Alors que la Journée mondiale des donneurs de sang est célébrée aujourd’hui, Ouest France rappelle l’importance cruciale de ce geste civique. En France, chaque jour, près de 10 000 dons sont indispensables pour soigner les patients atteints de cancers, de maladies de la moelle osseuse ou encore les victimes d’hémorragies graves. Pourtant, malgré les efforts de l’Etablissement français du sang (EFS), les réserves restent fragiles, notamment à l’approche de l’été, période traditionnellement marquée par une baisse de fréquentation des collectes.
Ce qu'il faut retenir
- 10 000 dons par jour sont nécessaires en France pour répondre aux besoins médicaux des patients.
- En 2025, l’EFS a collecté 2,5 millions de dons, grâce à 1,5 million de donneurs.
- Plus de 115 maisons du don sont disponibles en France métropolitaine et Outre-mer, complétées par 40 000 collectes mobiles chaque année.
- Un don de sang ne prend qu’une quarantaine de minutes, dont seulement 10 minutes de prélèvement.
- Le don permet de sauver jusqu’à trois vies.
Un besoin permanent, surtout en période estivale
Selon Ouest France, les réserves de sang en France restent sous tension, en particulier avant l’été. Chaque année, la fréquentation des collectes baisse durant les mois de juillet et août, en raison des départs en vacances et de la fermeture temporaire de certains sites. Pourtant, les besoins médicaux, eux, ne diminuent pas. « Les patients atteints de cancers, de maladies hématologiques ou victimes de traumatismes nécessitent des transfusions en continu », souligne l’EFS. Une situation qui met en lumière l’importance de la mobilisation des donneurs, qu’ils soient réguliers ou occasionnels.
Un geste simple et rapide, aux conséquences majeures
Pourtant, donner son sang reste un acte accessible et rapide. La procédure complète, de l’accueil à la pause post-don, prend environ 40 minutes. Le prélèvement lui-même dure seulement 10 minutes. « Un seul don peut sauver jusqu’à trois vies », rappelle l’EFS. Les plaquettes, par exemple, se conservent seulement 5 jours, ce qui impose une rotation constante des stocks. Les globules rouges, quant à eux, ont une durée de vie de 42 jours, tandis que le plasma peut être congelé et conservé jusqu’à un an.
Qui peut donner ? Quels sont les critères ?
Pour encourager les Français à franchir le pas, Ouest France rappelle les critères d’éligibilité. Il faut être âgé de 18 à 70 ans, peser au moins 50 kg et être en bonne santé. Les contre-indications temporaires (voyages dans certaines zones, prise de médicaments, etc.) ou définitives (certaines maladies) sont détaillées sur le site de l’EFS. « Le don est un geste bénévole et anonyme, encadré par des professionnels de santé », précise l’établissement. Une vérification systématique de la pression artérielle, du taux d’hémoglobine et des antécédents médicaux est effectuée avant chaque prélèvement.
Comment et où donner ?
En France, les possibilités de don sont multiples. Les 115 maisons du don, réparties sur tout le territoire, accueillent les donneurs toute l’année. Par ailleurs, 40 000 collectes mobiles sont organisées chaque année, notamment dans les entreprises, les écoles ou les centres commerciaux. Pour trouver le point de collecte le plus proche, il suffit de consulter le site dondesang.efs.sante.fr ou de télécharger l’application dédiée. « L’EFS adapte ses dispositifs pour faciliter l’accès au don », indique l’établissement.
Autant dire que, quel que soit son emploi du temps, il existe une solution pour donner son sang. Les sessions mobiles, souvent organisées en soirée ou le week-end, permettent de toucher un public plus large, y compris les actifs et les étudiants.
Si l’enjeu de la sensibilisation reste crucial, la question du renouvellement des générations de donneurs se pose également. Les jeunes, souvent moins informés, pourraient être ciblés par des campagnes spécifiques dans les mois à venir.
Pour aller plus loin : tester ses connaissances
À l’occasion de cette Journée mondiale des donneurs de sang, Ouest France propose un quiz pour tester ses connaissances sur le don. Savez-vous quel groupe sanguin est considéré comme le donneur universel ? Combien de temps se conservent les plaquettes ? Quels sont les effets secondaires possibles après un don ? Autant de questions qui pourraient lever les dernières réticences. Des témoignages de patients et de donneurs, disponibles sur le site de Ouest France, illustrent également l’impact concret de ce geste.
Pour les plus motivés, l’EFS rappelle que donner son sang est aussi l’occasion de bénéficier d’un bilan de santé gratuit, incluant une analyse de la numération sanguine, du taux de cholestérol et de la glycémie. Un dépistage qui peut s’avérer utile pour détecter d’éventuels problèmes de santé.
Les groupes O négatif (donneur universel) et A négatif sont particulièrement recherchés, car ils peuvent être transfusés à la majorité des patients. Cependant, tous les groupes sanguins sont utiles, et l’EFS encourage les dons réguliers, quel que soit le groupe.
Oui, il est possible de donner son sang après une vaccination contre le Covid-19. Il faut cependant respecter un délai de 7 jours après la vaccination si celle-ci a été réalisée avec un vaccin à ARN messager (Pfizer, Moderna). Pour les vaccins à vecteur viral (AstraZeneca, Janssen), le délai est de 48 heures.