Au 1er janvier 2026, 23 294 patients figuraient sur la liste nationale d’attente pour une greffe cardiaque, selon l’Agence de la biomédecine. Parmi eux, certains attendent des années avant qu’un cœur compatible ne se libère. C’est dans ce contexte que le témoignage de Damien Lesage, transplanté en 2019 à seulement 28 ans, illustre l’espoir que représentent ces interventions salvatrices.

Ce qu'il faut retenir

  • 23 294 patients en attente d’une greffe cardiaque en France au 1er janvier 2026, selon l’Agence de la biomédecine.
  • Damien Lesage, 28 ans en 2019, a bénéficié d’une transplantation cardiaque après un diagnostic tardif de cardiomyopathie.
  • Il est resté un mois en soins intensifs avant l’intervention, après avoir été hospitalisé en urgence au CHU de Rennes.
  • À l’époque, son poids atteignait 160 kg avec des œdèmes importants, un critère pris en compte avant la greffe.
  • Pour Damien Lesage, « ce cœur qu’on m’a greffé, c’est le plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie ».

Une prise en charge tardive révélée par une cardiomyopathie

Damien Lesage n’avait que 28 ans en 2019 lorsqu’il a été diagnostiqué avec une cardiomyopathie à coronaires saines, une maladie cardiaque rare et sévère. Comme il l’explique, « tout a commencé par un mal-être général et plusieurs mauvais diagnostics de spécialistes ». Les symptômes, d’abord attribués à d’autres causes, ont finalement conduit à une hospitalisation en urgence au CHU de Rennes. C’est là que les médecins ont identifié la cardiomyopathie, une pathologie qui affaiblit le muscle cardiaque et empêche une circulation sanguine normale.

Face à l’aggravation de son état, l’équipe médicale a dû trancher rapidement. « Les médecins ont décidé de faire une transplantation parce que c’était la seule chose qu’il restait à faire », précise-t-il. Une décision difficile, mais nécessaire pour lui sauver la vie. Pourtant, avant de pouvoir être inscrit sur la liste d’attente, Damien Lesage a dû passer par une batterie de tests approfondis. Son poids, à l’époque de 160 kg avec des œdèmes importants, a également été un facteur déterminant dans l’évaluation de sa candidature.

Un parcours semé d’embûches avant la greffe

Une fois la décision de transplantation prise, Damien Lesage a dû patienter dans un service de soins intensifs pendant un mois. Pendant cette période, chaque test a été déterminant pour évaluer sa condition physique et psychologique avant l’opération. Les œdèmes, symptômes visibles de son insuffisance cardiaque, ont progressivement régressé grâce aux traitements administrés. Son poids, bien qu’encore élevé, a commencé à se stabiliser, une amélioration nécessaire pour envisager la greffe.

Cette attente, aussi longue qu’inquiétante, a marqué un tournant dans son parcours médical. « On a réalisé tous les tests possibles », raconte-t-il. Entre examens cardiaques, analyses sanguines et évaluations nutritionnelles, chaque détail comptait. Les médecins devaient s’assurer qu’il était suffisamment stable pour supporter l’intervention, mais aussi qu’il ne présentait pas de contre-indications majeures. Une étape cruciale, surtout pour un patient jeune comme lui, dont la santé était déjà fortement altérée.

« Ce cœur greffé, c’est le plus beau cadeau de ma vie »

« Ce cœur qu’on m’a greffé, c’est le plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie. » — Damien Lesage, transplanté cardiaque en 2019.

Plusieurs années après sa greffe, Damien Lesage porte un regard rempli de gratitude sur cette seconde chance. Pour lui, recevoir un nouveau cœur a été bien plus qu’une intervention médicale : c’est un bouleversement existentiel. « Ce cœur qu’on m’a greffé, c’est le plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie », affirme-t-il avec émotion. Son témoignage, recueilli par Ouest France, met en lumière l’impact profond de ces transplantations sur les patients et leurs proches.

Comme lui, des milliers de personnes en France attendent chaque année un cœur compatible. Pourtant, le nombre de donneurs reste insuffisant face à la demande. En 2026, la liste d’attente reste longue, et chaque greffe réussie représente une victoire. Pour Damien Lesage, cette seconde vie lui a permis de retrouver un quotidien normal, même si la maladie et les traitements laissent des traces. Aujourd’hui, il milite pour sensibiliser à l’importance du don d’organes, un geste qui sauve des vies comme la sienne.

Et maintenant ?

En 2026, la France compte toujours plus de 23 000 patients en attente d’une greffe cardiaque, un chiffre qui pourrait évoluer d’ici la fin de l’année avec l’arrivée de nouveaux donneurs. Les associations de patients et les hôpitaux insistent sur la nécessité de renforcer la sensibilisation au don d’organes, notamment auprès des jeunes. Une campagne nationale est prévue pour l’automne 2026 afin d’encourager les inscriptions sur le registre des donneurs.

Reste à voir si ces efforts permettront de réduire la durée d’attente pour les patients comme Damien Lesage, dont la vie a basculé grâce à une greffe salvatrice.

En 2026, la durée moyenne d’attente varie selon les régions et la gravité de l’état du patient, mais elle peut s’étendre de plusieurs mois à plusieurs années. Certains patients, comme ceux souffrant de cardiomyopathie sévère, sont prioritaires et peuvent être greffés plus rapidement.