L'émission BFM Bourse, diffusée chaque jour sur BFM Business, a consacré sa programmation du lundi 18 mai 2026 à l'analyse des marchés financiers, aux mouvements stratégiques des grands groupes et aux enjeux macroéconomiques. Selon BFM Business, cette édition a réuni plusieurs experts pour décrypter des actualités marquantes, allant de l'acquisition de Liveramp par Publicis à l'évolution des taux obligataires en Europe, en passant par les publications attendues des géants américains de la distribution. Voici les principaux éléments à retenir.

Ce qu'il faut retenir

  • Publicis finalise l'acquisition de Liveramp pour 2,2 milliards de dollars, soulignant l'importance croissante de la data dans la stratégie des groupes publicitaires.
  • La ferveur autour du secteur des semi-conducteurs s'étend désormais à l'Europe, avec des perspectives de croissance malgré les tensions géopolitiques.
  • Les taux obligataires européens restent sous haute tension, un sujet central pour les investisseurs et les entreprises.
  • John Plassard a analysé les publications prévues de Walmart et Nvidia, ainsi que les rumeurs de négociations entre l'Iran et les États-Unis.
  • Bertrand Lamielle a répondu à un salarié de Carrefour sur la pertinence d'investir dans l'action de son entreprise.
  • L'émission est disponible en replay chaque jour de la semaine sur BFM Business.

Publicis mise 2,2 milliards de dollars sur la data avec l'acquisition de Liveramp

Dans sa chronique matinale, Amandine Gérard, présidente de La Financière de l'arc, a détaillé l'acquisition de Liveramp par Publicis pour un montant de 2,2 milliards de dollars. « Cette opération confirme que la data reste le nerf de la guerre dans le secteur de la publicité », a-t-elle déclaré. Selon elle, cette acquisition s'inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités d'analyse et de ciblage des campagnes publicitaires pour les entreprises. La transaction, finalisée ce 18 mai 2026, intervient dans un contexte où les régulations sur la protection des données se durcissent, notamment avec l'entrée en vigueur du Digital Markets Act en Europe.

Les semi-conducteurs en Europe : une croissance sous surveillance

La ferveur autour du secteur des semi-conducteurs, traditionnellement concentrée aux États-Unis et en Asie, gagne désormais l'Europe. Amandine Gérard a souligné que « l'Europe tente de rattraper son retard, mais les investissements restent inégaux entre les États membres ». Cette dynamique s'explique en partie par les plans de relance européens, comme le Chips Act, qui vise à renforcer la souveraineté technologique du continent. Cependant, les tensions géopolitiques, notamment avec la Chine, ajoutent une couche d'incertitude sur les chaînes d'approvisionnement. Les experts s'accordent à dire que cette croissance dépendra largement des politiques industrielles mises en place dans les mois à venir.

Taux obligataires : une tension persistante en Europe

Un autre sujet central abordé lors de l'émission a été la tension sur les taux obligataires en Europe. Selon Amandine Gérard, « les marchés restent nerveux face à l'inflation persistante et aux décisions de la Banque centrale européenne ». Les analystes s'attendent à ce que la BCE maintienne une politique monétaire restrictive dans les prochains mois, ce qui pourrait peser sur les coûts d'emprunt pour les États et les entreprises. Cette situation contraste avec la dynamique observée aux États-Unis, où le taux à 10 ans a frôlé les 5 % ce week-end, selon les données de John Plassard. Les investisseurs surveillent de près les prochaines annonces de la Fed, notamment après l'arrivée mouvementée de Kevin Warsh à sa tête.

