Un mort près d’Athènes, des transports paralysés, des inondations locales… Depuis trois jours, un front orageux d’une rare intensité frappe la Grèce, et les autorités redoutent de nouvelles intempéries pour ce jeudi 2 avril. Selon Ouest France, ces perturbations, marquées par des vents violents et des pluies diluviennes, ont déjà causé des dégâts matériels importants et interrompu partiellement les réseaux de transport dans plusieurs régions du pays.

Ce qu'il faut retenir

  • Un mort a été recensé près d’Athènes dans la nuit de mardi à mercredi, victime directe des intempéries.
  • Les inondations ont perturbé les transports, notamment les routes et les liaisons ferroviaires.
  • Les vents violents ont causé des dégâts matériels, avec des arbres arrachés et des infrastructures endommagées.
  • De nouvelles intempéries sont attendues pour ce jeudi 2 avril, avec un risque accru d’inondations et de coulées de boue.

Un bilan humain et matériel déjà lourd

Le front orageux, qui s’est abattu sur la Grèce depuis lundi, a laissé peu de répit aux autorités locales. Selon Ouest France, c’est dans la soirée de mardi, près de la capitale, qu’un automobiliste a perdu la vie après avoir été emporté par une crue soudaine. Les secours, déjà mobilisés sur plusieurs fronts, ont dû gérer simultanément des opérations de sauvetage et des évacuations préventives dans les zones les plus exposées.

Côté infrastructures, les intempéries ont mis à rude épreuve les réseaux de transport. Plusieurs axes routiers ont été fermés temporairement en raison de chaussées inondées, tandis que des trains ont été retardés ou annulés, notamment sur la ligne reliant Athènes à Thessalonique. « Les conditions météo extrêmes compliquent notre travail, mais les équipes interviennent partout où c’est nécessaire », a déclaré un porte-parole des services de secours, cité par Ouest France.

Des dégâts matériels importants dans plusieurs régions

Au-delà de la capitale, d’autres zones du pays ont subi des dégâts significatifs. En Thessalie, dans le centre de la Grèce, des villages entiers ont été isolés par la montée des eaux, obligeant les habitants à se réfugier sur les hauteurs. Les pompiers ont également signalé des coulées de boue ayant endommagé des habitations et des terres agricoles. Selon Ouest France, les dégâts sont estimés à plusieurs millions d’euros, mais ce bilan pourrait encore s’alourdir avec l’arrivée des nouvelles intempéries annoncées pour aujourd’hui.

Les autorités appellent à la prudence, notamment dans les zones en altitude où les risques de glissements de terrain restent élevés. « Nous surveillons particulièrement les régions montagneuses, où les sols gorgés d’eau pourraient céder à tout moment », a précisé un responsable du ministère des Transports, interrogé par Ouest France.

Et maintenant ?

Pour ce jeudi 2 avril, les météorologues grecs prévoient un renforcement des perturbations, avec des cumuls de pluie pouvant atteindre 80 à 100 mm en 24 heures dans certaines zones. Les autorités ont déjà commencé à déployer des renforts dans les régions les plus exposées, tandis que des alertes météo de niveau orange ont été maintenues pour la majeure partie du pays. « Nous restons en alerte maximale, mais l’évolution de la situation dépendra de l’intensité des précipitations », a indiqué un responsable de l’Agence nationale de protection civile.

Un phénomène aggravé par le changement climatique ?

Si les épisodes de mauvais temps ne sont pas rares en Grèce au printemps, leur intensité croissante interroge. Selon les climatologues, le réchauffement climatique pourrait aggraver la fréquence et la violence de ces intempéries. « Les modèles prévoient une augmentation des précipitations extrêmes en Méditerranée, ce qui expose davantage les populations et les infrastructures », a expliqué un expert de l’Observatoire national d’Athènes, contacté par Ouest France.

Face à ce constat, le gouvernement grec a annoncé un plan d’urgence pour renforcer la résilience des territoires les plus vulnérables. Des travaux de drainage et de protection des sols sont prévus dans les zones les plus touchées, mais leur mise en œuvre prendra plusieurs mois. En attendant, la priorité reste la sécurité des habitants et la coordination des secours.

La Grèce devra-t-elle s’habituer à ces épisodes de plus en plus fréquents ? Une chose est sûre : les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer l’ampleur des dégâts et adapter les réponses des autorités.

Les zones les plus affectées se situent principalement autour d’Athènes, en Thessalie (centre du pays) et dans le Péloponnèse (sud). Ces régions concentrent l’essentiel des dégâts matériels et des perturbations de transport, selon les autorités locales.