Le géant technologique Google a modifié discrètement les seuils de restrictions de son assistant conversationnel Gemini, selon Journal du Geek. Des utilisateurs abonnés à la version payante se sont retrouvés bloqués après seulement cinq échanges, déclenchant une vague de mécontentement et un appel au boycott de la part de certains d’entre eux.

Ce qu'il faut retenir

  • Cinq échanges seulement suffisent désormais à bloquer l’accès à Gemini pour les abonnés payants, contre plusieurs dizaines auparavant.
  • Les utilisateurs concernés dénoncent une réduction brutale des limites, sans avertissement préalable ni justification claire.
  • Un appel au boycott a émergé en ligne, porté par des abonnés estimant être lésés par ce changement unilatéral.
  • Google n’a pas encore officiellement réagi à cette polémique, mais des discussions techniques sur des forums spécialisés confirment le durcissement des seuils.

Un changement technique invisible, mais aux conséquences immédiates

Depuis plusieurs semaines, les abonnés à Gemini Advanced — la formule payante du service — constatent une baisse drastique du nombre d’échanges autorisés. Selon Journal du Geek, certains utilisateurs se sont vus limiter à cinq requêtes avant de recevoir un message d’erreur les informant de la suspension de leur accès. Cette restriction intervient sans communication préalable de la part de Google, ce qui a surpris la communauté d’utilisateurs.

Les raisons de ce changement restent floues. Plusieurs hypothèses circulent : une volonté de réduire la charge des serveurs, une mesure anti-abus, ou encore une stratégie commerciale visant à pousser les utilisateurs vers d’autres offres. Aucune de ces pistes n’a été confirmée par l’entreprise, qui n’a pas répondu aux sollicitations de la presse.

Les abonnés dénoncent un manque de transparence

Sur les réseaux sociaux et les forums dédiés à l’intelligence artificielle, les réactions sont vives. Des utilisateurs se plaignent d’avoir payé pour un service qui, selon eux, n’offre plus les mêmes fonctionnalités qu’auparavant. «

J’ai souscrit à Gemini Advanced en pensant bénéficier d’un accès illimité, mais après cinq messages, c’est terminé. Comment justifier une telle réduction sans explication ?
» a réagi un abonné sous couvert d’anonymat.

D’autres soulignent que ce durcissement intervient à un moment où Google met en avant ses outils d’IA dans sa stratégie commerciale. «

C’est contradictoire : d’un côté, on nous vend l’IA comme l’avenir, et de l’autre, on nous limite de manière arbitraire.
» commente un utilisateur sur X (ex-Twitter). Cette situation a rapidement fédéré une partie de la communauté, qui appelle désormais au boycott du service tant que Google n’aura pas clarifié sa position.

Un contexte concurrentiel tendu

Ce revirement intervient alors que le marché des assistants conversationnels est en pleine effervescence. Les géants technologiques se livrent une bataille acharnée pour capter l’attention des utilisateurs, entre Microsoft avec Copilot, Meta avec ses modèles open source, ou encore Mistral AI en Europe. Dans ce paysage, Google peine à se démarquer malgré ses avancées technologiques. Le durcissement des limites sur Gemini pourrait, selon certains observateurs, affaiblir encore davantage la position du groupe dans ce secteur.

Pour les abonnés payants, la frustration est d’autant plus grande que le service était jusqu’ici présenté comme une alternative premium aux versions gratuites, souvent limitées. La promesse d’un accès « sans restriction » semble désormais caduque, ce qui nourrit les critiques envers la politique commerciale de Google.

Et maintenant ?

Si Google venait à officialiser ces nouvelles limites, une vague de désabonnements pourrait s’en suivre, d’autant que les concurrents proposent des modèles similaires sans restriction aussi drastique. Une clarification de la part de l’entreprise est attendue dans les prochains jours, surtout après la médiatisation de ce changement technique. Pour l’instant, les abonnés mécontents appellent à la mobilisation, tandis que les associations de consommateurs pourraient se saisir de l’affaire pour évaluer la légalité de cette pratique.

Reste à voir si Google reviendra sur sa décision ou s’il justifiera ce durcissement par des arguments techniques ou financiers. Une chose est sûre : la confiance des utilisateurs, déjà ébranlée par les controverses passées sur l’IA, pourrait être encore plus difficile à regagner.

Non. Plusieurs utilisateurs abonnés à la version payante ont rapporté être bloqués après seulement cinq échanges, selon Journal du Geek. Aucune confirmation officielle de Google n’a été donnée à ce stade.