John Plassard décrypte les enjeux américains : entre négociations géopolitiques et publications boursières

Dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, a passé en revue plusieurs actualités majeures outre-Atlantique. Parmi les sujets abordés, les rumeurs de négociations entre l'Iran et les États-Unis ont retenu l'attention. « Ces discussions, si elles aboutissent, pourraient réduire les tensions au Moyen-Orient et impacter les cours du pétrole », a-t-il indiqué. Par ailleurs, le spécialiste a analysé les publications prévues cette semaine de Walmart et Nvidia, deux géants dont les résultats pourraient influencer l'ensemble du secteur technologique. Enfin, il a évoqué les raisons de la vente de parts d'Alphabet par Bill Ackman, ainsi que la cession des titres Amazon par Berkshire Hathaway, des mouvements qui pourraient refléter une réallocation des portefeuilles des grands investisseurs.

Carrefour : faut-il investir dans l'action quand on y travaille ?

Dans le cadre de la chronique Culture Bourse, Bertrand Lamielle, directeur général de Portzamparc Gestion, a répondu à un salarié de Carrefour sur la pertinence d'investir dans l'action de son entreprise. « Travailler dans une entreprise ne doit pas nécessairement influencer votre décision d'investissement, qui doit reposer sur une analyse financière objective », a-t-il précisé. Lamielle a rappelé que l'action Carrefour, comme toute valeur, est soumise à des risques spécifiques, notamment liés à la concurrence dans le secteur de la grande distribution et à l'évolution des habitudes de consommation. Il a conseillé au salarié de diversifier ses investissements et de se baser sur des critères tels que la santé financière de l'entreprise, sa stratégie de croissance et son positionnement sur le marché.

L'émission BFM Bourse : une référence quotidienne pour les investisseurs

Diffusée du lundi au vendredi sur BFM Business, BFM Bourse reste une émission de référence pour les professionnels et les particuliers souhaitant suivre l'actualité des marchés. Présentée par Guillaume Sommerer, elle propose chaque jour des analyses, des interviews d'experts et des chroniques thématiques, comme USA Today ou Culture Bourse. Selon les données de BFM Business, l'émission attire en moyenne plus de 150 000 téléspectateurs par jour, un chiffre qui témoigne de son importance dans le paysage médiatique économique français. Les épisodes sont disponibles en replay sur le site et les plateformes de la chaîne.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines s'annoncent chargées pour les marchés financiers. D'abord, les publications des résultats de Walmart et Nvidia, prévues d'ici la fin du mois, pourraient donner le ton pour le secteur technologique. Ensuite, les décisions de la Fed et de la BCE sur les taux d'intérêt seront scrutées de près, alors que l'inflation reste un sujet de préoccupation majeur. Enfin, l'évolution des tensions géopolitiques, notamment entre l'Iran et les États-Unis, pourrait impacter les cours des matières premières et des devises. Autant dire que les investisseurs auront fort à faire pour naviguer dans ce contexte complexe.

Avec des enjeux aussi variés que la data, les semi-conducteurs ou les taux obligataires, l'émission BFM Bourse du 18 mai 2026 a une nouvelle fois confirmé son rôle central dans l'analyse des marchés. Entre acquisitions stratégiques, tensions macroéconomiques et interrogations des épargnants, les sujets abordés reflètent les défis auxquels font face les investisseurs aujourd'hui. Reste à voir comment ces dynamiques évolueront dans les semaines à venir, alors que les incertitudes géopolitiques et économiques persistent.

Les principaux risques incluent les tensions géopolitiques, notamment avec la Chine, les retards dans les plans d'investissement européens comme le Chips Act, et la concurrence accrue des acteurs asiatiques et américains. Les analystes soulignent également la volatilité des chaînes d'approvisionnement et la dépendance aux subventions publiques, qui pourraient ne pas suffire à garantir une croissance pérenne.

Selon Amandine Gérard, Publicis prévoit de renforcer ses capacités d'analyse de données pour ses clients en combinant les technologies de Liveramp avec ses propres outils. L'objectif est de proposer des solutions publicitaires plus ciblées et personnalisées, tout en respectant les réglementations sur la protection des données. La fusion des équipes et des plateformes devrait être finalisée d'ici la fin de l'année 2026.