Météo France a placé 26 départements en vigilance orange depuis ce jeudi 12 juin 2026, en raison d’un nouvel épisode de canicule touchant une partie de l’Hexagone. Face à ces températures extrêmes, les spécialistes alertent sur les risques encourus par les sportifs pratiquant en extérieur, comme l’explique le docteur Alain Ducardonnet, consultant santé pour BFMTV et interrogé par RMC Sport.

Ce qu'il faut retenir

  • Météo France a placé 26 départements en vigilance orange depuis le 12 juin 2026.
  • À partir de 32°C avec humidité ou 35°C en conditions sèches, la pratique sportive en extérieur est déconseillée.
  • Un coup de chaleur survient lorsque la température corporelle atteint 40°C, pouvant entraîner confusion, perte de connaissance, voire des troubles cérébraux ou cardiaques.
  • Pour rafraîchir une personne en coup de chaleur, il faut appliquer de l’eau froide et des glaçons au niveau des aisselles et des plis de l’aine.
  • Les sportifs sont invités à privilégier les créneaux avant 9h ou après 19h, ou à opter pour une salle climatisée.

Une double lutte pour l’organisme en période de canicule

Les fortes chaleurs représentent un défi majeur pour le corps humain, surtout lors d’une activité physique. « Il y a une double lutte nécessaire pour l’organisme », souligne le docteur Alain Ducardonnet. D’un côté, l’effort physique fait naturellement monter la température interne, atteignant entre 38,5°C et 38,8°C après une course de 10 km. De l’autre, la chaleur ambiante aggrave cette hausse. « Quand la température extérieure est élevée, l’organisme peine à évacuer cette chaleur interne », explique-t-il. Pourtant, il doit impérativement maintenir sa température autour de 37°C pour protéger des organes vitaux comme le cerveau ou le cœur.

Le mécanisme de régulation par la transpiration est alors mis à rude épreuve. « Les systèmes de régulation sont dépassés, et l’air ambiant, au lieu de refroidir le corps, peut paradoxalement le réchauffer », précise le spécialiste. Ce phénomène marque l’entrée dans une phase critique, où le risque de coup de chaleur devient réel.

Le coup de chaleur, une urgence vitale souvent sous-estimée

Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, le coup de chaleur n’a rien d’anodin. « C’est une grosse température, avec une température corporelle qui peut atteindre 40°C », insiste le docteur Ducardonnet. Les signes visibles incluent une peau rouge, chaude et sèche, ainsi qu’une absence de transpiration. Ces symptômes indiquent que les mécanismes de défense de l’organisme sont totalement submergés.

Les premiers signes d’alerte – maux de tête, accélération du rythme cardiaque – doivent être pris au sérieux. « Le coup de chaleur est une urgence vitale », avertit le médecin. Sans intervention rapide, les conséquences peuvent être dramatiques : troubles cérébraux, aryhtmies cardiaques, voire décès. « Si on ne s’arrête pas et si on ne refroidit pas la personne, les risques sont majeurs », rappelle-t-il.

Comment réagir en cas de coup de chaleur ? Les gestes qui sauvent

Face à une telle situation, la priorité est de faire redescendre la température corporelle le plus vite possible. Le docteur Ducardonnet recommande d’appliquer de l’eau froide sur l’ensemble du corps et de placer des glaçons dans les zones stratégiques, comme les aisselles ou les plis de l’aine. « Ces endroits abritent de grosses artères, ce qui permet de rafraîchir le sang et donc tout l’organisme », explique-t-il. Avec ces mesures, la récupération prend environ une heure.

En prévention, il est crucial d’éviter les horaires où les températures sont les plus élevées. « Classiquement, on conseille de pratiquer avant 9h ou après 19h », indique le médecin. Entre ces deux créneaux, courir à 14h en pleine canicule relève « d’une hérésie absolue ». Si ces horaires ne sont pas compatibles avec votre emploi du temps, le sport en salle climatisée constitue une alternative sûre. « C’est un substitut valable sur trois ou quatre jours », assure-t-il.

Les erreurs à ne pas commettre et les précautions à prendre

Certains comportements augmentent les risques de déshydratation et de coup de chaleur. Le docteur Ducardonnet déconseille fortement de consommer des boissons diurétiques comme le thé, le café ou les boissons énergisantes, riches en caféine. « Ces produits multiplient les pauses pipi et accélèrent la déshydratation », souligne-t-il. De même, la prise de médicaments peut potentialiser les effets de la chaleur, rendant la pratique sportive encore plus risquée.

Pour adapter sa séance, il est conseillé de réduire l’intensité de moitié. « Il faut faire du footing lent, sans atteindre le seuil d’aérobie », précise le spécialiste. L’objectif n’est pas de performer, mais de maintenir une activité physique tout en préservant sa santé. « C’est bien d’être systématique, mais il faut éviter les heures où le mercure atteint 40°C », rappelle-t-il.

Et maintenant ?

Alors que Météo France maintient ses vigilances orange pour les prochains jours, les autorités sanitaires pourraient renforcer leurs recommandations, notamment auprès des clubs sportifs et des collectivités. Les prochaines canicules, dont la fréquence devrait augmenter avec le changement climatique, incitent déjà les spécialistes à plaider pour une meilleure éducation du public sur les risques liés au sport en période de chaleur extrême. Reste à voir si ces alertes seront suivies d’effets concrets dans les habitudes des Français.

Face à la canicule qui frappe actuellement une grande partie de la France, la pratique sportive en extérieur doit être drastiquement limitée, voire stoppée. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à partir de 32°C avec humidité ou 35°C en conditions sèches, les risques pour la santé deviennent trop importants. Avec des températures prévues pour frôler les 40°C dans les jours à venir, les sportifs ont tout intérêt à adapter leurs habitudes ou à se rabattre sur des alternatives en intérieur. Car en matière de canicule, la prudence n’est pas une option, mais une nécessité.

Les symptômes incluent des maux de tête, une accélération du rythme cardiaque, une peau rouge, chaude et sèche, ainsi qu’une absence de transpiration. Ces signes indiquent que l’organisme ne parvient plus à réguler sa température.

Dès que le thermomètre affiche 32°C avec humidité ou 35°C en conditions sèches, il est fortement déconseillé de pratiquer une activité sportive en extérieur. Il est préférable d’attendre des températures plus fraîches ou de se tourner vers des alternatives en salle climatisée.