La compagnie aérienne low-cost French Bee, filiale du groupe Dubreuil, affiche un retour en déficit en 2025, après un exercice bénéficiaire l'année précédente. Selon BFM Business, French Bee a enregistré une perte nette de 7 millions d'euros sur l'année 2025, malgré une augmentation de son chiffre d'affaires de près de 4 %, atteignant 494 millions d'euros. Cette contre-performance s'explique par une demande touristique américaine inférieure aux prévisions, en dépit de tarifs agressifs proposés par la compagnie.
Ce qu'il faut retenir
- French Bee, filiale du groupe Dubreuil, a subi une perte nette de 7 millions d'euros en 2025, après un bénéfice en 2024
- La compagnie a transporté 1,2 million de passagers en 2025, avec un chiffre d'affaires en hausse de 4 %
- La demande vers les États-Unis a été moins forte que prévu, malgré des billets parfois à moins de 300 euros
- Deux nouvelles destinations sont lancées en décembre : les Maldives et le Sri Lanka
- French Bee détient une flotte de six Airbus A350 et n'a pas de commandes en cours
- La hausse du prix des carburants, représentant 25 à 30 % des coûts, impacte la performance de la compagnie
Un retour en déficit après une année 2024 bénéficiaire
French Bee, spécialisée dans les vols long-courriers à bas coûts, avait renoué avec les bénéfices en 2024, une première depuis la pandémie de Covid-19. Pourtant, en 2025, la compagnie n'a pas réussi à reproduire cette performance. Marc-Antoine Blondeau, directeur général de French Bee, a évoqué un exercice « légèrement déficitaire », avec une perte nette de 7 millions d'euros. « La dynamique touristique américaine nous a un peu ralentis, et nous a amenés un petit peu en dessous de ce qu'on avait prévu pour l'année 2025 », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Une croissance en volume, mais des marges sous pression
Malgré ce revers, French Bee affiche une croissance en termes de chiffre d'affaires, qui atteint 494 millions d'euros en 2025, soit une progression de près de 4 % par rapport à 2024. La compagnie a transporté 1,2 million de passagers sur l'année, un volume en hausse. Cependant, les coûts, notamment ceux liés au carburant, pèsent sur la rentabilité. « Les prix des carburants représentent normalement entre 25 et 30 % de nos coûts. Donc ça a évidemment un impact sur la performance de French Bee », a précisé Marc-Antoine Blondeau.
— Selon les données de la compagnie, les dépenses en carburant ont pesé sur les marges, alors que la demande vers les États-Unis, l'une de ses destinations phares, a été moins forte que prévu. Pourtant, French Bee mise sur des tarifs attractifs, avec des allers simples vers New York parfois proposés à moins de 300 euros.
Deux nouvelles destinations pour diversifier l'offre
Pour compenser les difficultés rencontrées sur le marché nord-américain, French Bee mise sur l'expansion de son réseau. À partir de décembre 2025, la compagnie lancera deux nouvelles liaisons depuis Paris-Orly : Malé (Maldives) et Colombo (Sri Lanka). Ces dessertes s'ajoutent à un réseau déjà composé de cinq destinations en Amérique du Nord (Montréal, New York, Miami, San Francisco et Los Angeles) ainsi que deux liaisons vers l'Outre-mer français (La Réunion et Papeete, à Tahiti).
Les vols vers Malé et Colombo seront assurés par un Airbus A350, actuellement « non optimisé » pour la saison basse. « Cet appareil n'était pas utilisé à plein régime lors des périodes creuses, ce qui nous permettra d'améliorer notre taux de remplissage sur ces nouvelles routes », a expliqué le directeur général. Ces deux destinations, prisées pour leur attractivité touristique, pourraient permettre à French Bee de capter une nouvelle clientèle en quête de destinations exotiques.
Un optimisme prudent pour 2026, malgré les défis
Malgré les défis rencontrés en 2025, French Bee affiche un optimisme mesuré pour l'année 2026. « On reste ambitieux. Les clients sont au rendez-vous, ça c'est le point positif. L'été s'annonce bien, sur les mois de juillet et août », a souligné Marc-Antoine Blondeau. La compagnie anticipe une saison estivale porteuse, bien que les coûts liés au carburant continuent de peser sur ses marges.
Le directeur général a également rappelé que French Bee, filiale du groupe Dubreuil qui possède également Air Caraïbes, dispose d'une flotte de six Airbus A350. Aucune nouvelle commande n'est cependant en attente, la compagnie se concentrant sur l'optimisation de son réseau actuel. « Les clients sont au rendez-vous », a-t-il insisté, évoquant une demande stable pour les vols long-courriers depuis la France.
À plus long terme, la stratégie de French Bee dépendra de sa capacité à maintenir des tarifs compétitifs tout en maîtrisant ses coûts, dans un contexte où les voyageurs restent sensibles aux prix, mais aussi à la qualité du service. La compagnie devra également surveiller l'évolution de la demande transatlantique, un segment crucial pour son modèle économique.
French Bee, un acteur en mutation dans le paysage aérien français
Fondée en 2016, French Bee s'est rapidement imposée comme un acteur majeur des vols long-courriers à bas coûts depuis la France. Propriétaire d'une flotte de six Airbus A350, la compagnie mise sur des destinations variées, allant des grandes métropoles nord-américaines aux îles paradisiaques de l'océan Indien. Son modèle repose sur des tarifs agressifs, parfois bien en dessous de ceux pratiqués par les compagnies traditionnelles, tout en offrant un service standardisé.
Cependant, le secteur aérien fait face à des défis structurels, entre hausse des coûts, pression sur les marges et enjeux environnementaux. French Bee, comme ses concurrents, devra adapter sa stratégie pour concilier rentabilité et attractivité. La diversification de son offre, avec l'ajout de destinations comme les Maldives ou le Sri Lanka, s'inscrit dans cette logique, tout en répondant à une demande croissante pour des voyages vers des destinations lointaines et ensoleillées.
Alors que le tourisme international reprend progressivement son essor après la crise sanitaire, les compagnies low-cost comme French Bee jouent un rôle clé dans la démocratisation des voyages long-courriers. Pourtant, leur succès dépendra de leur capacité à naviguer dans un environnement économique incertain, marqué par des coûts volatils et une concurrence féroce.
En 2026, French Bee dessert cinq destinations en Amérique du Nord (Montréal, New York, Miami, San Francisco et Los Angeles), deux liaisons vers l'Outre-mer français (La Réunion et Papeete), ainsi que deux nouvelles destinations : Malé (Maldives) et Colombo (Sri Lanka), lancées à partir de décembre 2025.
La compagnie mise sur l'optimisation de son réseau, notamment avec les nouvelles liaisons vers les Maldives et le Sri Lanka, ainsi que sur une saison estivale porteuse. Elle compte également sur une meilleure utilisation de sa flotte, actuellement composée de six Airbus A350, pour améliorer son taux de remplissage. Cependant, la hausse des coûts, notamment ceux liés au carburant, reste un défi majeur.