À La Havane, plusieurs milliers de Cubains se sont rassemblés vendredi 22 mai 2026 devant l’ambassade des États-Unis pour réaffirmer leur soutien au régime castriste et à l’ancien dirigeant Raúl Castro, comme le rapporte RFI. Sous les cris de « ¡Viva la Revolución! ¡Viva Raúl! », les manifestants ont exprimé leur détermination à défendre le système politique en place, malgré les tensions persistantes avec Washington.
Cette mobilisation, organisée à l’appel de plusieurs organisations de jeunesse, intervient dans un contexte de vives tensions entre Cuba et les États-Unis. Raúl Castro, âgé de 94 ans, a été récemment inculpé par le département de la Justice américain pour des chefs d’accusation incluant « meurtre » et complot en vue d’assassiner des Américains. Une procédure judiciaire qui s’ajoute à des décennies de relations conflictuelles entre les deux pays, marquées par l’embargo américain et des accusations mutuelles d’ingérence.
Ce qu'il faut retenir
- 94 ans : l’âge de Raúl Castro, figure historique de la révolution cubaine.
- **22 mai 2026** : date de la manifestation à La Havane devant l’ambassade des États-Unis.
- Slogans « ¡Viva la Revolución! ¡Viva Raúl! » : cris scandés par les manifestants en soutien au régime et à l’ancien dirigeant.
- **Inculpation américaine** : Raúl Castro visé par des chefs d’accusation de « meurtre » et de complot pour assassinat d’Américains.
- Absence de Raúl Castro : l’ancien président ne s’est pas présenté aux côtés du président actuel, Miguel Díaz-Canel.
- Pas de crainte d’une intervention militaire** : les manifestants ont exprimé leur opposition à une éventuelle intervention des États-Unis à Cuba.
Une manifestation massive en défense de la révolution
Le rassemblement, qui a regroupé des milliers de participants, s’est tenu devant l’ambassade américaine, symbole des tensions entre les deux nations. Les manifestants, principalement des jeunes appelés par des organisations de jeunesse, ont scandé des slogans en faveur de la révolution et de Raúl Castro, figure centrale du régime depuis des décennies. Selon les organisateurs, cette mobilisation visait à réaffirmer l’attachement des Cubains à leur système politique, malgré les pressions extérieures.
Parmi les présents, aucun représentant officiel du gouvernement n’a été aperçu aux côtés du président actuel, Miguel Díaz-Canel. Une absence qui pourrait s’expliquer par la prudence des autorités face à une situation diplomatique particulièrement tendue avec Washington.
Les accusations américaines contre Raúl Castro
Les États-Unis ont récemment durci le ton à l’encontre de Cuba en inculpant Raúl Castro pour des faits remontant à plusieurs années. Les charges incluent des accusations de « meurtre » et de complot visant à assassiner des Américains, une procédure judiciaire qui s’inscrit dans la continuité des tensions entre les deux pays. Ces accusations surviennent dans un contexte où les relations diplomatiques restent gelées, avec un embargo américain toujours en vigueur et des accusations réciproques d’ingérence.
Raúl Castro, qui a dirigé Cuba de 2008 à 2021, reste une figure respectée par une partie importante de la population, notamment pour son rôle dans la révolution de 1959. Son inculpation par Washington pourrait être perçue comme une provocation par ses partisans, renforçant leur détermination à défendre le système politique cubain.
Un régime sous pression, mais déterminé
La manifestation de vendredi illustre la volonté des autorités cubaines de maintenir leur système politique face aux pressions extérieures. Malgré les difficultés économiques persistantes et les critiques internationales, le régime semble vouloir montrer sa résilience face aux États-Unis. Les manifestants ont d’ailleurs clairement indiqué qu’ils ne craignaient pas une intervention militaire américaine, malgré les tensions actuelles.
Pour l’heure, le gouvernement cubain n’a pas réagi officiellement à l’inculpation de Raúl Castro, préférant se concentrer sur la mobilisation populaire en faveur de la révolution. La situation reste donc sous haute surveillance, tant à La Havane qu’à Washington.
Reste à voir si cette mobilisation populaire suffira à dissuader Washington de poursuivre ses actions contre le régime cubain, ou si elle ne fera que renforcer l’intransigeance des deux parties.