Installée à Ingrandes-Le-Fresne-sur-Loire, en Maine-et-Loire, Hélène vient de vivre une année éprouvante. En l’espace de douze mois, cette jeune maraîchère a subi un cambriolage dévastateur sur son exploitation agricole, suivi d’une perte quasi totale de ses cultures lors de la canicule estivale. Selon Ouest France, le préjudice financier s’élève aujourd’hui à près de 34 000 €. Une somme qui menace directement la pérennité de son activité, d’autant qu’elle venait tout juste d’ouvrir une boutique de vente directe.
Ce qu'il faut retenir
- Un cambriolage sur l’exploitation d’Hélène à Ingrandes-Le-Fresne-sur-Loire, en Maine-et-Loire, a causé la disparition de plus de 300 kg de légumes et de 14 000 € de matériel.
- Privé d’une partie de son système d’arrosage, Hélène a subi d’importantes pertes de cultures lors de la canicule, aggravant son préjudice.
- Le préjudice total est estimé à près de 34 000 €, alors qu’elle venait d’inaugurer une boutique de vente directe.
Un double revers en moins d’un an
Le coup dur est survenu en début d’année, lorsque des voleurs se sont introduits dans l’exploitation maraîchère d’Hélène. Plus de 300 kg de légumes, prêts à être commercialisés, ont été dérobés, ainsi que du matériel pour une valeur de 14 000 €. Parmi les objets volés figuraient notamment des éléments essentiels à l’irrigation des cultures. « On a tout perdu en une nuit, explique Hélène. Le matériel d’arrosage, c’est le cœur de notre activité. Sans lui, impossible de maintenir nos cultures en période de sécheresse. »
Quelques mois plus tard, la canicule s’est chargée d’achever ce qui restait de ses récoltes. Les pertes liées à la sécheresse ont porté le préjudice total à près de 34 000 €. Une somme qui pèse lourd pour une jeune exploitante, alors qu’elle venait tout juste d’ouvrir une boutique de vente directe pour écouler sa production directement auprès des consommateurs.
Une année « blanche » pour l’exploitation
Hélène, qui s’est installée il y a moins de deux ans, avait misé sur une diversification de ses revenus en ouvrant sa boutique. « C’était le moment de lancer cette activité, confie-t-elle. On avait investi dans du matériel moderne et une petite structure pour accueillir les clients. Tout était prêt. Et puis, en quelques heures, tout a basculé. » La canicule est venue aggraver une situation déjà précaire. « Côté cultures, on a perdu près de 80 % de ce qui restait après le cambriolage. Les légumes n’ont pas tenu face à la chaleur, faute d’arrosage suffisant. »
Selon ses estimations, le manque à gagner se chiffre à plusieurs milliers d’euros, en plus des coûts de réparation du matériel endommagé. « On a tout traversé en un an, résume-t-elle. Le cambriolage, puis la sécheresse. Autant dire que 2025-2026 a été une année noire. »
Un système d’entraide en place
Face à cette situation, Hélène a bénéficié d’un soutien local. Des voisins maraîchers lui ont prêté du matériel temporairement, et une cagnotte en ligne a été lancée pour l’aider à surmonter l’épreuve. « Sans eux, je ne sais pas comment j’aurais fait, reconnaît-elle. Mais une cagnotte, c’est une solution temporaire. Ce qu’il nous faudrait, c’est une assurance adaptée aux risques climatiques et aux cambriolages pour les petites exploitations. »
Elle souligne aussi l’importance de la mutualisation des risques au sein des filières agricoles locales. « On a essayé de se serrer les coudes, mais chaque euro compte. Les aides de l’État prennent du temps à arriver, et entre-temps, les factures s’accumulent. »
Reste à voir si les pouvoirs publics accéléreront les aides promises aux agriculteurs touchés par des événements climatiques ou criminels. Une réunion est prévue en septembre au conseil départemental de Maine-et-Loire pour faire le point sur les dispositifs disponibles.
Elle a déposé plainte au commissariat de sa commune et contacté son assureur pour déclarer le sinistre. Une cagnotte en ligne a également été lancée par des proches pour l’aider à faire face aux premières dépenses urgentes.
Oui, les agriculteurs peuvent solliciter des aides de l’État ou de leur région, mais les conditions varient selon les territoires. Certaines chambres d’agriculture proposent aussi des fonds de solidarité ou des prêts à taux zéro. Hélène attend pour l’instant une réponse de son assurance et des dispositifs locaux.