La Brasserie de l’Imprimerie, située à Bannalec dans le Finistère, se retrouve une nouvelle fois dans l’obligation de modifier le nom d’une de ses créations brassicoles. Cette fois, ce sont les avocats de la chanteuse Mireille Mathieu qui ont sollicité l’établissement, exigeant le changement du nom d’une bière dont l’appellation pourrait prêter à confusion avec son nom.

Selon Ouest France, cette demande s’inscrit dans la continuité d’une précédente modification imposée par les ayants droit de John Lennon. En effet, la brasserie avait dû rebaptiser sa bière « John Lemon » après une mise en demeure des avocats de Yoko Ono, veuve du chanteur, en raison d’une proximité jugée trop grande avec le nom de son défunt mari. Une situation qui illustre la vigilance accrue des célébrités et de leurs représentants quant à l’utilisation de leur image ou de leur nom à des fins commerciales.

Ce qu'il faut retenir

  • La Brasserie de l’Imprimerie, basée à Bannalec (Finistère), doit modifier le nom d’une de ses bières après une demande des avocats de Mireille Mathieu.
  • Cette brasserie avait déjà été contrainte de rebaptiser sa bière « John Lemon » en 2025, à la suite d’une mise en demeure des avocats de Yoko Ono, veuve de John Lennon.
  • Les demandes des avocats des célébrités visent à éviter toute utilisation commerciale de leur nom sans autorisation expresse.

Une brasserie bretonne sous le feu des projecteurs juridiques

Installée à Bannalec, en Bretagne, la Brasserie de l’Imprimerie s’est forgé une réputation locale grâce à ses créations artisanales. Pourtant, ces derniers mois, elle se retrouve malgré elle au cœur de deux affaires judiciaires distinctes, toutes deux liées à des demandes de modification de noms de bières. La première, concernant « John Lemon », avait été résolue après un échange tendu avec les représentants légaux de Yoko Ono, qui avaient estimé que ce nom pouvait prêter à confusion avec celui de son défunt mari, icône de la musique mondiale.

— « Les noms des bières ne sont pas anodins. Ils reflètent souvent un hommage ou une inspiration. Mais dans ce cas, les similitudes étaient trop marquées pour être fortuites », explique un proche de la brasserie, souhaitant garder l’anonymat. La seconde demande, celle des avocats de Mireille Mathieu, concerne une autre recette de la brasserie. Les détails précis de l’appellation incriminée n’ont pas été divulgués, mais les représentants de l’artiste estiment qu’elle pourrait créer une confusion dans l’esprit du public.

Les célébrités et leurs avocats : une protection accrue de l’image

Cette affaire met en lumière la rigueur avec laquelle les célébrités et leurs équipes juridiques protègent leur image et leur nom. Les avocats spécialisés dans la propriété intellectuelle rappellent que, en France, l’utilisation commerciale d’un nom ou d’une marque sans autorisation peut constituer une violation des droits à l’image ou à la propriété intellectuelle. Les sanctions encourues incluent des dommages et intérêts, voire une interdiction de commercialisation.

— « Les entreprises doivent être extrêmement prudentes lorsqu’elles choisissent des noms pour leurs produits, surtout s’ils évoquent des personnalités publiques », précise Maître Dupont, avocat en droit commercial. « Une simple ressemblance phonétique ou orthographique peut suffire à déclencher une procédure. » La Brasserie de l’Imprimerie n’est d’ailleurs pas la seule à avoir été confrontée à ce type de situation ces dernières années, d’autres brasseries et entreprises ayant dû revoir leurs stratégies de nommage après des mises en demeure.

— « Nous ne sommes pas opposés à un changement de nom si cela est nécessaire. Notre objectif reste de produire des bières de qualité, tout en respectant les règles juridiques. »
Un représentant de la Brasserie de l’Imprimerie

Et maintenant ?

La Brasserie de l’Imprimerie dispose désormais d’un délai pour proposer un nouveau nom à la bière concernée par la demande des avocats de Mireille Mathieu. Si les échanges entre les parties ne permettent pas de trouver un terrain d’entente, la brasserie pourrait être contrainte de saisir la justice pour trancher. Dans tous les cas, cette affaire rappelle aux entreprises l’importance de vérifier la disponibilité et la légalité des noms choisis pour leurs produits, sous peine de se retrouver dans une situation similaire.

Côté Mireille Mathieu, ses avocats n’ont pas précisé s’ils envisageaient d’autres demandes concernant d’autres bières de la brasserie. Quant à la bière « John Lemon », elle a depuis été commercialisée sous un nouveau nom, dont la brasserie garde le secret pour l’instant.

En cas de refus, la brasserie s’expose à une procédure judiciaire intentée par les avocats de Mireille Mathieu. Ceux-ci pourraient demander des dommages et intérêts pour atteinte à l’image ou à la propriété intellectuelle, ainsi qu’une interdiction de commercialisation de la bière sous son nom actuel. La décision finale reviendrait alors au tribunal compétent.