La souche de l’hantavirus détectée chez une passagère française, actuellement hospitalisée dans un état grave, ne montre « aucun élément » laissant penser à l’émergence d’un variant plus transmissible ou plus dangereux, a annoncé Stéphanie Rist, la ministre française de la Santé, vendredi 15 mai 2026. Selon Franceinfo - Santé, l’Institut Pasteur a réalisé un séquençage complet de la souche « Andes » du virus, identifiée chez cette patiente après son retour du MV Hondius, un navire de croisière où plusieurs cas d’infection avaient été signalés.
Ce qu'il faut retenir
- Le séquençage de la souche « Andes » détectée chez la patiente française ne révèle « aucun élément » suggérant l’apparition d’un variant plus dangereux ou plus transmissible, selon Stéphanie Rist.
- L’Institut Pasteur a confirmé que la souche identifiée est très proche de celles déjà connues en Amérique latine, notamment dans le sud du continent.
- À ce stade, les autorités sanitaires estiment qu’il n’y a pas lieu de craindre une contagiosité ou une mortalité accrue liée à ce virus.
- Une vingtaine de cas contacts ont été hospitalisés en France, mais aucun ne présente de symptôme pour l’instant.
- Le virus, transmis par des rongeurs, est principalement présent en Amérique latine, où la souche « Andes » circule déjà.
Un séquençage complet pour écarter tout risque de variant dangereux
Le séquençage génétique réalisé par l’Institut Pasteur visait à déterminer si la souche de l’hantavirus détectée chez la passagère française du MV Hondius pouvait présenter des caractéristiques nouvelles, potentiellement plus préoccupantes. Les résultats, très attendus par les autorités sanitaires, ont permis de comparer cette souche avec celles déjà répertoriées. D’après Franceinfo - Santé, Stéphanie Rist a précisé sur la plateforme X que « l’Institut Pasteur a réalisé le séquençage complet » de cette souche, confirmant qu’elle ne diffère pas significativement des versions déjà connues du virus.
« Aucun élément ne laisse penser à l’apparition d’un variant susceptible d’être plus transmissible ou plus dangereux », a-t-elle insisté lors de son intervention. Cette déclaration intervient après des craintes que cette infection, rare en France, puisse donner naissance à une forme plus virulente du virus, transmise à l’homme par les rongeurs. Le contexte épidémique actuel rend cette vigilance légitime, mais les analyses menées par l’Institut Pasteur dissipent, pour l’instant, ces inquiétudes.
Une souche identique à celles circulant en Amérique latine
Les résultats du séquençage ont révélé que la souche identifiée chez la patiente française est « très proche » de celles déjà détectées et séquencées chez d’autres passagers du MV Hondius. Comme le rapporte Franceinfo - Santé, l’Institut Pasteur a confirmé dans un communiqué distinct que ces séquences génétiques correspondent à celles de souches « connues circulant dans le sud de l’Amérique latine ». Autant dire que, sur le plan virologique, il ne s’agit pas d’une nouveauté inquiétante.
Les autorités sanitaires soulignent que cette proximité génétique avec les souches sud-américaines, où l’hantavirus est endémique, permet d’écarter l’hypothèse d’une mutation récente. « Ces séquences sont très proches des souches du virus (...) connues circulant dans le sud de l’Amérique latine », a indiqué l’Institut Pasteur, confirmant ainsi que le virus en circulation sur le navire ne présente pas de caractéristiques inédites. Cette conclusion devrait rassurer les experts, même si la situation reste sous surveillance étroite.
Vingt cas contacts hospitalisés en France, aucun symptôme pour l’heure
En France, une vingtaine de personnes ayant été en contact avec la patiente française ont été hospitalisées à titre préventif. Selon Franceinfo - Santé, ces cas contacts sont suivis de près, mais aucun n’a développé de symptôme pour l’instant. Cette mesure, prise par précaution, s’inscrit dans le cadre d’un protocole sanitaire strict, visant à éviter toute propagation du virus sur le territoire national.
Les autorités sanitaires rappellent que l’hantavirus, bien que grave, n’est pas transmissible d’humain à humain dans la majorité des cas. La contamination se produit principalement par inhalation de particules infectieuses présentes dans les déjections de rongeurs. