Après sa libération d'une prison biélorusse, Andrzej Poczobut reste en Pologne, mais annonce vouloir retourner au Bélarus, selon Euronews FR. Dans une interview accordée à Euronews, il souligne le rôle de l'UE dans sa libération. Andrzej Poczobut s'est retrouvé en Pologne après avoir quitté la prison biélorusse, mais il ne considère pas cela comme le début de sa vie en exil.

Les offres précédentes qui lui ont été faites par les autorités bélarusses n'ont jamais signifié qu'une chose : partir sans droit de retour. « Il s'agissait d'un billet unique, c'est-à-dire que j'étais censé quitter le Bélarus sans avoir le droit d'y revenir », explique-t-il. Cette fois, la situation était censée être différente. Andrzej Poczobut affirme qu'au cours des négociations, la possibilité de quitter le pays et d'y revenir ensuite légalement est apparue.

Ce qu'il faut retenir

  • Andrzej Poczobut a été libéré après 5 années de détention au Bélarus.
  • Il annonce son intention de retourner au Bélarus.
  • Les autorités bélarusses lui ont assuré qu'il pourrait quitter le pays et y revenir légalement.
  • Andrzej Poczobut est un militant de l'Union des Polonais du Bélarus.
  • Il a été emprisonné par le régime d'Alexandre Loukachenko.

La situation au Bélarus

Andrzej Poczobut profite de son séjour en Pologne pour évoquer la situation de la minorité polonaise de l'autre côté de la frontière orientale. Selon lui, le Bélarus risque de devenir un véritable État totalitaire. L'Union des Polonais du Bélarus est la seule structure représentant les intérêts de la minorité polonaise dans le pays dirigé par Loukachenko.

« La situation des Polonais au Bélarus n'est pas facile, mais j'espère qu'il y a des raisons d'être optimiste », déclare-t-il. Andrzej Poczobut souligne que l'Union n'est pas une organisation d'opposition, mais ses activités sont axées sur l'éducation, la culture et la protection des droits des Polonais vivant au Bélarus.

Les prochaines étapes

Andrzej Poczobut a annoncé son intention de retourner à Grodno la semaine dernière. Lorsqu'on lui demande s'il craint de partager le sort de l'opposant russe Alexeï Navalny, il répond que sa situation est différente. « N'oubliez pas que Navalny avait une affaire criminelle et qu'il se rendait à Grodno dans le cadre d'une affaire criminelle. Je suis resté, bien que je n'aie pas demandé de grâce à Loukachenko. Je n'ai pas reconnu ma culpabilité. J'ai été gracié par Alexandre Loukachenko », déclare-t-il.

Et maintenant ?

Andrzej Poczobut ne cache pas sa gratitude envers les pays occidentaux et les institutions européennes pour le soutien qu'ils lui apportent depuis de nombreuses années. Le prix Sakharov décerné par le Parlement européen revêt pour lui une importance particulière. Il souhaite se rendre au Parlement européen afin d'exprimer sa gratitude pour avoir contribué à la libération et à la remise du prix Sakharov pour son travail en faveur des droits de l'homme.

Andrzej Poczobut ne se forge pas une image de héros. Il évite les grands mots et insiste sur le fait qu'il est un homme ordinaire qui s'est retrouvé dans une situation extrême. « Contrairement à ce qui est écrit dans la presse, je ne me considère pas comme un héros. Je ne me considère même pas comme étant meilleur, plus courageux ou plus fort », dit-il.