Le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio, figure emblématique du festival africain Écrans noirs et réalisateur de films cultes comme Sango Malo ou Le Grand Blanc de Lambaréné, est décédé dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai 2026 à Yaoundé, des suites d’une maladie. Selon RFI, cette disparition intervient à l’âge de 69 ans, alors qu’il était hospitalisé dans la capitale camerounaise.
Ce qu'il faut retenir
- Bassek Ba Kobhio s’éteint à l’âge de 69 ans dans la nuit du 11 au 12 mai 2026 à Yaoundé
- Il était le promoteur du festival de cinéma Écrans noirs, l’un des rendez-vous majeurs du cinéma africain
- Réalisateur de films marquants comme Sango Malo ou Le Grand Blanc de Lambaréné
- Sa disparition survient après une maladie, selon les informations transmises par des sources familiales à RFI
Ancré dans le paysage cinématographique africain depuis des décennies, Bassek Ba Kobhio s’est imposé comme une personnalité incontournable. Né au Cameroun, il a consacré une grande partie de sa carrière à promouvoir la diversité des récits et des talents locaux, notamment à travers la création et l’animation du festival Écrans noirs, lancé en 1991. Ce rendez-vous annuel, qui met en lumière les productions africaines et diasporiques, est devenu un pilier de la diffusion culturelle sur le continent.
Parmi ses œuvres les plus connues, Sango Malo (1991), une comédie sociale qui dépeint les tensions entre tradition et modernité dans une école rurale camerounaise, a marqué le cinéma africain par son ton à la fois humoristique et engagé. Le Grand Blanc de Lambaréné (1995), inspiré de la vie du médecin Albert Schweitzer, a quant à lui permis à Kobhio de toucher un public international, renforçant sa réputation de réalisateur polyvalent.
« Bassek Ba Kobhio incarnait l’esprit du cinéma africain : à la fois ancré dans son terroir et ouvert sur le monde. Son festival, Écrans noirs, a révélé des centaines de talents et donné une voix aux cinéastes du continent. » — Un proche collaborateur cité par RFI
Sa disparition survient dans un contexte où le cinéma africain connaît une dynamique sans précédent, avec une reconnaissance croissante sur la scène internationale. Le festival Écrans noirs, qu’il a contribué à faire rayonner, reste un acteur clé de cette évolution, accueillant chaque année des œuvres primées dans les plus grands festivals mondiaux. Kobhio laisse derrière lui un héritage cinématographique riche, mais aussi une génération de professionnels qu’il a inspirés et soutenus.
Au-delà de Yaoundé, c’est toute la communauté cinématographique africaine qui perd l’un de ses représentants les plus engagés. Son influence dépasse les frontières du Cameroun, rappelant l’importance de soutenir les cinéastes locaux face aux défis de l’industrie. Reste à savoir comment son héritage continuera de façonner les générations futures de réalisateurs africains.
Bassek Ba Kobhio était le promoteur et l’un des principaux organisateurs du festival Écrans noirs depuis sa création en 1991. Il en était une figure centrale, œuvrant à la fois pour sa pérennité et son rayonnement international, en sélectionnant des films et en invitant des réalisateurs du continent et de la diaspora.