Alors que la France affronte une vague de chaleur précoce et intense, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé ce lundi 22 juin la fermeture de 1 352 écoles ou établissements scolaires dans l’Hexagone. Une décision prise en réponse aux risques sanitaires liés aux températures élevées, comme le rapporte BFM - Politique.
Ce qu'il faut retenir
- 1 352 établissements scolaires sont fermés aujourd’hui en raison de la canicule, selon Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale.
- Cette mesure s’inscrit dans un dispositif de réponse « fondamentalement déclinée au niveau local », a précisé le ministre.
- La « écrasante majorité » des élèves convoqués à des examens « passeront comme prévu » aux horaires initialement fixés, malgré les fermetures.
- Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une nouvelle cellule interministérielle de crise dès aujourd’hui, lundi 22 juin.
- La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, appelle à « ne pas gonfler l’activité des urgences » et à faire confiance aux maires pour gérer la situation.
Une réponse organisée au niveau local
Le ministre de l’Éducation nationale a insisté sur le caractère décentralisé de la gestion de cette crise caniculaire. « Ce genre de situation appelle à une réponse fondamentalement déclinée au niveau local », a-t-il déclaré. Autrement dit, les préfets et les maires, en lien avec les rectorats, sont chargés d’adapter les mesures en fonction des réalités territoriales. Certains départements, plus exposés que d’autres, pourraient ainsi prendre des décisions plus strictes, comme l’annulation de certains examens ou la fermeture anticipée des établissements.
Pour autant, Édouard Geffray a tenu à rassurer sur la tenue des examens nationaux. « L’écrasante majorité des élèves convoqués à des examens passeront comme prévu à l’heure où ils ont été convoqués », a-t-il affirmé. Une déclaration qui vise à éviter toute inquiétude inutile parmi les familles et les candidats.
Une cellule de crise interministérielle dès aujourd’hui
Face à l’ampleur de la vague de chaleur, Emmanuel Macron a annoncé ce matin la création d’une nouvelle cellule interministérielle de crise, dont la première réunion est prévue dès aujourd’hui, lundi 22 juin. Cet organe, qui réunira des représentants des ministères de l’Éducation, de la Santé, de l’Intérieur et de la Transition écologique, aura pour mission de coordonner la réponse de l’État et d’ajuster les mesures en fonction de l’évolution des températures.
Cette initiative s’ajoute aux dispositifs déjà en place, comme les plans canicule activés dans les départements concernés. Les préfets ont en effet la possibilité de déclencher des alertes orange ou rouge, entraînant des restrictions d’usage de l’eau, des recommandations sanitaires renforcées et, dans les cas les plus graves, des mesures de confinement des populations vulnérables.
Santé et prévention : les appels des autorités
Côté santé, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a appelé à la prudence. « Il faut faire confiance aux maires », a-t-elle souligné, rappelant que les collectivités locales sont en première ligne pour protéger les habitants. Elle a également insisté sur la nécessité de ne pas surcharger les services d’urgence : « Ne gonflons pas l’activité des urgences », a-t-elle lancé, invitant les Français à privilégier les soins de ville et à éviter les déplacements inutiles.
De son côté, Marine Tondelier, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts, a proposé l’instauration d’un « congé climatique » pour les situations extrêmes. Une mesure qui, si elle était adoptée, permettrait aux salariés de bénéficier d’un jour de repos en cas de canicule intense, sans perdre de salaire. Une proposition qui pourrait être examinée dans le cadre des discussions sur la transition écologique et la protection des travailleurs.
Un phénomène météorologique qui s’amplifie
Cette vague de chaleur précoce s’inscrit dans une tendance de fond : les épisodes caniculaires se multiplient en France et en Europe, avec des températures records enregistrées dès le mois de juin. Les climatologues pointent du doigt le réchauffement climatique, qui rend ces événements plus fréquents et plus intenses. Selon Météo-France, l’été 2026 pourrait être marqué par des températures supérieures de 2 à 4 °C aux normales saisonnières dans certaines régions.
Dans ce contexte, les autorités appellent à une prise de conscience collective. Les fermetures d’écoles, bien que limitées à certains territoires, illustrent la nécessité d’adapter les infrastructures et les organisations pour faire face à ces nouveaux défis climatiques. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’efficacité des mesures mises en place.
Cette canicule précoce rappelle que les défis climatiques ne concernent pas uniquement les politiques environnementales, mais aussi les politiques éducatives, sanitaires et sociales. Face à des épisodes de plus en plus fréquents, l’adaptation des infrastructures et des organisations sera déterminante pour protéger les populations les plus vulnérables.
Selon Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, les 1 352 écoles ou établissements scolaires fermés concernent principalement les écoles maternelles et élémentaires, ainsi que certains collèges et lycées situés dans les zones les plus exposées à la canicule. La liste précise des établissements fermés a été communiquée aux académies et aux collectivités locales, qui en ont informé les familles.
Oui, selon Édouard Geffray, « l’écrasante majorité des élèves convoqués à des examens passeront comme prévu à l’heure où ils ont été convoqués ». Seuls les établissements fermés verront leurs épreuves reportées ou organisées dans des conditions adaptées. Les rectorats ont reçu pour consigne de veiller à ce que tous les candidats puissent passer leurs examens dans des conditions normales.