La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé, jeudi 21 mai 2026, une aggravation de sa perte nette de 27% sur le premier semestre de son exercice décalé, achevé fin mars. Selon BFM Business, cette dégradation s’élève à 377 millions de livres (soit 436 millions d’euros), contre 297 millions de livres à la même période un an plus tôt. Cette performance financière est principalement imputée à la hausse des coûts du carburant, elle-même consécutive au conflit en cours au Moyen-Orient depuis le 28 février 2025.
Ce qu'il faut retenir
- Perte nette aggravée de 27% à 377 millions de livres (436 M€) au premier semestre 2026, contre 297 M£ en 2025
- Chiffre d’affaires en progression de 12%, atteignant 3,954 milliards de livres
- Coût supplémentaire du kérosène estimé à 25 millions de livres rien qu’en mars 2026
- Coefficient de remplissage des vols en hausse de 2 points, à 90%
- Activité EasyJet holidays en forte croissance, avec une hausse de 22% du nombre de clients
Malgré une demande soutenue et des réservations tardives jugées « solides », le groupe britannique a subi de plein fouet les conséquences du conflit régional. D’après son communiqué, cette situation a entraîné une moins bonne visibilité sur les réservations futures et une hausse des coûts opérationnels, en particulier ceux liés au kérosène. « La guerre au Moyen-Orient a directement impacté nos résultats via une augmentation des prix du carburant », précise EasyJet dans son bilan semestriel.
Les dépenses supplémentaires imputables à la flambée du prix du kérosène ont atteint 25 millions de livres au seul mois de mars. Toutefois, le groupe assure ne pas avoir rencontré de difficultés d’approvisionnement en carburant, malgré un contexte géopolitique tendu. « Aucune perturbation dans notre chaîne logistique n’a été constatée », ajoute-t-il.
Côté positif, le chiffre d’affaires du premier semestre a progressé de 12%, s’établissant à 3,954 milliards de livres. Cette performance reflète une demande toujours dynamique, même si elle reste inégalement répartie dans le temps. « Les réservations globales pour la période estivale accusent un retard par rapport à leur niveau de l’an dernier », reconnaît EasyJet, qui anticipe un second semestre également affecté par le conflit.
Une performance opérationnelle globalement solide malgré les turbulences
Malgré les difficultés financières, EasyJet met en avant une bonne tenue opérationnelle. Le coefficient de remplissage des avions a atteint 90%, soit une progression de 2 points par rapport à la même période en 2025. « Nous avons réalisé une solide performance opérationnelle au premier semestre », se félicite le directeur général du groupe, Kenton Jarvis.
Ce dernier a tenu à rassurer sur la capacité du groupe à rebondir une fois le conflit terminé. « Nous restons confiants dans notre capacité à progresser encore vers nos objectifs financiers de moyen terme », déclare-t-il. Pour y parvenir, EasyJet compte notamment s’appuyer sur le développement de sa filiale EasyJet holidays, dont l’activité a enregistré une hausse de 22% du nombre de clients sur un an. « Cette activité a continué d’enregistrer une forte demande », souligne le groupe.
Un second semestre sous haute tension
Les perspectives pour les mois à venir restent marquées par une grande incertitude. EasyJet alerte sur un retard dans les réservations estivales par rapport à 2025, une période traditionnellement porteuse pour le secteur aérien. « Le conflit au Moyen-Orient continue de peser sur la confiance des voyageurs et la visibilité à moyen terme », explique le groupe.
Dans ce contexte, le directeur général a rappelé que la compagnie était « capable de rebondir après le conflit ». Il mise sur une reprise progressive des activités une fois les tensions apaisées, tout en maintenant ses efforts pour optimiser ses coûts et diversifier ses sources de revenus. La filiale dédiée aux voyages reste un levier stratégique, alors que la demande pour les séjours organisés se maintient à un niveau élevé.
Les prochaines publications financières du groupe, prévues pour l’automne, permettront d’évaluer plus précisément l’ampleur des dommages subis et la capacité d’EasyJet à tenir ses objectifs à moyen terme. En attendant, la direction a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa stratégie, malgré un environnement défavorable.
Le principal facteur est la flambée des prix du kérosène, directement liée au conflit en cours au Moyen-Orient depuis février 2025. Selon le communiqué du groupe, cette hausse a entraîné un surcoût de 25 millions de livres rien qu’en mars 2026. EasyJet a également évoqué une moins bonne visibilité sur les réservations futures, en raison de l’incertitude économique et géopolitique persistante.
Le groupe mise sur plusieurs leviers pour atténuer l’impact de la hausse des coûts. D’abord, il compte sur le développement de sa filiale EasyJet holidays, dont l’activité a progressé de 22% en un an. Ensuite, EasyJet vise une reprise progressive des réservations une fois le conflit au Moyen-Orient terminé. Enfin, le groupe évoque une optimisation continue de ses coûts opérationnels pour préserver ses marges.