Les foyers américains pourraient voir leurs coûts énergétiques baisser à court terme. Donald Trump a annoncé, jeudi 21 mai 2026, la suppression des restrictions imposées par son prédécesseur Joe Biden sur l’utilisation de certains gaz à effet de serre puissants. Selon Ouest France, le président républicain, connu pour son scepticisme affiché envers les politiques climatiques ambitieuses, a justifié cette décision en invoquant un « fardeau inutile » pour les ménages et les entreprises.
Ce qu'il faut retenir
- Donald Trump a levé, le 21 mai 2026, les restrictions sur des gaz à effet de serre imposées par Joe Biden pendant son mandat.
- Le président républicain affirme que ces mesures pénalisent les foyers américains et les industries locales.
- Les gaz concernés, comme les hydrofluorocarbures (HFC), sont utilisés dans les systèmes de réfrigération et de climatisation.
- Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique environnementale contestée de l’administration Trump.
La mesure, officialisée lors d’une déclaration à la presse, marque un tournant dans la politique climatique américaine. Joe Biden avait renforcé en 2024 les normes encadrant l’utilisation de ces gaz, jugés jusqu’à 14 000 fois plus réchauffants que le CO₂, selon les données de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA). Trump, lui, dénonce un « excès de régulation » qui, selon lui, « étouffe l’économie » sans apporter de bénéfice environnemental tangible. « Ces restrictions ne font que renchérir le coût de la vie pour les familles et compliquer la vie des entrepreneurs », a-t-il déclaré, sans préciser quels secteurs seraient les plus impactés.
Les hydrofluorocarbures (HFC), cibles principales de cette levée de restrictions, sont des gaz utilisés massivement dans les climatiseurs, les réfrigérateurs ou encore les aérosols. Leur pouvoir réchauffant, bien que concentré sur une durée limitée dans l’atmosphère, en fait une cible privilégiée des politiques de réduction des émissions. L’Union européenne, par exemple, a déjà acté leur interdiction progressive d’ici 2030 dans le cadre de son Pacte vert. Aux États-Unis, l’administration Biden avait aligné sa réglementation sur ces standards internationaux, malgré les critiques des milieux industriels.
« Nous allons libérer l’innovation américaine et réduire les coûts pour les consommateurs, tout en maintenant un environnement sain. »
— Donald Trump, 21 mai 2026
Cette décision s’inscrit dans une logique plus large de démantèlement des politiques environnementales mises en place par l’administration précédente. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Trump a déjà abrogé plusieurs mesures phares de Biden, comme le retour des forages pétroliers en Alaska ou le relâchement des normes d’émission pour les centrales à charbon. Les associations écologistes, elles, promettent de « contester cette décision en justice » et dénoncent un « recul historique » pour la lutte contre le changement climatique. « Le président Trump joue avec le feu en sacrifiant la santé publique et l’avenir de la planète sur l’autel des profits à court terme », a réagi Lisa García, directrice de l’organisation Earthjustice.
Les conséquences concrètes de cette levée de restrictions restent à préciser. Les industriels du secteur, comme Carrier ou Trane Technologies, pourraient profiter d’un assouplissement des règles pour relancer leur production. À l’inverse, les défenseurs de l’environnement craignent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, alors que les États-Unis restent le deuxième plus gros pollueur mondial, derrière la Chine. Selon les projections de l’EPA, la suppression de ces normes pourrait entraîner une hausse de 5 à 10 % des émissions annuelles de HFC d’ici 2028.
Quant à l’impact sur les ménages, il dépendra de la réaction des fabricants et des distributeurs. Si certains pourraient répercuter la baisse des coûts de production sur les prix, rien ne garantit que cette économie se répercute concrètement sur les factures d’électricité ou de réfrigération.
Les restrictions levées par Donald Trump concernent principalement les hydrofluorocarbures (HFC), des gaz utilisés dans les systèmes de climatisation, de réfrigération et les aérosols. Ces gaz, bien que moins persistants que le CO₂ dans l’atmosphère, ont un pouvoir réchauffant jusqu’à 14 000 fois supérieur.