Le président de la République, Emmanuel Macron, a effectué vendredi sa dernière sortie protocolaire en tant que chef de l’État sur une pelouse de Coupe de France, à l’occasion de la finale opposant le RC Lens à l’OGC Nice au Stade de France. Selon RMC Sport, cette apparition marque un retour à un rituel mis en pause depuis 2022, après trois éditions consécutives où le protocole avait été adapté en raison de risques de sifflets ou de protestations.
Ce qu'il faut retenir
- Emmanuel Macron a effectué sa dernière descente sur la pelouse pour une finale de Coupe de France en tant que président, 22 mai 2026 au Stade de France.
- Il a renoué avec le protocole traditionnel de salutation des joueurs, absent depuis 2022.
- Le chef de l’État a essuyé quelques sifflets, rapidement éteints, avant d’échanger avec les joueurs des deux équipes.
- Il a notamment adressé un mot à Robin Risser, gardien lensois sélectionné pour la Coupe du monde 2026, et à Dante, capitaine niçois quittant le club.
- La rencontre, remportée par l’OGC Nice sur le score de 2-0, a clos la saison des compétitions nationales.
Un retour au protocole après quatre ans d’absence
Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron s’est régulièrement rendu au Stade de France pour assister aux finales de Coupe de France, un rendez-vous sportif qu’il apprécie particulièrement. Pourtant, lors des trois dernières éditions — 2022, 2023 et 2024 —, le chef de l’État avait modifié son approche en restant dans les tribunes et en serrant la main des finalistes dans le couloir menant au terrain. Selon RMC Sport, cette décision avait été prise pour éviter les risques de sifflets ou de contestations publiques, une pratique courante lors de ses apparitions dans les stades.
Vendredi, Macron a donc rompu avec cette habitude. Après l’hymne national, il a descendu les gradins en compagnie de Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF), ainsi que des dirigeants des deux clubs finalistes : Jean-Pierre Rivère pour Nice et Joseph Oughourlian pour Lens. Une fois sur la pelouse, il a pu échanger directement avec les joueurs, un moment protocolaires généralement réservé aux vainqueurs en cas de victoire du club hôte.
Des échanges protocolaires malgré quelques sifflets
Dès son arrivée sur la pelouse, Emmanuel Macron a été accueilli par quelques sifflets du public présent au Stade de France. Ces protestations, bien que réelles, sont restées ponctuelles et n’ont pas duré, permettant au chef de l’État de mener à bien ses échanges avec les joueurs. Côté lensois, il s’est particulièrement attardé auprès de Robin Risser, le jeune gardien de 22 ans appelé en équipe de France par Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026 qui débutera le 11 juin au Mexique, aux États-Unis et au Canada.
« J’ai lu des interviews, vous gardez la tête froide », a-t-il lancé au gardien, selon RMC Sport. Il lui a également donné rendez-vous le 2 juin, date à laquelle les Bleus doivent s’envoler pour le Nouveau Monde. Pour les Niçois, Macron a salué Dante, capitaine emblématique du club et dont le départ est acté à l’issue de la saison. « Il tient la marée », a-t-il commenté à propos du défenseur brésilien, soulignant son rôle clé dans l’effectif malgré les difficultés récentes du club.
Un moment protocolaire écourté par les contraintes de temps
Les poignées de main ont été chaleureuses, notamment avec l’ancien Marseillais Jonathan Clauss, latéral droit de Lens. Macron a également pris le temps d’échanger avec les enfants présents sur la pelouse, leur offrant des bisous avant de quitter les lieux. Selon le compte-rendu de RMC Sport, il a été finalement rappelé à l’ordre par un responsable du protocole, qui lui a indiqué qu’il prenait « un peu trop de temps » sur la pelouse. Une fin de séquence qui illustre les contraintes logistiques liées à ces apparitions, entre attentes protocolaires et respect du timing.
Une finale remportée par Nice, dans un Stade de France moins rempli que d’habitude
Sur le plan sportif, la finale de Coupe de France 2026 a vu l’OGC Nice s’imposer face au RC Lens sur le score de 2-0, grâce à des buts signés par ses attaquants vedettes. La victoire niçoise a clos une saison marquée par des incertitudes sportives pour les deux clubs, Lens et Nice, respectivement finalistes de la compétition. Le match, diffusé en direct sur plusieurs chaînes, a attiré un public moindre que lors des éditions précédentes, reflétant peut-être une lassitude des supporters ou les conséquences des tensions récurrentes autour du football français.
Pour le RC Lens, cette défaite s’ajoute à une saison en demi-teinte, malgré la présence de joueurs comme Risser, dont la sélection en équipe de France avait été saluée. Pour Nice, la victoire permet de clore la saison sur une note positive, même si le club reste en proie à des questionnements sur son avenir sportif et financier. Emmanuel Macron, présent en tribune, a pu assister à une rencontre qui, bien que protocollement chargée pour lui, s’est déroulée sans incident majeur.
Cette finale de Coupe de France restera donc comme un moment charnière, à la fois sportif et politique, où tradition et modernité se sont croisées sur la pelouse du Stade de France.
Selon RMC Sport, le chef de l’État avait choisi de rester dans les tribunes et de limiter les interactions protocolaires pour éviter les risques de sifflets ou de contestations publiques, une pratique courante lors de ses apparitions dans les stades. Cette adaptation avait été décidée après plusieurs incidents ou tensions lors de matchs précédents.