Sorti fin mai 2026, Mina the Hollower s’impose déjà comme l’un des titres les plus marquants de l’année. Selon Numerama, qui en a réalisé un test détaillé, ce jeu d’action-aventure développé par Yacht Club Games — le studio derrière le succès critique Shovel Knight — affiche un score exceptionnel de 91/100 sur la plateforme Metacritic. Ce résultat le place ex æquo avec des blockbusters comme Forza Horizon 6, devant des références telles que Pokémon Pokopia, Resident Evil Requiem ou encore 007 First Light.
Ce qu'il faut retenir
- Mina the Hollower est développé par Yacht Club Games, studio reconnu pour Shovel Knight, et rend hommage à l’ère Game Boy Color.
- Le jeu affiche un score de 91/100 sur Metacritic, le plaçant parmi les mieux notés de 2026.
- L’héroïne, Mina, doit réparer des générateurs sur une île, dans un univers devenu hostile à cause de dysfonctionnements techniques.
- Le jeu propose un level design exigeant, un système de combat brutal et une difficulté volontairement élevée, réservée aux joueurs masochistes.
- Yacht Club Games a intégré plus de 20 modificateurs de difficulté, optionnels, pour adapter l’expérience selon les préférences des joueurs.
- La durée de vie est estimée entre 15 heures pour une première partie, et bien plus pour explorer l’intégralité des contenus.
Un hommage assumé à l’ère Game Boy Color, porté par un pixel art soigné
Mina the Hollower s’inscrit dans la lignée des jeux d’action-aventure en 2D des années 1990, avec une esthétique délibérément inspirée de la Game Boy Color. Selon Numerama, le titre mise sur un pixel art modernisé, qui allie nostalgie et fluidité visuelle, avec des animations fluides et des effets sonores travaillés pour renforcer l’immersion. Les environnements, baptisés « biomes », ont été conçus avec un soin particulier : leur architecture complexe et leur richesse en secrets rappellent les grands titres de l’époque, tout en intégrant des mécaniques contemporaines.
Le jeu est développé par Yacht Club Games, studio californien déjà auréolé de succès avec Shovel Knight, sorti en 2014. Après plusieurs années de développement, Mina the Hollower se présente comme une œuvre aboutie, fruit d’une attention méticuleuse portée au level design et à la jouabilité. « Mina prend un malin plaisir à se terrer », précise Numerama, soulignant que cette mécanique d’enfouissement influence l’ensemble du gameplay, des déplacements aux combats, où se cacher devient une stratégie de survie face à des ennemis toujours plus agressifs.
Une aventure périlleuse sur une île maudite
L’intrigue de Mina the Hollower plonge le joueur dans une mission de réparation technique sur une île isolée. L’héroïne, Mina, avait installé des générateurs sur place, mais ceux-ci ont dysfonctionné, transformant les lieux en un terrain hostile truffé de pièges mortels. Le joueur doit traverser des donjons, résoudre des énigmes et affronter des ennemis pour restaurer les générateurs, tout en évitant les dangers qui parsèment chaque biome. « Une opération S.A.V. qui se révèle bien sûr périlleuse », résume Numerama, rappelant que l’aventure s’inspire directement des jeux Zelda de l’époque, avec une touche de sadisme en plus.
L’île regorge de secrets et de passages cachés, mais aussi de défis techniques exigeants. Certains environnements sont conçus pour tester la patience des joueurs, avec des allers-retours pénibles ou des phases de plateforme au millimètre. Pourtant, c’est cette complexité même qui rend l’exploration si gratifiante. Numerama note que « on revit rarement le même moment », tant les variations de gameplay et les embranchements dérobés maintiennent une surprise constante, malgré une durée de vie généreuse estimée entre 15 et 20 heures pour une première partie.
