Un homme de 28 ans, de nationalité angolaise, a été placé en détention provisoire dimanche 13 juin à Reims après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat, violences conjugales et menaces de mort sur son ex-compagne. Ces faits surviennent après l’agression au couteau d’une adolescente de 17 ans, survenue vendredi 12 juin aux alentours de 20 h 40 dans la préfecture de la Marne. Selon Le Figaro, la victime, de nationalité congolaise, a été blessée à 12 reprises par son ancien partenaire, dont le mobile présumé serait une rupture amoureuse.
Le pronostic vital de la jeune fille, hospitalisée dans un état critique, reste engagé ce dimanche 14 juin, a indiqué le procureur de la République de Reims, François Schneider. Dès samedi, ce dernier avait évoqué une séparation récente comme piste privilégiée pour expliquer cette agression d’une violence extrême. Ces révélations interviennent alors que les statistiques nationales révèlent une hausse de 11 % du nombre de féminicides conjugaux entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre 2025.
Ce qu’il faut retenir
- Un homme de 28 ans, de nationalité angolaise, mis en examen pour tentative d’assassinat, violences conjugales et menaces de mort après l’agression au couteau d’une adolescente de 17 ans à Reims.
- La victime, de nationalité congolaise, a subi 12 coups de couteau vendredi 12 juin vers 20 h 40 ; son pronostic vital reste engagé.
- Le mobile présumé serait une rupture amoureuse, selon le parquet de Reims.
- L’accusé, placé en détention provisoire, a gardé le silence lors de sa garde à vue.
- Une plainte pour violences conjugales et menaces avait déjà été déposée en avril 2026 par la victime.
- Les féminicides conjugaux ont augmenté de 11 % entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées en 2024.
Une agression d’une extrême violence dans la soirée du 12 juin
Vendredi 12 juin, aux alentours de 20 h 40, une adolescente de 17 ans a été victime d’une agression au couteau dans les rues de Reims. Selon les éléments communiqués par le parquet, la jeune fille a été poignardée à 12 reprises par son ex-compagnon, un homme de 28 ans. Transportée d’urgence à l’hôpital, son état a nécessité une prise en charge immédiate en milieu hospitalier. Dès samedi, le procureur François Schneider avait indiqué que « le mobile (semblait) être la séparation » du couple, confirmant ainsi les premières investigations menées par les forces de l’ordre sur place.
Cette agression survient dans un contexte local déjà marqué par une montée des violences intrafamiliales. Reims, comme de nombreuses autres villes françaises, n’est pas épargnée par cette tendance nationale, où les ruptures sentimentales servent trop souvent de détonateur à des drames humains. Les enquêtes préliminaires ont rapidement orienté les investigations vers le profil de l’auteur présumé, déjà connu des services de police pour des faits antérieurs de violences conjugales.
Un suspect déjà connu pour violences conjugales, placé en détention
Le parquet de Reims a confirmé dimanche 13 juin la mise en examen de l’ex-compagnon de la victime, un homme de 28 ans originaire d’Angola. Les chefs d’accusation retenus contre lui sont tentative d’assassinat, violences conjugales et menaces de mort sur conjoint. Une plainte avait déjà été déposée en avril 2026 pour des faits similaires, ce qui avait conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire. Le suspect a été placé en détention provisoire après sa garde à vue, conformément à la demande du parquet.
Lors de son audition, l’accusé n’a livré aucune déclaration, conservant le silence face aux enquêteurs. Cette attitude, bien que légalement fondée, ne permet pas d’éclairer davantage les motivations profondes de son acte. Les enquêteurs s’attachent désormais à reconstituer la chronologie des événements ayant conduit à cette agression, en s’appuyant sur les témoignages, les preuves matérielles et les éventuels messages échangés entre les deux jeunes gens avant le drame.
Un contexte national alarmant : la hausse des féminicides conjugaux
L’affaire s’inscrit dans un contexte national particulièrement préoccupant. Selon les dernières statistiques officielles, publiées en octobre 2025, le nombre de féminicides conjugaux a connu une hausse de 11 % entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024. Ces chiffres, issus des rapports du ministère de l’Intérieur, soulignent l’urgence d’une prise de conscience collective et d’un renforcement des dispositifs de prévention et de protection des victimes.
Les associations spécialisées alertent depuis plusieurs années sur l’augmentation des violences conjugales, notamment après des ruptures ou des séparations conflictuelles. La situation à Reims rappelle celle d’autres villes françaises où des drames similaires ont marqué la mémoire collective ces dernières années. Les autorités locales, en collaboration avec les associations, tentent de renforcer les dispositifs d’alerte et d’accompagnement, mais la violence reste un fléau difficile à endiguer.
« Le mobile (semblait) être la séparation » du couple, a déclaré le procureur François Schneider dès samedi 13 juin, confirmant les premières pistes de l’enquête.
Si cette affaire soulève des questions sur l’efficacité des dispositifs de protection existants, elle rappelle aussi l’importance d’un signalement précoce des violences. Les proches de la victime, comme ceux de tout autre personne en danger, sont encouragés à alerter les autorités sans délai. Les services sociaux et associatifs restent mobilisés pour accompagner les victimes et leurs familles dans ces moments difficiles.
L’accusé a été mis en examen pour tentative d’assassinat, violences conjugales et menaces de mort sur conjoint. Une plainte pour ces mêmes faits avait déjà été déposée en avril 2026 par la victime.
Selon le procureur François Schneider, le mobile présumé serait une rupture amoureuse. Les enquêteurs privilégient cette piste, mais l’enquête doit encore confirmer cette hypothèse.