Selon nos confrères de Capital, des millions de retraités affiliés à l’Agirc-Arrco pourraient constater une baisse de leur pension en mars. Cette baisse est liée à la mise à jour de la contribution sociale généralisée (CSG) appliquée aux pensions. Chaque année, le montant des prélèvements sociaux sur les retraites est ajusté en fonction du revenu fiscal de référence (RFR), indiqué sur l’avis d’impôt.

En 2024, toutes les pensions de retraite avaient été revalorisées de 5,3%, ce qui a mécaniquement fait grimper le RFR de millions de foyers. Dans le même temps, les seuils de la CSG n’ont augmenté que de 1,8%, poussant de nombreux retraités à franchir un palier de prélèvement sans réel gain de pouvoir d’achat. Certains ont ainsi changé de tranche et se retrouvent désormais soumis à des prélèvements sociaux plus élevés, pouvant atteindre jusqu’à 9,1% du montant brut de leur pension.

Ce qu'il faut retenir

  • 14 millions de retraités pourraient constater une diminution de leur pension complémentaire Agirc-Arrco en mars.
  • La baisse est liée à la mise à jour de la contribution sociale généralisée (CSG) appliquée aux pensions.
  • Le montant des prélèvements sociaux sur les retraites est ajusté en fonction du revenu fiscal de référence (RFR), indiqué sur l’avis d’impôt.
  • Les seuils de la CSG n’ont augmenté que de 1,8% en 2024, alors que les pensions de retraite avaient été revalorisées de 5,3%.

Les raisons de la baisse

Un changement important intervient également en 2026 : les données fiscales sont désormais transmises directement à l’Agirc-Arrco par l’administration fiscale (DGFiP), sans passer par la CNAV. Ce nouveau circuit permet d’appliquer le taux actualisé de CSG dès le mois de janvier pour la plupart des retraités. Cependant, pour les retraités dont la situation fiscale a été actualisée plus tardivement, l’ajustement ne sera visible qu’en mars.

Et il ne concernera pas seulement le mois en cours : un rattrapage portant sur janvier et février sera également appliqué. Ce cumul en une seule échéance peut entraîner une baisse nettement plus marquée du versement. A titre d’exemple, une personne seule percevant 1 500 euros de pension mensuelle pourrait subir un prélèvement supplémentaire d’environ 46 euros en mars. Avec la régularisation des deux premiers mois de l’année, la retenue totale pourrait approcher 140 euros.

Les conséquences pour les retraités

Cette diminution intervient dans un contexte tendu, puisque les pensions complémentaires Agirc-Arrco sont gelées en 2026 après l’échec des discussions entre partenaires sociaux. Une nouvelle réunion est prévue en mars et les organisations syndicales n’excluent pas un recours en justice en l’absence d’accord.

Et maintenant ?

Les retraités devront attendre la fin du mois de mars pour connaître l’impact exact de la baisse sur leur pension. Les organisations syndicales ont annoncé qu’elles allaient suivre de près la situation et prendre des mesures si nécessaire pour défendre les droits des retraités. Il est important de noter que les pensions complémentaires Agirc-Arrco sont gelées en 2026, ce qui signifie que les retraités ne pourront pas bénéficier d’une revalorisation de leur pension cette année.

Les prochaines semaines seront donc cruciales pour les retraités, qui devront surveiller de près l’évolution de la situation. Il est également important de rappeler que les retraités ont le droit de contester la baisse de leur pension si ils estiment que celle-ci est injustifiée. Il est donc recommandé aux retraités de se renseigner sur leurs droits et sur les procédures à suivre pour contester la baisse de leur pension.

En conclusion, la baisse de la pension complémentaire Agirc-Arrco en mars pourrait avoir des conséquences importantes pour les retraités. Il est donc essentiel que les retraités soient informés de leurs droits et des procédures à suivre pour contester la baisse de leur pension. Les prochaines semaines seront cruciales pour les retraités, qui devront surveiller de près l’évolution de la situation.