Les épéistes françaises ont remporté ce dimanche 22 juin 2026 le titre de championnes d’Europe par équipes à Antony, dans les Hauts-de-Seine, face à la Hongrie. Selon RMC Sport, les Bleues se sont imposées sur le score de 42 à 36 après avoir frôlé l’élimination dans un match qui a basculé à plusieurs reprises.
Ce qu'il faut retenir
- Les Françaises — Auriane Mallo-Breton, Marie-Florence Candassamy, Alexandra Louis-Marie et Diane Von Kerssenbrock — ont remporté la médaille d’or après une finale serrée et mouvementée.
- En menant 14-7 après quatre relais, elles ont subi un effondrement lors du cinquième, où Candassamy s’est inclinée 1-10 face à Eszter Muhari.
- Les Hongroises ont alors repris l’avantage, mais les Bleues se sont ressaisies grâce à un collectif soudé et une communication fluide.
- Ce titre européen prépare les Françaises pour les championnats du monde à Hong-Kong du 21 au 30 juillet 2026.
- Les épéistes ont salué leur résilience et l’importance de leur cohésion, qualifiant cette victoire de « symbole » de leur travail quotidien.
Une finale qui a failli basculer
Tout semblait acquis pour les Françaises après un début de match maîtrisé. Menant 14-7 après le quatrième relais, elles abordaient la suite avec confiance. Pourtant, c’est à ce moment que tout a basculé. Face à Eszter Muhari, Marie-Florence Candassamy, championne du monde en titre en individuel, a connu un relais catastrophique : 1-10 en sa défaveur. Résultat, les Hongroises ont opéré un retour fulgurant, passant devant au score pour la première fois (15-17) avant le sixième relais.
Mais les Bleues n’ont pas cédé à la panique. Auriane Mallo-Breton, vice-championne olympique en individuel à Paris en 2024, a immédiatement redonné de l’espoir à son équipe en égalisant (19-19). « Je pense que c'est important de montrer que quand il y en a une qui va moins bien, tout de suite les autres prennent le relais », a-t-elle expliqué après le match. « Moi j'aime bien dire qu’on prend le dos de l'autre, parce que ça arrive de passer à côté d'un relais, mais ce qui est important c'est de montrer qu'on est soudées, qu'on ne montre pas nos émotions et qu'on fait bloc toutes ensemble pour repartir vraiment à zéro et prendre le score comme s'il y avait 0-0. »
La force du collectif au cœur de la victoire
Marie-Florence Candassamy, après son relais raté, a su se reprendre et apporter sa contribution décisive. « Avoir un coup de moins bien, ça peut arriver à n'importe qui », a-t-elle souligné. « Mais les matchs s'enchaînent assez rapidement, donc on n'a pas le temps de réfléchir. Je me suis dit que, dans tous les cas, les filles me portaient et qu’il fallait que je fasse mon taf, donc j'ai essayé de faire le taf au mieux. » Son analyse met en lumière la rapidité d’exécution et la confiance mutuelle qui caractérisent cette équipe.
Ce titre européen est d’autant plus symbolique qu’il récompense un collectif soudé. « Je pense qu’il faut vraiment garder cette communication », a insisté Auriane Mallo-Breton. « Je trouve que ça a été hyper fluide sur la journée, on a vraiment réussi à communiquer entre nous, à discuter sans que certaines prennent le pas sur les autres, vraiment toutes sur un pied d'égalité. On a réussi à se dire les choses pour vraiment être dans le bon sens et je pense qu'il y avait beaucoup de bienveillance donc je pense que c'est ça qu'il faut qu'on retienne: rester positives quelle que soit la situation qui nous arrive. »
Un titre à savourer avant la préparation mondiale
Jour de fête de la musique oblige, les épéistes n’ont pas caché leur envie de célébrer cette victoire. Marie-Florence Candassamy a résumé l’ambiance : « Dormir », a-t-elle lancé en riant. Auriane Mallo-Breton a ajouté : « On va déjà aller se doucher, parce qu’on a chaud. Et puis on va profiter. Je pense que c'est vraiment important de savourer ces moments-là parce que c'est pour ça qu'on s'entraîne aussi tous les jours et qu'on galère à l'entraînement, c'est pour vivre des moments comme ça donc il faut vraiment les savourer, se reposer aussi un peu, se ressourcer parce qu'on va vite repartir sur la préparation pour les championnats du monde. »
Alexandra Louis-Marie, troisième membre du quatuor, a partagé cette vision : « Ça donne encore plus d'envie » de remporter les prochains titres. « Mais c'est vrai qu'il faut rester concentrées parce que ça sera une compétition à part, il y aura un peu plus de stress, mais on va arriver prêtes, motivées et on va tout faire pour ramener un autre titre mondial. »
Cette médaille d’or européenne s’ajoute à un palmarès déjà impressionnant, mais elle revêt une importance particulière. Elle prouve que, même dans l’adversité, le travail d’équipe et la persévérance paient. Pour ces épéistes, ce trophée est à la fois une récompense et une motivation pour les prochaines échéances.
— Selon RMC Sport
Les quatre épéistes sont Auriane Mallo-Breton, Marie-Florence Candassamy, Alexandra Louis-Marie et Diane Von Kerssenbrock. Elles ont remporté le titre à Antony face à la Hongrie.