Un rapport publié ce jeudi 14 mai 2026 par Libération alerte sur les risques climatiques majeurs qui pèsent sur l’organisation de la Coupe du monde de football prévue cet été aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Selon les auteurs de l’étude, les conditions de chaleur extrême et d’humidité dangereuse pourraient rendre certains matchs impraticables en juin et juillet, voire nécessiter leur report.

Ce qu'il faut retenir

  • Un rapport publié le 14 mai 2026 par Libération met en garde contre les risques climatiques pour la Coupe du monde 2026.
  • Les matchs prévus en juin et juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique pourraient être affectés par des températures et une humidité extrêmes.
  • Certaines rencontres pourraient devoir être reportées en raison de ces conditions dangereuses pour les joueurs et les spectateurs.
  • La compétition se déroule dans des régions habituellement sujettes à des vagues de chaleur intenses à cette période de l’année.

Une compétition sous haute surveillance climatique

Les organisateurs de la Coupe du monde 2026, qui se tiendra dans trois pays nord-américains, font face à un défi logistique et sanitaire sans précédent. Libération, qui cite des experts en météorologie, souligne que les températures attendues pourraient dépasser les 35°C dans plusieurs villes hôtes, tandis que l’humidité rendrait ces conditions encore plus difficiles à supporter. « Les joueurs, mais aussi les supporters, pourraient être exposés à des risques sérieux pour leur santé », précise l’un des auteurs du rapport.

Les régions concernées, comme le Texas, la Californie ou encore le sud du Mexique, sont régulièrement touchées par des canicules estivales. Autant dire que l’organisation de matchs en extérieur dans ces zones devient un pari risqué. Les autorités sanitaires ont déjà alerté sur les dangers de coups de chaleur, notamment pour les populations vulnérables.

Des scénarios de report envisagés

Face à cette menace, certains scénarios de report de matchs sont déjà évoqués. Selon Libération, des discussions seraient en cours pour décaler certaines rencontres en début de soirée ou en nuit, lorsque les températures sont moins élevées. D’autres options, comme l’utilisation de systèmes de refroidissement ou la limitation de l’accès aux stades en cas de pic de chaleur, sont également étudiées. « Aucune décision n’a encore été prise, mais toutes les options sont sur la table », a déclaré un responsable de la FIFA cité par le quotidien.

La question se pose d’autant plus que la Coupe du monde 2026 sera la première à se dérouler sur trois pays, compliquant encore davantage la gestion des aléas climatiques. Les fédérations nationales et les clubs de joueurs, déjà préoccupés par la fatigue des calendriers sportifs, pourraient faire pression pour que des mesures soient prises rapidement.

Un enjeu de santé publique

Au-delà des aspects sportifs, c’est aussi une question de santé publique qui se pose. Les experts rappellent que les vagues de chaleur ont déjà causé des milliers de morts lors de grands événements sportifs par le passé. En 2022, lors de la Coupe du monde au Qatar, des températures dépassant 40°C avaient contraint les organisateurs à modifier les horaires des matchs. Pour 2026, le défi sera encore plus important, car les stades et les infrastructures ne sont pas toujours adaptés à de telles conditions.

Les associations de supporters, de leur côté, s’inquiètent des risques encourus par les familles venues assister à l’événement. Certaines associations ont déjà demandé des garanties concernant la sécurité des spectateurs, notamment en cas de forte affluence. « Nous voulons profiter de la Coupe du monde sans mettre notre santé en danger », a réagi un représentant d’une association de supporters mexicains.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour trancher sur les mesures à adopter. Une réunion exceptionnelle des organisateurs est prévue pour le 25 mai 2026, où des décisions pourraient être prises concernant les horaires et les éventuels reports de matchs. La FIFA, de son côté, doit encore valider ces propositions avant de les communiquer officiellement. Une chose est sûre : la Coupe du monde 2026 pourrait bien entrer dans l’histoire pour des raisons bien différentes de celles espérées par les amateurs de football.

Ce rapport rappelle, une fois de plus, que le sport de haut niveau est de plus en plus contraint de composer avec les dérèglements climatiques. Entre adaptation et acceptation des risques, les organisateurs devront trouver un équilibre pour que l’événement reste à la fois spectaculaire et sûr.

Selon le rapport de Libération, les villes comme Dallas (Texas), Los Angeles (Californie) et Monterrey (Mexique) sont particulièrement concernées en raison des températures élevées et de l’humidité. D’autres sites, comme Atlanta ou Houston, pourraient aussi être touchés.