Plusieurs centaines d’agents des principales agences publiques alertent sur les risques de démantèlement de leurs structures. Selon Reporterre, un rassemblement est organisé aujourd’hui même, mardi 23 juin à 13h30, devant la station de métro Invalides à Paris, près de l’Assemblée nationale. Cette mobilisation, soutenue par plusieurs syndicats, réunira des représentants de l’Ademe, de Santé publique France, des CAUE (Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement), ainsi que d’autres opérateurs et établissements publics de l’État.

Ce qu'il faut retenir

  • Un rassemblement est prévu mardi 23 juin à 13h30 devant la station de métro Invalides, près de l’Assemblée nationale à Paris
  • La mobilisation concerne des agents de l’Ademe, de Santé publique France et des CAUE, entre autres
  • Cette action est soutenue par plusieurs syndicats représentatifs des agents publics
  • Les participants dénoncent les risques de démantèlement de leurs agences par l’État
  • Le collectif appelle à ne « pas laisser l’État agir sans résistance »

Un mouvement fédérateur pour défendre les agences publiques

Le collectif à l’origine de cette initiative rassemble des agents issus de structures aussi variées que l’Ademe — chargée de la transition écologique — ou Santé publique France, en charge de la veille sanitaire. D’après Reporterre, les CAUE, conseils locaux dédiés à l’aménagement durable des territoires, sont également concernés, tout comme d’autres opérateurs publics dont les missions couvrent des champs aussi divers que l’énergie, la santé ou l’urbanisme.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où plusieurs rapports gouvernementaux ont évoqué la nécessité de « rationaliser » les dépenses publiques, suscitant l’inquiétude des agents. « On ne peut pas laisser l’État démanteler ses agences sans réagir », a déclaré un porte-parole du collectif, cité par Reporterre. L’objectif affiché est clair : faire entendre la voix des agents directement impactés par ces réformes.

Des syndicats unis pour porter la contestation

Plusieurs organisations syndicales ont apporté leur soutien à cette initiative. Parmi elles figurent des syndicats représentatifs des secteurs public et parapublic, dont certains sont traditionnellement en première ligne sur les questions de conditions de travail et de préservation des missions de service public. Leur engagement vise à amplifier la portée du mouvement et à attirer l’attention des médias et des décideurs politiques.

Le rassemblement de demain s’inscrit dans une dynamique plus large de contestation des réformes administratives. En 2025 déjà, plusieurs mobilisations avaient été organisées pour protester contre la suppression de postes ou la fusion d’agences. Cette fois, le collectif met en avant la nécessité de préserver l’indépendance et l’efficacité de structures souvent méconnues du grand public mais essentielles à la mise en œuvre des politiques publiques.

Et maintenant ?

La mobilisation de ce 23 juin pourrait marquer le début d’une série d’actions si l’État ne répond pas aux revendications des agents. Les organisateurs ont d’ores et déjà annoncé leur intention de maintenir la pression, notamment si des annonces concrètes concernant la restructuration de ces agences venaient à être dévoilées dans les semaines à venir. Une pétition nationale est également en cours de collecte pour renforcer la légitimité du mouvement.

Les prochaines semaines seront donc décisives. Les participants au rassemblement espèrent obtenir un dialogue avec les représentants politiques, afin d’évoquer les alternatives aux suppressions de postes et aux fusions envisagées. Autant dire que l’enjeu dépasse le simple cadre de ces agences : il s’agit de l’avenir même de l’action publique en France.

Les principales agences concernées incluent l’Ademe (transition écologique), Santé publique France (veille sanitaire), ainsi que les CAUE (Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement), selon les informations rapportées par Reporterre.