Florentino Pérez a réaffirmé ses positions sans concession ce mercredi 12 mai 2025, lors d’une interview télévisée sur La Sexta, alors que son club traverse une nouvelle saison sans titre majeur. Selon RMC Sport, le président du Real Madrid a une nouvelle fois dénoncé un « environnement hostile » orchestré par les médias, tout en maintenant sa candidature pour un nouveau mandat lors des prochaines élections internes.

Ce nouvel échange s’inscrit dans la continuité d’une conférence de presse tenue la veille, marquée par des déclarations musclées. Florentino Pérez a ainsi accusé les journalistes d’être des « ennemis du Real Madrid », qualifiant leur action de « campagne orchestrée » visant à déstabiliser le club. « Faut-il absolument gagner la Ligue des champions et la Liga ? Si tel est le cas, la plupart des clubs devraient se suicider », a-t-il lancé, attribuant les difficultés de son équipe aux nombreux engagements internationaux, notamment la Coupe du monde des clubs et les problèmes physiques des joueurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Florentino Pérez a dénoncé un « complot médiatique » contre le Real Madrid, accusant les journalistes d’être des « ennemis du club ».
  • Il a évoqué une « campagne orchestrée » pour déstabiliser l’équipe, en pleine crise sportive sans trophée majeur depuis deux saisons.
  • Le président a confirmé sa candidature pour un nouveau mandat, assurant agir « pour défendre les socios » face à des « ennemis internes et externes ».
  • Concernant le conflit avec le FC Barcelone, Pérez a qualifié la relation de « complètement rompue » et accusé le club catalan de corruption arbitrale.
  • Il a réaffirmé sa confiance en Kylian Mbappé, malgré les critiques sur son comportement et ses performances en demi-teinte.
  • Un dossier de 500 pages sera transmis à l’UEFA la semaine prochaine pour dénoncer l’affaire Negreira.

Des tensions internes au cœur des critiques de Pérez

Les dissensions au sein de l’effectif madrilène ont également été au centre de ses propos. Florentino Pérez a minimisé l’altercation entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde, imputant ces révélations à une « taupe » dans le vestiaire. « Sortir ça du placard pour semer la discorde au Real Madrid… Ça doit rester dans les vestiaires », a-t-il insisté, sans préciser l’identité de la personne concernée.

Sur le plan sportif, le président a pris la défense de ses joueurs vedettes. Concernant Vinicius Junior, il a confirmé vouloir prolonger son contrat, tandis que Kylian Mbappé a été présenté comme « le meilleur joueur du Real Madrid actuellement », malgré les critiques sur son attitude et ses relations avec ses coéquipiers. « Mbappé a remporté le Soulier d’Or, il a marqué énormément de buts », a-t-il rappelé, tout en reconnaissant que « des choses sont à améliorer ».

Une rupture totale avec le FC Barcelone et une offensive à l’UEFA

Florentino Pérez a durci le ton à l’égard du rival catalan, qualifiant les relations entre les deux clubs de « complètement rompues ». Il a accusé le FC Barcelone d’avoir « soudoyé des arbitres pendant vingt ans » dans le cadre de l’affaire Negreira, un scandale qui secoue actuellement le football espagnol. « Je ne veux plus rien avoir à faire avec un club qui a soudoyé des arbitres pendant vingt ans. Je veux que justice soit faite », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « C’est le plus grand scandale de corruption de l’histoire du football. »

Le président madrilène a annoncé la transmission prochaine d’un dossier de 500 pages à l’UEFA pour étayer ses accusations. « Ces arbitres sont toujours en fonction. Cette année, ils nous ont retiré entre 16 et 18 points », a-t-il affirmé, justifiant ainsi les mauvais résultats de son équipe. Le FC Barcelone, de son côté, a annoncé se réserver le droit de mener une action en justice contre Florentino Pérez, lequel a lancé : « Qu’ils m’attaquent ! Le Barça a admis avoir payé cet argent. Pour quoi faire ? Pour lutter contre le Real Madrid. »

Une stratégie de communication offensive malgré la crise sportive

Malgré l’absence de trophée majeur pour la deuxième saison consécutive, Florentino Pérez a réaffirmé sa détermination à poursuivre son mandat. « Je veux dire aux socios que je dois faire cela pour les défendre, eux », a-t-il expliqué, évoquant des « ennemis internes et externes » à combattre. Cette posture s’inscrit dans une logique de défiance assumée, où le président mise sur une rhétorique combative pour mobiliser la base du club.

Ses déclarations interviennent alors que le Real Madrid peine à trouver une réponse sportive à la domination du Manchester City en Ligue des champions et à la résurgence du Real Sociedad ou du Atlético Madrid en Liga. Les choix tactiques de Carlo Ancelotti sont également pointés du doigt, certains supporters réclamant un changement de stratégie.

Et maintenant ?

La semaine prochaine verra la transmission du dossier de 500 pages à l’UEFA, une étape clé dans la stratégie de Florentino Pérez pour faire pression sur les instances dirigeantes du football européen. Si les sanctions contre le FC Barcelone se concrétisent, le Real Madrid pourrait en tirer un avantage sportif immédiat. Par ailleurs, les prochaines élections internes, prévues après la fin de la saison 2025-2026, s’annoncent comme un scrutin sous haute tension, le président sortant devant faire face à une opposition plus marquée que par le passé.

Reste à voir si cette ligne offensive permettra au club de tourner la page sur une saison blanche ou si, au contraire, elle aggravera les fractures déjà présentes au sein du vestiaire et parmi les supporters. Une chose est sûre : Florentino Pérez ne compte pas céder à la pression, préférant transformer la crise en opportunité politique.

Le président madrilène estime que les journalistes participent à une « campagne orchestrée » visant à déstabiliser le club, notamment en pleine période de crise sportive sans trophée majeur depuis deux saisons. Selon lui, ces critiques contribuent à créer un « environnement hostile » autour du Real Madrid.

Florentino Pérez accuse le FC Barcelone d’avoir « soudoyé des arbitres pendant vingt ans » dans le cadre de l’affaire Negreira, un scandale de corruption arbitrale. Il affirme que ces pratiques ont privé son équipe de points décisifs en Liga et menace de transmettre un dossier de 500 pages à l’UEFA pour faire sanctionner le club catalan.