Frédéric Keck, directeur de recherche au CNRS, a déclaré dans un entretien au Monde que « l’ère des épidémies doit nous inciter à regarder les animaux comme des sentinelles, et non comme des menaces ». Cette déclaration intervient suite à l'apparition d'un foyer épidémique de Hantavirus sur le bateau MV « Hondius », qui met en lumière les risques liés au « tourisme du désastre ».
Ce type de tourisme, qui propose d’observer les effets des crises, finit par les provoquer, selon Frédéric Keck. L'anthropologue souligne ainsi l'importance de reconsidérer notre rapport aux animaux et à l'environnement face aux épidémies.
Ce qu'il faut retenir
- Frédéric Keck, directeur de recherche au CNRS, appelle à regarder les animaux comme des sentinelles face aux épidémies.
- Le foyer épidémique de Hantavirus sur le bateau MV « Hondius » met en lumière les risques du « tourisme du désastre ».
- Ce type de tourisme peut finir par provoquer les crises qu'il prétend observer.
Le contexte de l'épidémie
L'épidémie de Hantavirus sur le bateau MV « Hondius » a mis en évidence les risques liés aux déplacements de personnes dans des zones à risque. Frédéric Keck a précisé que les animaux, souvent considérés comme des menaces, peuvent en réalité jouer un rôle de sentinelles face aux épidémies.
Ceci implique une révision de notre perception et de notre interaction avec les animaux et l'environnement, afin de mieux comprendre les mécanismes de propagation des maladies et de prendre des mesures préventives efficaces.
Les conséquences du « tourisme du désastre »
Le « tourisme du désastre » peut avoir des conséquences graves, non seulement pour les personnes impliquées mais aussi pour les écosystèmes et les animaux concernés. En proposant d’observer les effets des crises, ce type de tourisme peut créer des situations à risque et accroître la probabilité de transmission de maladies.
Il est donc essentiel de prendre en compte les risques potentiels et de mettre en place des mesures de prévention et de contrôle pour minimiser les impacts négatifs de ce type de tourisme.
En conclusion, la déclaration de Frédéric Keck nous invite à repenser notre approche face aux épidémies et à considérer les animaux comme des partenaires potentiels dans la prévention et la gestion des maladies.
Le « tourisme du désastre » se réfère à la pratique de voyager dans des zones affectées par des crises ou des catastrophes pour observer les effets de ces événements.