Alex Albon a heurté un mur ce vendredi 23 mai 2026 lors de la séance d’essais libres du Grand Prix du Canada, sur le circuit Gilles-Villeneuve à Montréal, après avoir percuté une marmotte qui traversait la piste. Selon RMC Sport, le pilote de l’écurie Williams s’en est sorti indemne, mais l’animal n’a pas survécu à la collision.
Ce qu'il faut retenir
- Alex Albon a endommagé sa Williams en heurtant un mur après avoir écrasé une marmotte sur la piste du GP du Canada, selon RMC Sport.
- La séance d’essais a été interrompue plusieurs minutes, et la monoplace a subi des dégâts importants nécessitant des réparations majeures.
- Le Thaïlandais a manqué les qualifications pour le sprint en raison de la gravité des dommages, tandis que son coéquipier Carlos Sainz s’est classé 10e.
- James Vowles, patron de Williams, a rappelé que ce type d’incident n’est pas rare sur ce circuit, où des marmottes sont régulièrement observées depuis 26 ans.
- En amont de l’événement, une opération de relocalisation d’une trentaine d’animaux sauvages, dont des marmottes, avait été menée dans le parc Jean-Drapeau.
Un accident lié à la présence d’un rongeur sur la piste
Le pilote Williams, en sortie de courbe, n’a pu éviter la marmotte qui traversait la piste à haute vitesse. Selon RMC Sport, l’impact avec l’animal a provoqué une perte de contrôle immédiate, entraînant la collision d’Albon contre le mur de protection. Si le Thaïlandais a quitté sa monoplace sans blessure, la marmotte n’a pas survécu à la collision. « C’est l’un des risques de ce circuit », a déclaré James Vowles, le patron de l’écurie britannique, lors d’un point presse.
Un circuit connu pour ses rencontres entre pilotes et faune locale
James Vowles a rappelé que le circuit Gilles-Villeneuve, situé dans le parc Jean-Drapeau à Montréal, est régulièrement confronté à ce type d’incidents. « Je sais que cela peut sembler étrange pour les personnes qui n’y sont pas habituées, mais cela fait environ 26 ans que nous venons ici et il y a toujours des marmottes », a-t-il expliqué. « Malheureusement, il y a déjà eu plusieurs incidents de ce genre. » Avant le début du week-end de course, les organisateurs avaient d’ailleurs mené une opération de relocalisation pour déplacer une trentaine d’animaux sauvages, dont des marmottes, afin de limiter les risques.
Le patron de Williams a également évoqué avec humour la réaction d’Albon après l’incident. « Une fois revenu aux stands, il était surtout inquiet pour sa mère qui adore les animaux, comme lui », a-t-il raconté. « Il a plus d’une dizaine de chats ! Il pense qu’il va devoir payer pour adopter toute une famille de marmottes, parce que ce serait la conséquence de cet incident. »
Des dégâts matériels coûteux et des conséquences sur la séance
La collision a provoqué des dommages importants sur la monoplace d’Albon. « Malgré tous les efforts déployés par l’équipe pour réparer la voiture, les dégâts étaient bien plus importants qu’on ne le pensait initialement », a indiqué Williams dans un communiqué. Le remplacement de la boîte de vitesses et du groupe motopropulseur a été nécessaire, ce qui a contraint le pilote à déclarer forfait pour les qualifications du sprint, prévues le même jour.
Son coéquipier, Carlos Sainz, a quant à lui terminé 10e des qualifications, lui permettant de prendre part à la course sprint qui se tiendra ce samedi 24 mai 2026. La séance d’essais libres a été interrompue pendant plusieurs minutes après l’accident, le temps de nettoyer la piste et de sécuriser la zone.
Un incident qui rappelle les aléas de la compétition automobile
Cet accident illustre les imprévus auxquels les pilotes doivent faire face, même sur des circuits aussi emblématiques que Montréal. Entre vitesse, adhérence et environnement naturel, chaque détail compte. Pour Williams, l’enjeu sera désormais de limiter l’impact de cet incident sur les performances de la monoplace en vue des prochaines manches du championnat.
Côté organisation, la question de la cohabitation entre sport automobile et faune locale pourrait également revenir sur le devant de la scène, alors que des opérations de relocalisation avaient déjà été menées avant le Grand Prix. Reste à savoir si des mesures supplémentaires seront mises en place pour les éditions futures.
Le circuit Gilles-Villeneuve est situé dans le parc Jean-Drapeau, un espace vert en plein cœur de Montréal où la faune locale, notamment les marmottes, est très présente. Depuis 26 ans, des incidents similaires se produisent régulièrement, selon James Vowles, patron de Williams. Les organisateurs ont déjà tenté de limiter les risques en relocalisant une trentaine d’animaux avant le week-end de course.