Alors que Didier Deschamps doit officialiser jeudi 13 mai 2026 la liste des 26 joueurs qui représenteront la France à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, la question du troisième gardien reste ouverte. Selon RMC Sport, Hugo Lloris, bien que volontaire pour un rôle de « sparring-partner », ne devrait pas figurer parmi les convoqués, au profit d’un jeune prodige en pleine ascension.

Ce qu'il faut retenir

  • Hugo Lloris, malgré son expérience et sa disponibilité, ne sera probablement pas appelé pour la Coupe du monde 2026, selon RMC Sport.
  • Robin Risser, gardien du RC Lens, a reçu le Trophée UNFP du meilleur gardien de Ligue 1 2026 et pourrait hériter du rôle de troisième portier.
  • Lucas Chevalier (PSG) et Alphonse Areola (West Ham) sont également en lice, mais leur manque de temps de jeu ces derniers mois complique leur position.
  • Didier Deschamps devrait emmener 26 joueurs pour couvrir les risques de blessure sur un tournoi long et intense.

Avec deux places de gardien déjà attribuées à Mike Maignan et Brice Samba, la troisième place dans l’avion des Bleus reste un casse-tête pour Didier Deschamps. Si Maignan, titulaire incontesté au Milan AC, et Samba, solide à l’Atalanta Bergame, incarnent des choix logiques, le poste de troisième homme divise le staff tricolore.

D’après RMC Sport, Hugo Lloris, légende des Bleus et auteur de 145 sélections, s’est dit ouvert à l’idée de retrouver l’équipe de France dans un rôle de gardien n°3 pour cette Coupe du monde 2026. L’ancien capitaine des Bleus, désormais au Los Angeles FC, avait même évoqué cette possibilité fin avril. Pourtant, tout porte à croire que Didier Deschamps ne fera pas appel à lui. « Le deal est clair : le troisième gardien doit accepter, sans condition, d’être un "sparring-partner" », rappelle la source. Or, un joueur de l’envergure de Lloris, habitué à être numéro 1, poserait question dans ce rôle très particulier d’échauffeur d’attaquants.

Parmi les prétendants, Lucas Chevalier, formé à Lille et désormais au PSG, était considéré comme un candidat naturel en début de saison. Mais son intégration parisienne s’est révélée plus compliquée que prévu. Dépassé par Matveï Safonov, il n’a plus joué depuis janvier 2026, une situation qui handicape sérieusement ses chances. Son entourage, contacté par RMC Sport, n’a pas souhaité réagir. De même, Alphonse Areola, gardien de West Ham et expérimenté en Coupe du monde (2018 et 2022), voit son statut fragilisé par son manque de temps de jeu depuis février : seulement trois matchs en FA Cup depuis, dont le dernier début avril.

C’est dans ce contexte que le nom de Robin Risser, 21 ans, gardien du RC Lens, s’impose comme une surprise. Après une saison remarquable en Ligue 1, il a été sacré meilleur gardien de l’élite par l’UNFP lundi 12 mai 2026, lors d’une cérémonie où il a échangé quelques mots avec Didier Deschamps. Ce dernier, présent à l’événement, pourrait bien lui offrir une chance.

Risser, déjà international en équipes de jeunes (U16, U18, U19, U20 et Espoirs), a fréquenté Clairefontaine aux côtés des Bleus A. Il a même été sollicité à plusieurs reprises par Franck Raviot, l’entraîneur des gardiens, pour travailler avec les attaquants tricolores lors de stages. Son profil correspond parfaitement à ce que recherche Deschamps : un gardien en forme, disponible pour un rôle de troisième homme, et capable de s’adapter à une compétition exigeante.

Un effectif élargi pour limiter les risques

Didier Deschamps a tranché : il emmènera 26 joueurs pour la Coupe du monde 2026, et non 23 comme initialement prévu. Cette décision, prise en amont du dernier rassemblement, s’explique par la distance entre la France et les États-Unis. « Il sera très difficile de rappeler un joueur parti en vacances pour pallier un éventuel forfait », souligne RMC Sport. Avec une saison longue et éprouvante, le risque de blessure est réel, et le staff veut se prémunir contre toute désorganisation.

Cette Coupe du monde 2026, première édition à 48 équipes, promet d’être marathon. Entre les matchs de groupe, les phases à élimination directe et les déplacements parfois longs, la gestion du groupe sera cruciale. Dans ce contexte, le rôle de troisième gardien prend une dimension stratégique : il doit être prêt à remplacer un titulaire en cas de blessure, mais aussi s’entraîner avec les attaquants pour les habituer à son jeu.

Risser a toutes les cartes en main pour convaincre Deschamps. Son titre de meilleur gardien de Ligue 1, son temps de jeu conséquent avec Lens (32 matchs cette saison) et sa régularité en font un profil sérieux. À l’inverse, Lloris, Areola et Chevalier devront se contenter de rôles de doublure, voire de spectateurs.

L’expérience contre la jeunesse : un choix difficile

Le cas Lloris cristallise une question plus large : faut-il privilégier l’expérience ou la forme ? L’ancien gardien de l’OM et de Tottenham, aujourd’hui à 39 ans, incarne l’histoire des Bleus. Mais en football moderne, la gestion des effectifs et des egos est devenue un art. « Un ancien numéro 1 peut-il occuper ce poste si particulier de numéro 3 ? », s’interroge RMC Sport. La réponse du staff tricolore semble négative.

Pour Areola, l’argument de l’expérience est solide : deux Coupes du monde au compteur, une intégration parfaite dans le groupe. Pourtant, son absence de temps de jeu en club depuis deux mois joue en sa défaveur. Quant à Chevalier, son parcours au PSG, marqué par des doutes et une hiérarchie changeante, ne plaide pas en sa faveur.

Risser, lui, n’a pas ce passif. Arrivé à Lens en 2023, il a rapidement imposé son style et s’est imposé comme un élément clé du collectif artésien. Sa présence en équipe de France Espoirs et ses convocations informelles avec les A pour des séances d’entraînement montrent que Deschamps le connaît bien. Son titre de meilleur gardien de Ligue 1 pourrait faire la différence.

Et maintenant ?

L’annonce officielle de la liste des 26 Bleus est prévue ce jeudi 13 mai 2026, lors d’une conférence de presse à Clairefontaine. Didier Deschamps pourrait surprendre en choisissant Risser, ou opter pour une solution plus classique avec Areola. Une chose est sûre : la bataille pour la troisième place de gardien sera l’une des plus serrées de ces dernières années.

Quoi qu’il en soit, le sélectionneur disposera d’un effectif étendu pour gérer au mieux les aléas d’un tournoi long et physique. Reste à savoir si ce choix stratégique portera ses fruits sur le sol américain.

Dans l’immédiat, les trois gardiens en lice (Lloris, Areola, Chevalier) devront patienter pour connaître leur sort. Risser, lui, peut savourer son trophée et espérer une convocation qui changerait le cours de sa carrière.

D’après RMC Sport, Didier Deschamps considère que Lloris, malgré sa disponibilité et son expérience, n’est pas adapté à un rôle strictement de « sparring-partner ». Un ancien numéro 1 comme lui aurait du mal à accepter de ne pas jouer, ce qui poserait un problème d’équilibre dans le groupe.