À Bartrès, petite commune des Hautes-Pyrénées, le restaurant Au bon accueil traverse une période difficile depuis plusieurs mois. Selon Ouest France, le couple de gérants, Fabien Gorbelet et Céline Roig, fait face à une chute significative de sa clientèle et à des difficultés financières accrues depuis décembre 2023. Une situation qui les a conduits à revoir leur stratégie commerciale début avril, dans l’espoir d’éviter une issue fatale pour leur établissement.
Ce qu'il faut retenir
- Le restaurant Au bon accueil à Bartrès (Hautes-Pyrénées) subit une baisse de fréquentation depuis décembre 2023.
- Les dirigeants, Fabien Gorbelet et Céline Roig, ont identifié des erreurs dans leur politique tarifaire passée.
- Une nouvelle stratégie a été mise en place début avril 2026 pour tenter de sauver l’établissement.
- Le couple craint désormais une faillite et une expulsion de leur logement lié au restaurant.
Une accumulation de difficultés depuis fin 2023
L’établissement, situé à Bartrès, dans les Hautes-Pyrénées, subit depuis plus de deux ans les conséquences d’une baisse progressive de sa clientèle. Comme le rapporte Ouest France, le restaurant a vu son affluence diminuer de manière constante depuis décembre 2023. Cette tendance s’est accompagnée d’une prise de conscience douloureuse pour Fabien Gorbelet et Céline Roig : leurs prix avaient été mal calibrés, rendant l’activité non rentable sur le long terme. Une erreur stratégique qui a pesé sur les finances du couple, propriétaire à la fois du fonds de commerce et de leur logement, situé à l’étage de l’établissement.
« Depuis des mois, on accumule les pertes. On a essayé de tenir, mais à un moment, il faut se rendre à l’évidence : si rien ne change, on va droit dans le mur », a expliqué Fabien Gorbelet à Ouest France. La situation est d’autant plus critique que le couple a investi ses économies et contracté des dettes pour maintenir l’activité. Autant dire que la pression est maximale.
Une nouvelle stratégie pour tenter de sauver l’établissement
Début avril 2026, Fabien Gorbelet et Céline Roig ont décidé de changer radicalement de méthode. Ils ont revu leur offre tarifaire et mis en place une campagne de communication ciblée pour attirer à nouveau les clients. L’objectif est double : relancer la fréquentation et rétablir une marge bénéficiaire saine. Pour y parvenir, le couple a également réduit certains coûts, sans pour autant toucher à la qualité des produits servis. « On a travaillé dur pour ajuster nos tarifs et retrouver une cohérence avec notre clientèle », a précisé Céline Roig.
Pourtant, malgré ces efforts, l’incertitude plane. Les dettes s’accumulent, et le risque de faillite reste bien réel. Le couple, qui vit sur place, craint désormais de se retrouver sans toit si l’établissement devait fermer. « Nous sommes propriétaires, mais si l’activité s’arrête, on perd tout : le restaurant et notre logement », a-t-il souligné, amer.
« On a l’impression de courir après le temps. Chaque jour compte, et on ne sait pas si nos efforts suffiront. »
Fabien Gorbelet
Un contexte économique difficile pour les petits restaurants
La situation vécue par le couple Gorbelet et Roig n’est malheureusement pas isolée. Selon les professionnels du secteur, les restaurants indépendants subissent de plein fouet les conséquences de l’inflation, de la hausse des coûts énergétiques et d’une concurrence accrue, notamment avec les grandes enseignes et les plateformes de livraison. À Bartrès, comme dans de nombreuses petites communes, la fréquentation dépend souvent du tourisme local et des habitudes de consommation, deux facteurs difficiles à maîtriser.
« Les marges sont de plus en plus serrées, et beaucoup de petits établissements jouent leur survie sur des détails : la qualité, l’accueil, et une gestion rigoureuse. Mais quand les prix de revient explosent, il devient presque impossible de suivre », explique un restaurateur des Pyrénées, sous couvert d’anonymat. Une réalité qui rend d’autant plus fragile la position du restaurant Au bon accueil.
Pour l’heure, le restaurant continue de servir ses clients, dans l’attente d’un sursaut qui pourrait tout changer. Quant aux créanciers, ils devraient prochainement être informés des dernières évolutions, une étape qui pourrait accélérer ou freiner les décisions à venir.
D’après les informations rapportées par Ouest France, le couple Gorbelet et Roig a contracté des dettes importantes, bien que leur montant exact n’ait pas été précisé. Ces engagements financiers incluent des emprunts pour maintenir l’activité et des factures impayées accumulées sur plusieurs mois.
