Une passagère du navire de croisière MV Hondius, actuellement en quarantaine au Canada, a été testée « présumée positive » au hantavirus Andes, a annoncé samedi 17 mai 2026 l’Agence de la santé publique du Canada. L’information, relayée par les autorités de la province de Colombie-Britannique, confirme que cette femme de nationalité canadienne a été hospitalisée jeudi dans l’ouest du pays, accompagnée de son conjoint, également passager du navire, qui présente des symptômes légers.
Ce qu'il faut retenir
- Une passagère du MV Hondius, en quarantaine au Canada, est « présumée positive » au hantavirus Andes selon l’Agence de la santé publique du Canada.
- Cette femme a été hospitalisée jeudi en Colombie-Britannique, accompagnée de son conjoint, également passager du navire et présentant des symptômes légers.
- Quatre Canadiens se trouvaient à bord du navire, qui avait appareillé d’Argentine le 1er avril 2026 pour une traversée de l’océan Atlantique.
- Le navire comptait 88 passagers et 61 membres d’équipage lors de son départ, et trois décès liés au hantavirus ont été recensés à l’échelle mondiale.
- Les résultats des tests définitifs sont attendus dans les deux prochains jours, tandis que le risque pour la population générale reste qualifié de « faible » par les autorités sanitaires.
Le communiqué de l’Agence de la santé publique du Canada précise que la passagère hospitalisée « restera en quarantaine à l’hôpital », tout comme son conjoint. Une troisième personne, également en quarantaine, a été hospitalisée pour des examens complémentaires. Les autorités sanitaires canadiennes ont souligné que « le risque global pour la population générale au Canada lié à l’éclosion du hantavirus Andes associée au navire de croisière MV Hondius reste faible à l’heure actuelle ».
Quatre Canadiens figuraient parmi les passagers du MV Hondius, qui avait quitté l’Argentine le 1er avril 2026 pour une traversée de l’océan Atlantique. À bord du navire, on comptait 88 passagers et 61 membres d’équipage au moment du départ. Selon les données disponibles, trois décès ont été enregistrés à l’échelle mondiale en lien avec cette épidémie. L’Agence de la santé publique du Canada a rappelé qu’il n’existe actuellement « aucun vaccin ni traitement spécifique » contre le hantavirus, tout en insistant sur le fait que le risque reste maîtrisé et ne doit pas être comparé à la pandémie de Covid-19.
Un foyer d’hantavirus identifié à bord du navire
Le MV Hondius, navire de croisière opérant dans les régions polaires, a été le théâtre d’un foyer d’hantavirus durant sa traversée transatlantique. Quatre Canadiens à bord ont été identifiés comme étant à « risque élevé » et placés en quarantaine dès l’apparition des premiers symptômes. L’hantavirus Andes, en cause dans cette épidémie, est une souche particulière de ce virus, dont la transmission se fait généralement par l’inhalation de particules infectieuses présentes dans les excréments ou l’urine de rongeurs.
Selon les autorités sanitaires, la situation est suivie de près, et les passagers ayant été en contact avec les personnes infectées font l’objet d’une surveillance accrue. « Tous deux resteront en quarantaine à l’hôpital », a indiqué le communiqué, qui précise que les examens complémentaires permettront de confirmer ou d’infirmer le diagnostic dans les 48 heures. En attendant, les autorités canadiennes maintiennent un niveau de vigilance élevé, tout en cherchant à éviter toute panique inutile au sein de la population.
Des symptômes légers pour le conjoint, une troisième personne hospitalisée
Le conjoint de la passagère « présumée positive » présente des symptômes légers, selon les informations transmises par l’Agence de la santé publique du Canada. Les deux personnes sont maintenues en isolement strict dans un établissement hospitalier de Colombie-Britannique. Une troisième personne, également en quarantaine, a été hospitalisée pour subir des examens plus poussés, sans que son état de santé ne soit précisé.
Les autorités sanitaires n’ont pas communiqué d’autres détails sur les symptômes présentés par les personnes infectées, se contentant d’indiquer que la situation était « sous contrôle ». « Le risque pour la population générale reste faible », a répété l’Agence, tout en rappelant que le hantavirus ne se transmet pas d’une personne à l’autre, contrairement à des virus respiratoires comme le SARS-CoV-2. Cette précision vise à éviter toute confusion ou crainte injustifiée parmi les Canadiens et la communauté internationale.
Un virus sans traitement spécifique, mais un risque maîtrisé
Contrairement à d’autres épidémies récentes, le hantavirus ne bénéficie d’aucun vaccin ni traitement spécifique. Les symptômes, qui peuvent inclure fièvre, douleurs musculaires et difficultés respiratoires, nécessitent une prise en charge symptomatique. Les autorités sanitaires canadiennes ont tenu à rassurer la population en rappelant que « le risque reste faible », tout en maintenant une surveillance étroite de la situation.
Cette épidémie rappelle que les maladies émergentes peuvent survenir dans des contextes variés, y compris lors de croisières transocéaniques. Les autorités sanitaires ont souligné que la gestion de cette crise s’inscrit dans une approche « proportionnée et mesurée », sans commune mesure avec la pandémie de Covid-19. « Il n’y a aucune raison de comparer cette situation à ce que nous avons vécu ces dernières années », a déclaré un porte-parole de l’Agence de la santé publique du Canada, cité par Le Figaro.
Cette épidémie met en lumière les défis posés par les maladies infectieuses dans un contexte de mobilité internationale accrue. Les croisières, en particulier, représentent des environnements propices à la propagation de pathogènes, en raison de la promiscuité et des échanges entre passagers venus du monde entier. Les autorités sanitaires canadiennes ont d’ores et déjà annoncé qu’elles réévalueraient leurs protocoles de surveillance des navires de croisière en fonction des enseignements tirés de cette crise.
Pour l’heure, la situation reste sous contrôle, et les autorités appellent à la prudence sans céder à l’alarmisme. Les prochains jours diront si cette épidémie restera un incident isolé ou si elle annonce d’autres cas à surveiller.
Le hantavirus Andes se transmet principalement par l’inhalation de particules infectieuses présentes dans les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. Contrairement à certaines idées reçues, ce virus ne se transmet pas d’une personne à l’autre, ce qui limite considérablement le risque de propagation en milieu clos comme un navire de croisière.
Les autorités sanitaires canadiennes et les gestionnaires du navire ont mis en place des protocoles stricts de nettoyage et de désinfection des zones potentiellement contaminées. Les passagers et membres d’équipage ayant été en contact avec les personnes infectées font l’objet d’une surveillance médicale accrue, et des tests supplémentaires sont en cours pour identifier d’éventuels autres cas.