Comme le rapporte Ouest France, la circulation a été suspendue en urgence vendredi 19 juin sur le RD 138, reliant Briey à Moyeuvre-Grande en Meurthe-et-Moselle. La décision, prise par les autorités locales, fait suite à la dégradation rapide de la chaussée, dont le bitume a été fragilisé par les températures exceptionnelles.

Ce qu'il faut retenir

  • Interdiction de circulation décrétée le 19 juin 2026 sur le RD 138 entre Briey et Moyeuvre-Grande.
  • La chaussée a été endommagée par la canicule, provoquant la liquéfaction du bitume.
  • Cette route départementale est temporairement condamnée le temps des réparations.
  • La mesure a été prise en urgence pour éviter tout risque d’accident.
  • Les conditions météo restent sous surveillance pour anticiper d’éventuelles nouvelles dégradations.

Une décision prise dans l’urgence face à la dégradation de la chaussée

La liquéfaction du bitume sur le RD 138 a contraint les autorités à fermer la route sans délai, selon les informations d’Ouest France. Les fortes chaleurs enregistrées ces derniers jours en Meurtr-et-Moselle ont en effet fragilisé la structure de la chaussée, rendant sa circulation dangereuse. « La route présentait des nids-de-poule et des fissures importantes », a précisé un responsable des services techniques du département, cité par le quotidien.

La mesure d’interdiction, effective dès le vendredi 19 juin en fin de journée, vise à prévenir tout accident lié à l’état dégradé de la voie. Les usagers ont été invités à emprunter des itinéraires de contournement, tandis que les services de voirie se mobilisaient pour évaluer l’ampleur des dégâts.

Les fortes chaleurs, responsables de la dégradation du revêtement

Les températures élevées enregistrées en Meurthe-et-Moselle depuis plusieurs jours ont joué un rôle clé dans cette situation. Le bitume, matériau sensible à la chaleur, a perdu sa résistance structurelle sous l’effet des 40 °C enregistrés localement, un phénomène qui n’est pas rare en période de canicule mais qui prend ici une ampleur particulière en raison de la rapidité de la dégradation. « Le phénomène de liquéfaction s’accélère lorsque les températures dépassent 35 °C pendant plusieurs jours consécutifs », explique un expert en infrastructure routière.

Cette situation rappelle les risques liés aux épisodes caniculaires prolongés, qui peuvent affecter non seulement les routes, mais aussi les ponts et autres infrastructures. Les services départementaux ont d’ailleurs indiqué qu’ils surveillaient l’état de l’ensemble du réseau routier pour éviter d’autres fermetures similaires.

Quelles sont les prochaines étapes pour la réouverture du RD 138 ?

Pour l’heure, aucune date n’a été communiquée concernant la réouverture de la route. Les services techniques du département doivent d’abord procéder à un diagnostic complet afin de déterminer les travaux nécessaires. « Nous allons devoir repaver la section endommagée et renforcer la structure », a indiqué un ingénieur des travaux publics. Les opérations pourraient prendre plusieurs jours, voire une semaine, en fonction des conditions météo et de la disponibilité des matériaux.

En attendant, les usagers sont invités à se renseigner sur les alternatives disponibles, comme les routes départementales voisines ou les axes nationaux. Les panneaux de signalisation ont été mis en place pour orienter les automobilistes vers des itinéraires sécurisés.

Et maintenant ?

Les autorités devraient publier un communiqué dans les prochaines 48 heures pour préciser le calendrier des réparations et les modalités de réouverture. Une fois les travaux terminés, un contrôle de sécurité sera réalisé avant toute levée de l’interdiction. Les services départementaux appellent à la prudence, d’autant que les prévisions météo annoncent des températures élevées pour les prochains jours.

La situation rappelle l’importance de l’adaptation des infrastructures aux changements climatiques, un enjeu qui prend de l’ampleur avec l’augmentation des épisodes de canicule.

Le bitume est un matériau hydrocarboné qui se ramollit à partir de 50 °C. Lorsqu’il est exposé à des températures prolongées au-dessus de 35-40 °C, sa structure moléculaire s’affaiblit, ce qui peut provoquer des déformations ou des liquéfactions partielles. Ce phénomène est aggravé si le revêtement routier est ancien ou mal entretenu.