du Liban dans les discussions affaiblit considérablement les chances de stabilité. « Le risque que Israël et le Hezbollah reprennent les combats est très élevé », a-t-il affirmé, mettant en lumière les failles structurelles de l’accord.

Ce qu'il faut retenir

  • L’ancien général américain Ben Hodges juge la situation « bien pire » qu’en février 2026, selon Euronews FR.
  • L’accord Iran-États-Unis exclut Israël et le Liban, deux acteurs clés de la région.
  • Ben Hodges craint une reprise des combats entre Israël et le Hezbollah en raison de cette exclusion.
  • L’accord a été signé sous l’égide des États-Unis, mais son périmètre géographique reste controversé.
  • La déclaration de Hodges intervient alors que les tensions régionales persistent malgré les négociations.

Un accord incomplet qui fragilise la stabilité régionale

L’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis, annoncé en mars 2026, avait pour objectif de désamorcer les conflits latents au Proche-Orient. Pourtant, son champ d’application a été immédiatement critiqué pour son manque d’inclusivité. D’après les observateurs, le fait d’écarter Israël et le Liban — deux pays directement concernés par les tensions avec l’Iran — réduit considérablement sa portée. Comme le rapporte Euronews FR, Ben Hodges a pointé du doigt cette lacune majeure, soulignant que « sans une participation active de toutes les parties prenantes, l’accord ne peut prétendre à une stabilité durable ».

Les négociations, menées sous l’égide du département d’État américain, ont buté sur la question de la reconnaissance d’Israël par l’Iran, un sujet hautement sensible. Le Hezbollah, mouvement armé soutenu par Téhéran, reste un acteur incontournable au Liban, où les tensions avec Israël sont récurrentes. Pour Hodges, « l’absence de ces deux pays dans le processus de paix équivaut à signer un chèque en blanc à des groupes armés comme le Hezbollah, qui pourraient décider de reprendre les hostilités à tout moment ».

Les déclarations de Ben Hodges révèlent les failles de la diplomatie américaine

Ben Hodges, aujourd’hui analyste indépendant, a longtemps été une figure respectée au sein de l’armée américaine. Ses prises de position récentes illustrent les divisions au sein de la classe politique et militaire des États-Unis sur la gestion des conflits au Moyen-Orient. Dans une interview diffusée ce 18 juin, il a critiqué la stratégie de Washington, estimant que « l’administration actuelle a sous-estimé l’influence du Hezbollah et de ses alliés sur le terrain ».

Selon lui, les États-Unis auraient dû imposer une inclusion plus large des acteurs régionaux, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dont les relations avec l’Iran restent tendues. « Un accord de paix qui ne concerne que deux parties ne peut pas fonctionner », a-t-il ajouté, soulignant que les dynamiques géopolitiques au Proche-Orient exigent une approche multilatérale. Ces propos s’ajoutent aux critiques déjà formulées par plusieurs analystes, qui estiment que l’administration américaine a privilégié la rapidité des négociations au détriment de leur solidité.

« Le risque que Israël et le Hezbollah reprennent les combats est très élevé. »
Ben Hodges, ancien général américain

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la viabilité de cet accord. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue pour le 25 juin 2026, pourrait permettre d’élargir le cadre des discussions. Parallèlement, les États-Unis devraient annoncer des mesures de soutien économique à l’Iran, une incitation pour encourager Téhéran à respecter ses engagements. Reste à voir si ces initiatives suffiront à convaincre Israël et le Hezbollah de suspendre leurs actions militaires. Les prochains mois diront si l’accord de mars 2026 n’était qu’un feu de paille ou le début d’une véritable détente.

L’escalade des tensions entre Israël et le Hezbollah, combinée à l’exclusion du Liban de l’accord, laisse peu de place à l’optimisme. Les déclarations de Ben Hodges, aussi alarmistes soient-elles, rappellent une réalité souvent ignorée : au Proche-Orient, la paix se construit autant par la diplomatie que par la force. La question n’est plus seulement de savoir si l’accord tiendra, mais bien si les parties prenantes sauront éviter un nouveau cycle de violence.