Alors que le marché des montres connectées d’entrée de gamme se densifie, Amazfit frappe fort avec la Bip Max, une smartwatch au format XXL commercialisée sous la barre des 100 euros. Selon Frandroid, ce modèle se distingue par un écran AMOLED de 2,07 pouces, une autonomie annoncée de 20 jours et des fonctionnalités généralement réservées à des appareils bien plus onéreux. Un pari audacieux qui mérite d’être décortiqué.

Ce qu’il faut retenir

  • Un écran AMOLED de 2,07 pouces (432 x 514 pixels) offrant une densité de 324 ppp, avec une luminosité maximale de 3 000 cd/m² pour une lisibilité optimale en extérieur, selon Frandroid.
  • Une autonomie de 20 jours en usage standard, confirmée par un test mené dans des conditions exigeantes (mode Always-On, suivi cardiaque et SpO₂ activés), avec une batterie de 550 mAh.
  • Un GPS précis, rivalisant avec des références comme l’Apple Watch Series 9 lors de tests comparatifs sur plus de 15 km de parcours, en terrain dégagé comme en milieu urbain.
  • Un capteur cardiaque optique fiable, avec une marge d’erreur moyenne de seulement 0,77 % par rapport à une ceinture thoracique Polar H10, malgré un léger retard lors des accélérations brutales.
  • Un prix de 99,90 €, incluant des fonctionnalités rares à ce tarif : cartographie hors ligne, suivi du sommeil détaillé, et compatibilité avec les notifications smartphone.
  • Un design imposant (42,76 x 49,58 mm) qui conviendra davantage aux grands poignets, avec un bracelet en silicone critiqué pour sa chaleur et son système d’attache peu pratique.

Un design XXL taillé pour les grands poignets

La Bip Max rompt avec les codes des montres connectées compactes en adoptant un boîtier rectangulaire de 42,76 mm x 49,58 mm, pour une épaisseur de 10,93 mm (13,24 mm avec le capteur cardiaque). Selon Frandroid, ce gabarit pèse 52,6 g avec la sangle, ce qui la rend plus imposante que les modèles Amazfit Bip 6 ou T-Rex 3. Dans notre cas, elle était déjà limite sur un poignet de taille moyenne, rendant son port quotidien moins confortable qu’une smartwatch plus compacte.

Côté matériaux, le cadre en aluminium et la base en plastique offrent un rendu soigné, malgré une différence de texture peu visible. La montre intègre un haut-parleur et un microphone pour gérer les appels directement depuis le poignet, une fonctionnalité désormais courante sur ce segment.

Des fonctionnalités santé et sport ambitieuses pour son prix

La Bip Max se positionne comme une alliée pour les sportifs, avec un GPS simple bande compatible avec cinq constellations de satellites. Contre toute attente, ses performances de géolocalisation ont surpris les testeurs de Frandroid, rivalisant avec une Apple Watch Series 9 lors d’un test comparatif sur 15,5 km de parcours. En terrain dégagé, l’écart n’était que de 20 mètres sur un trajet de 6,65 km, tandis qu’en milieu urbain dense (autour de Notre-Dame de Paris), la montre conservait une trajectoire crédible avec un décalage de seulement 80 mètres sur 5,01 km.

Côté santé, elle embarque un capteur cardiaque optique BioTracker, un SpO₂ pour mesurer la saturation en oxygène du sang, et un suivi du stress basé sur la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). Le sommeil est également analysé en détail, avec une répartition des phases (léger, profond, paradoxal) et un score de qualité accessible depuis la montre ou l’application Zepp. Notons l’absence d’électrocardiogramme (ECG), une fonction encore rare chez Amazfit en Europe.

Une expérience logicielle fluide et un suivi sportif complet

La Bip Max fonctionne sous Zepp OS, le système d’exploitation maison d’Amazfit, salué pour sa clarté et son ergonomie. L’interface propose quatre gestes tactiles principaux pour accéder rapidement aux fonctions clés : un glissement à droite pour les modes sportifs, à gauche pour le menu principal, vers le bas pour les réglages rapides (mode sommeil, batterie), et vers le haut pour la météo ou le contrôle musical. Deux boutons physiques (blanc et rouge) complètent la navigation.

L’application Zepp, disponible sur Android et iOS, centralise les données de la montre et propose des fonctionnalités avancées comme un programme d’entraînement personnalisé généré par un chatbot, ou un score HybridCharge (0 à 100) évaluant l’énergie globale de l’utilisateur. La synchronisation avec Strava est également simplifiée, avec un délai de 30 secondes à 1 minute pour l’export des activités.

Autonomie record et recharge longue

Avec une batterie de 550 mAh, Amazfit promet une autonomie de 20 jours en usage standard, 10 jours en mode intensif, et 7 jours avec le mode Always-On Display activé. Frandroid a confirmé ces chiffres lors d’un test en conditions réelles (suivi cardiaque et SpO₂ permanents), où la montre a tenu 7 jours et 8 heures avant de nécessiter une recharge. Un score qui surpasse largement les montres sous Wear OS ou les Apple Watch, dont l’autonomie reste le point faible.

La recharge, effectuée via un socle propriétaire et un câble USB-C, prend un peu plus de 2 heures pour atteindre 100 %. Un inconvénient mineur face à la longévité de la batterie, même si le système de charge pourrait être plus pratique.

Points faibles : un bracelet perfectible et des limites techniques

Malgré ses atouts, la Bip Max présente quelques défauts notables. Le bracelet en silicone, s’il est confortable, retient la chaleur et peut devenir désagréable par temps chaud. Son système d’attache, jugé « laborieux » par Frandroid, rend les changements de sangle peu fréquents. Par ailleurs, l’absence de puce NFC exclut les paiements sans contact, et le Wi-Fi n’est pas supporté, limitant la réception des notifications à une connexion Bluetooth 5.3 avec le smartphone.

Côté suivi sportif, le capteur cardiaque optique, bien que globalement précis, accuse un retard de plusieurs battements par minute lors des accélérations brutales. Ce défaut s’estompe après quelques minutes d’effort, mais il reste présent lors des séances fractionnées. Enfin, l’interface pourrait gagner en fluidité, avec quelques ralentissements occasionnels signalés par Frandroid.

Et maintenant ?

La Bip Max s’impose comme l’une des montres connectées les plus abouties sous la barre des 100 €, avec un rapport qualité-prix difficile à battre. Pour les consommateurs cherchant une alternative aux modèles Apple ou Samsung sans se ruiner, cette smartwatch pourrait bien devenir une référence en 2026. Reste à voir si Amazfit parviendra à corriger ses petits défauts (bracelet, capteur cardiaque) sur les prochaines versions, ou si les concurrents comme Huawei ou Decathlon réagiront avec des offres similaires.

Disponible en trois coloris (Silver, Dark Blue, Carbon Gray) au prix de 99,90 €, la Bip Max est déjà commercialisée sur la boutique officielle d’Amazfit. Une alternative à surveiller pour les sportifs et les utilisateurs soucieux de leur santé, à condition d’accepter son format XXL et ses quelques compromis techniques.

Oui, la Bip Max est certifiée 5 ATM, ce qui lui permet d’être portée sous la douche ou lors d’une séance de natation en surface. En revanche, elle n’est pas conçue pour la plongée sous-marine ou des sports nautiques intenses comme le ski nautique, selon Frandroid.

Non, la Bip Max permet de lire les notifications (SMS, appels, etc.) directement sur l’écran, mais elle ne dispose pas de clavier virtuel pour y répondre. La gestion des messages se fait donc uniquement depuis le smartphone associé.