Alors que le paddock de la Formule 1 s’apprête à converger vers le circuit Gilles-Villeneuve de Montréal pour le Grand Prix du Canada, prévu ce week-end, la question de la hiérarchie au sein de l’écurie Mercedes s’impose plus que jamais. Selon Ouest France, le Britannique George Russell, habitué à jouer les seconds rôles derrière les leaders de son équipe, a tenu à calmer les spéculations en affirmant qu’il n’y avait « aucune raison de paniquer » face à l’écart creusé par son jeune coéquipier italien de 19 ans, Kimi Antonelli.

Ce qu'il faut retenir

  • George Russell minimise les inquiétudes liées à son retard au classement provisoire face à Kimi Antonelli
  • Le pilote britannique souligne qu’il n’y a « aucune raison de paniquer » avant le Grand Prix du Canada
  • Kimi Antonelli, 19 ans, devance Russell au classement des pilotes Mercedes
  • Le Grand Prix du Canada se déroulera sur le circuit Gilles-Villeneuve les 23 et 24 mai 2026
  • Russell évoque une confiance dans la capacité de Mercedes à combler l’écart d’ici la fin de saison

Côté classement, la situation est inédite pour l’écurie allemande. Antonelli, sacré champion de Formule 3 en 2024 puis intégré à l’équipe junior de Mercedes, a marqué les esprits en dominant Russell lors des dernières sessions d’essais et de qualifications. À ce stade de la saison 2026, le jeune Italien compte déjà 18 points d’avance sur son aîné britannique au classement des pilotes Mercedes, selon les données provisoires publiées jeudi 21 mai. Une performance qui a suscité des interrogations sur la capacité de Russell à rivaliser avec son cadet, d’autant que ce dernier n’a pas encore disputé une saison complète en Formule 1.

« Il n’y a aucune raison de s’inquiéter. On sait tous que dans le sport automobile, les choses peuvent changer très vite. Je fais confiance à l’équipe et à notre stratégie pour revenir. Le plus important, c’est de rester concentré sur notre objectif de fin de saison. »
George Russell, pilote Mercedes, jeudi 21 mai 2026.

De son côté, la direction de Mercedes a adopté une posture prudente. L’écurie allemande, en quête de son premier titre constructeur depuis 2021, mise sur la complémentarité de ses deux pilotes pour assurer une saison équilibrée. Si Antonelli a jusqu’ici démontré une maturité et une régularité remarquables, Russell, lui, apporte une expérience précieuse en course, notamment sur les circuits techniques où la gestion des pneus et des stratégies peut faire la différence. « Kimi fait un travail exceptionnel, mais c’est notre travail à tous de nous améliorer chaque week-end », a rappelé Russell lors de sa prise de parole.

Et maintenant ?

Le Grand Prix du Canada s’annonce comme un tournant pour Russell, qui devra prouver sa capacité à inverser la tendance dès samedi 23 mai lors des qualifications. Si les conditions météo, souvent changeantes à Montréal, pourraient redistribuer les cartes, l’écurie Mercedes pourrait également jouer un rôle clé en ajustant sa stratégie lors des arrêts aux stands. Pour l’heure, Antonelli reste le principal favori pour décrocher la pole position, mais Russell a déjà prouvé par le passé qu’il pouvait surprendre, notamment en qualifications sous pression.

Les prochaines manches du championnat, dont le Grand Prix d’Espagne le 7 juin, pourraient également offrir à Russell l’opportunité de réduire l’écart. À plus long terme, la question de la pérennité de la hiérarchie actuelle au sein de Mercedes pourrait se poser, surtout si Antonelli confirme son ascension rapide. Pour l’instant, l’écurie préfère insister sur l’unité du collectif. « Notre objectif reste le même : maximiser nos points à chaque course », a souligné un porte-parole de Mercedes, sans davantage de commentaires sur la rivalité interne.

Quoi qu’il en soit, le Grand Prix du Canada s’annonce sous haute tension, entre l’ascension fulgurante d’Antonelli et la volonté de Russell de ne pas laisser filer sa chance. Une course qui pourrait, autant dire, dessiner les contours de la hiérarchie Mercedes pour les saisons à venir.

Russell mise sur la capacité de son équipe à ajuster sa stratégie en cours de saison et rappelle que les écarts peuvent se réduire rapidement, comme cela a déjà été le cas par le passé en Formule 1.