Selon BFM Business, Michael Bittan, directeur exécutif et responsable des activités cybersécurité pour la France et le Benelux au sein du cabinet Accenture, a été l’invité ce 14 mai 2026 de l’émission « Good Morning Business » sur BFM Business. Il y a détaillé les défis croissants auxquels font face les entreprises face aux cyberattaques sophistiquées, désormais dopées par l’intelligence artificielle, tout en évoquant le plan d’urgence annoncé par la France pour renforcer sa résilience dans ce domaine.

Ce qu'il faut retenir

  • Michael Bittan, responsable cybersécurité France et Benelux chez Accenture, était l’invité ce 14 mai 2026 de l’émission « Good Morning Business » sur BFM Business.
  • Il a abordé la montée en puissance des cyberattaques utilisant l’IA, un phénomène en forte progression selon les experts du secteur.
  • La France a mis en place un plan d’urgence pour renforcer la cybersécurité des entreprises et des infrastructures critiques face à ces nouvelles menaces.
  • L’émission « Good Morning Business » est diffusée du lundi au vendredi sur BFM Business et disponible en podcast.
  • D’autres chroniques et interviews ont également été diffusées ce jour-là, couvrant des sujets comme le passeport numérique européen ou l’incident diplomatique impliquant un drone ukrainien en Grèce.

L’essor des cyberattaques dopées à l’IA, un défi majeur pour les entreprises

Michael Bittan a souligné, lors de son passage dans l’émission « Good Morning Business », que les cybercriminels exploitent désormais massivement les outils d’intelligence artificielle pour concevoir des attaques plus ciblées et plus difficiles à détecter. « Les attaques deviennent de plus en plus sophistiquées, avec des techniques de phishing ou de deepfake qui se perfectionnent en temps réel grâce à l’IA », a-t-il expliqué. Selon lui, cette évolution place les entreprises face à un risque systémique, où la moindre faille peut avoir des conséquences majeures sur la continuité d’activité.

Le responsable d’Accenture a rappelé que les secteurs les plus exposés incluent la finance, la santé et les infrastructures énergétiques, des cibles privilégiées pour des attaques aux enjeux économiques ou géopolitiques. « Autant dire que la cybersécurité n’est plus une option, mais une nécessité absolue pour toutes les organisations », a-t-il insisté. Les entreprises doivent désormais investir non seulement dans des technologies de protection, mais aussi dans la formation de leurs équipes pour limiter les risques humains, souvent exploités par les attaquants.

La France active son plan d’urgence contre les cybermenaces

Face à cette escalade des risques, le gouvernement français a présenté un plan d’urgence dédié à la cybersécurité, dont les contours ont été évoqués par Michael Bittan lors de l’émission. Ce plan vise à renforcer la protection des infrastructures critiques, comme les réseaux électriques ou les systèmes de santé, mais aussi à soutenir les PME et ETI souvent moins armées contre ces menaces.

Parmi les mesures phares figurent le renforcement des capacités de détection et de réponse des agences spécialisées, comme l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), ainsi que des incitations fiscales pour encourager les entreprises à adopter des solutions de cybersécurité avancées. « L’objectif est de réduire le temps de réaction en cas d’attaque, qui est aujourd’hui trop long pour éviter des dommages significatifs », a précisé Bittan. Ce plan s’inscrit dans une logique de résilience collective, où l’État, les entreprises et les citoyens sont tous acteurs de la sécurité numérique.

D’autres sujets d’actualité économique passés au crible ce 14 mai

Outre l’interview de Michael Bittan, l’émission « Good Morning Business » a abordé plusieurs autres thématiques ce jeudi 14 mai. Dans sa chronique « Morning Retail », Eva Jacquot a analysé le futur passeport numérique européen, imposé aux produits commercialisés dans l’Union européenne pour renforcer la traçabilité et la transparence.

Par ailleurs, Annalisa Cappelini a couvert un incident diplomatique impliquant un drone naval militaire ukrainien découvert dans les eaux territoriales grecques. Cet événement, susceptible de fragiliser les relations entre Kiev et ses partenaires européens, a été présenté comme un cas d’école des tensions géopolitiques en Méditerranée. Enfin, Emmanuel Lechypre et Jean-Marc Daniel ont analysé l’impact de la concurrence chinoise sur les marchés automobiles européens, un sujet devenu central pour l’industrie du Vieux Continent.

Un format d’information accessible et récurrent

« Good Morning Business » reste l’un des rendez-vous matinals phares de BFM Business, diffusé du lundi au vendredi entre 7h et 9h. L’émission, animée par Erwan Morice, propose un mélange d’interviews d’experts, de chroniques économiques et de décryptages des tendances du jour. Chaque édition est disponible en podcast sur les plateformes de streaming, permettant aux auditeurs de retrouver les débats à leur rythme.

Comme le rappelle la chaîne, ce format s’adresse autant aux professionnels qu’aux particuliers souhaitant s’informer sur l’actualité économique et financière. La diversité des intervenants, allant des dirigeants d’entreprises aux chercheurs en passant par les analystes de marché, offre une vision plurielle des enjeux contemporains.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient voir la mise en œuvre concrète des mesures annoncées dans le plan d’urgence cybersécurité de la France. Les entreprises concernées devront se préparer à des audits renforcés et à l’adoption de nouvelles normes, sous peine de sanctions ou de pertes financières en cas d’attaque réussie. Parallèlement, le débat sur l’équilibre entre innovation technologique et protection des données devrait s’intensifier, notamment avec l’entrée en vigueur de nouveaux règlements européens.

Côté BFM Business, l’émission « Good Morning Business » poursuivra son suivi de l’actualité économique, avec une attention particulière portée sur les évolutions du marché automobile et les tensions géopolitiques en Méditerranée.

Reste à voir si ces initiatives suffiront à endiguer la vague de cybermenaces, alors que les techniques des attaquants évoluent plus vite que les dispositifs de défense. Une chose est sûre : la cybersécurité est devenue un enjeu incontournable, tant pour les États que pour les entreprises.

Selon Michael Bittan, les secteurs les plus exposés sont la finance, la santé et les infrastructures énergétiques. Ces domaines concentrent des données sensibles ou des actifs critiques, ce qui en fait des cibles privilégiées pour des attaques aux motivations économiques, politiques ou criminelles.

Les premières mesures du plan devraient être déployées dès l’été 2026, avec une montée en puissance progressive jusqu’à fin 2026. Les entreprises concernées seront invitées à se conformer aux nouvelles normes sous peine de sanctions.