Ce vendredi 22 mai 2026 à Bilbao, en Espagne, le Montpellier Hérault Rugby (MHR) affronte les Irlandais du Leinster en finale de la Challenge Cup. Une victoire permettrait aux Cistes de remporter leur troisième titre dans cette compétition, après leurs succès de 2016 et 2021, selon Le Figaro.
Dans une rencontre où chaque détail compte, Fabien Galthié et son staff misent sur cinq joueurs en particulier pour tenter de soulever le trophée. Ces cinq profils, tous déterminants dans la dynamique du club cette saison, pourraient faire la différence face à une équipe du Leinster habituée aux joutes européennes.
Ce qu'il faut retenir
- Le MHR affronte le Leinster en finale de Challenge Cup ce 22 mai 2026 à Bilbao, avec l’objectif d’un troisième titre après 2016 et 2021
- Cinq joueurs sont particulièrement mis en avant par la direction technique pour leur impact décisif cette saison
- Florian Verhaeghe incarne la renaissance du deuxième-ligne, avec 19 titularisations et près de 70 minutes de jeu en moyenne par match
- Alexandre Bécogné, Ali Price, Auguste Cadot et Tom Banks complètent ce quintet clé, chacun apportant une spécificité technique ou tactique
Florian Verhaeghe, l’architecte de la renaissance du pack montpelliérain
Florian Verhaeghe, deuxième-ligne de 2,03 m, a connu une saison 2023-2024 difficile, marquée par les contre-performances du MHR. Pourtant, l’ancien Toulousain est revenu en force cette année, participant même à deux matchs de préparation pour la Coupe du monde 2023 avec l’équipe de France. Son retour au premier plan s’est confirmé avec 19 titularisations et près de 70 minutes de jeu en moyenne par rencontre, selon Le Figaro.
Polyvalent, Verhaeghe excelle en touche où sa science du contre fait des ravages. En défense, il impose son physique, tandis qu’en attaque, ses 108 passes délivrées en Top 14 — dont 22 après contact — et ses 18 passes en Challenge Cup témoignent de son rôle central dans le jeu. Son profil rappelle celui de l’international néo-zélandais Brodie Retallick, avec une capacité à allier agressivité et rigueur technique. « Florian nous amène l’ADN que l’on veut, c’est-à-dire être agressif, mettre énormément d’engagement, et être capable de faire le moins de fautes possibles », a souligné son manager.
Alexandre Bécogné, l’arme fatale au sol et en défense
Alexandre Bécogné, 29 ans et 106 kg, fait partie des piliers de cette équipe. Après une carrière marquée par une sélection en équipe de France en 2021 puis plusieurs convocations sous Galthié jusqu’en 2023, le troisième-ligne aile a retrouvé son meilleur niveau cette saison. Son gabarit compact et sa technique au sol en font une menace constante dans les rucks, où il excelle dans l’art de gratter les ballons.
Défenseur solide, Bécogné a également contribué aux titres de champion de France 2022 aux côtés de Verhaeghe et d’autres cadres. « Alexandre est une arme fatale dans le combat au sol, où il excelle dans l’art de gratter les ballons. C’est également un sécateur en défense », a expliqué un responsable du club au Figaro. Son expérience et son leadership en font un acteur clé dans les moments décisifs.
Ali Price, le maestro écossais qui guide le jeu
Arrivé au MHR après une carrière bien remplie en Écosse — 71 sélections sous le maillot du XV du Chardon — Ali Price, 33 ans, a dû s’adapter à un nouveau championnat, une nouvelle langue et de nouveaux coéquipiers. Les débuts n’ont pas été faciles, mais l’ancien demi de mêlée du Biarritz Olympique a rapidement trouvé sa place dans l’effectif héraultais.
« Ali a mis un peu de temps à prendre sa place, à avoir de l’emprise sur ses avants, car il changeait de club, de langue, de coéquipiers… Cela faisait beaucoup à la fois », a confié Joan Caudullo, manager du MHR, à Rugbyrama. Pourtant, Price a rapidement intégré le groupe des leaders. Son expérience, son leadership et sa bonne humeur en ont fait un joueur apprécié de tous. « C’est un mec qui est aimé de tous au club, insiste Caudullo. Il est hypersympa, il a toujours le sourire et ne se prend pas pour un autre malgré son immense carrière… »
Auguste Cadot, l’explosif en devenir
Recruté il y a trois ans au Biarritz Olympique, Auguste Cadot, 24 ans, s’est imposé comme l’un des leaders offensifs du MHR. Avec un physique de 1,81 m pour 92 kg, il mise sur son explosivité et sa capacité à s’engouffrer dans les intervalles pour créer le danger. Cette saison, il a su tirer profit des espaces offerts par une équipe qui tourne à plein régime.
« Je me sens bien en ce moment. On peut appeler ça de la confiance, mais je n’ai pas l’impression d’avoir changé quoi que ce soit. Simplement, cela se passe bien en ce moment. L’équipe tourne bien aussi, donc cela s’inscrit dans la continuité du groupe », a-t-il déclaré à Rugbyrama. Son profil est également suivi de près par la Fédération française, qui l’a intégré dans sa liste « Objectifs 2028 » en vue des Jeux Olympiques de Los Angeles. Cadot n’a cependant pas encore été sélectionné en équipe de France, mais son potentiel est indéniable.
Tom Banks, le relanceur australien qui a su rebondir
Enfin, Tom Banks, 31 ans, apporte une dimension internationale à la défense montpelliéraine. Ancien titulaire chez les Wallabies (21 sélections de 2018 à 2022), il a évolué trois ans au Japon avant de rejoindre le MHR. Son passage en deuxième division japonaise lui a permis de recharger ses batteries, et il a rapidement retrouvé sa condition physique.
« Ce n’est pas un problème, assure-t-il. En m’engageant ici, je savais que ce serait le plus gros défi physique de ma carrière. Chaque semaine, c’est dur mais j’adore ! » Son apport a été décisif dans le projet de jeu du club. En Top 14, il est le joueur ayant parcouru le plus de mètres ballon en mains (1851 mètres), derrière Niniashvili. « On avait un doute après ses trois saisons au Japon, mais il faut croire que ça l’a fait rajeunir », s’est félicité Joan Caudullo auprès de L’Équipe. Cependant, sa défense reste perfectible, avec un taux de réussite de plaquages légèrement inférieur à 50 %.
Reste à voir si l’expérience et la cohésion du groupe montpelliérain suffiront face à la rigueur et à l’efficacité du Leinster, habitué aux joutes européennes. La rencontre s’annonce serrée, et chaque détail tactique pourrait faire la différence.
La finale se déroule ce vendredi 22 mai 2026 à Bilbao, en Espagne.
Le Montpellier Hérault Rugby a remporté deux titres de Challenge Cup : en 2016 et en 2021.