La bronchiolite, une menace pour les nourrissons
Chaque année, plus de 40 000 enfants de moins d'un an sont hospitalisés pour bronchiolite en France, selon les données de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Selon nos confrères de Ouest France à la une, les médecins appellent à mieux protéger les nourrissons face au virus respiratoire syncytial (VRS), principal responsable de cette infection.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 40 000 enfants de moins d'un an sont hospitalisés chaque année pour bronchiolite en France.
- Les médecins appellent à mieux protéger les nourrissons face au VRS.
- Deux stratégies préventives existent : un vaccin pour les femmes enceintes et un traitement immunisant.
- Le remboursement à 100 % des deux stratégies préventives est demandé.
- Plus d'un nourrisson sur deux né avant la période hivernale n'a pas bénéficié de cette approche préventive.
- L'information insuffisante relayée auprès des familles est identifiée comme une cause.
Les deux stratégies préventives existantes
Le vaccin destiné aux femmes enceintes, Abrysvo, permet de former des anticorps contre le virus, qu'elle pourra transmettre à son bébé. Un traitement immunisant, à base d'anticorps monoclonaux, Beyfortus ou Synagis, peut être administré directement à la maternité, pour les enfants qui naissent juste avant l'épidémie, sous la forme d'une simple injection dans la cuisse du nouveau-né.
Une étude comparative réalisée par la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) et l'ANSM, en décembre 2025, sur 42 000 nourrissons, a démontré l'utilité de ces deux stratégies.
Les inégalités sociales et territoriales persistantes
Les causes sont identifiées : information insuffisamment relayée auprès des familles, inégalités sociales et territoriales persistantes. Plus d'un nourrisson sur deux né avant la période hivernale n'a pas bénéficié de cette approche préventive.
Les réactions attendues
Les médecins attendent une réponse des autorités sanitaires pour prendre en compte leurs recommandations. Les parents attendent également une réponse pour mieux protéger leurs enfants.