Une difficulté calculée, presque sadique, pour un public exigeant
Mina the Hollower ne se contente pas de reproduire les codes des jeux rétro : il en pousse les limites, notamment en matière de difficulté. Selon Numerama, le titre s’adresse avant tout aux joueurs masochistes, prêts à affronter des ennemis deux fois plus rapides, des attaques en diagonale et des dégâts souvent impossibles à anticiper. « Oui, c’est de la triche », concède le média, soulignant que le comportement des adversaires frise parfois l’injustice pure.
Le système de progression, censé renforcer le personnage au fil des combats, est contrebalancé par des mécaniques qui allongent artificiellement les barres de vie des ennemis ou multiplient les phases de plateforme précises. Dans les dernières sections du jeu, la difficulté atteint son paroxysme, avec des dégâts gratuits et des enchaînements de plateformes particulièrement retors. Malgré ces écueils, l’univers attachant et l’ingéniosité du level design parviennent à maintenir l’engagement du joueur. « Il faut vraiment souligner l’architecture étourdissante des différents biomes », insiste Numerama, saluant la prouesse technique du studio.
Un arsenal varié et des mécaniques inspirées des grands titres du genre
Pour survivre, Mina dispose d’un arsenal diversifié : cinq armes principales — double lame, marteau, bouclier, etc. — ainsi que des accessoires offrant des bonus passifs. Le jeu reprend également une mécanique issue de Bloodborne, poussant le joueur à rester actif en combat : lorsque la santé diminue, il faut frapper les ennemis pour faire remonter une jauge, à condition de consommer une potion dans l’intervalle. Une astuce qui rappelle que « la meilleure défense reste l’attaque », selon Numerama.
Autre particularité notable : le jeu intègre plus de 20 modificateurs de difficulté, accessibles dès le début et totalement optionnels. Ces ajustements permettent d’adoucir ou d’accentuer la difficulté selon les préférences du joueur. « On ne comprend pas pourquoi une frange de joueurs extrémistes y est opposée », s’étonne Numerama, rappelant que ces options offrent une accessibilité bienvenue sans altérer l’expérience de base. Le média encourage d’ailleurs les détracteurs à tester la version brute du jeu avant de se prononcer.
Une conclusion saluée par la presse spécialisée
Si Mina the Hollower ne révolutionne pas le genre, il en propose une interprétation aboutie, mêlant hommage nostalgique et innovations subtiles. Entre level design audacieux, difficulté assumée et esthétique soignée, le titre de Yacht Club Games séduit autant qu’il frustre — mais c’est précisément ce qui en fait une pépite pour les joueurs en quête de challenge. Selon Numerama, « Mina the Hollower est un jeu qui se mérite de la première à la dernière minute », une qualité rare dans un paysage où les productions grand public privilégient souvent la facilité.
Avec une durée de vie généreuse et une rejouabilité élevée, notamment grâce aux modificateurs de difficulté, le jeu pourrait bien s’inscrire dans la durée. À l’heure où les rééditions et les hommages aux classiques se multiplient, Mina the Hollower prouve qu’il est encore possible de créer des œuvres originales en puisant dans l’héritage du passé.
Yacht Club Games a intégré plus de 20 modificateurs de difficulté, totalement optionnels. Ils permettent d’adoucir ou d’accentuer la difficulté en ajustant des paramètres comme la vitesse des ennemis, la fréquence des dégâts ou la puissance des attaques. Ces options sont accessibles dès le début du jeu et peuvent être activées ou désactivées à tout moment, selon les préférences du joueur.
Le jeu est qualifié de « masochiste » en raison de sa difficulté volontairement élevée et souvent injuste. Les ennemis sont deux fois plus rapides que le joueur, attaquent en diagonale, et les dégâts sont fréquents, voire impossibles à anticiper. De plus, certaines phases de plateforme ou de combat sont conçues pour tester les nerfs des joueurs, avec des enchaînements complexes ou des dégâts gratuits. L’ensemble du jeu repose sur une mécanique d’enfouissement qui peut être difficile à maîtriser, notamment le timing du saut chargé.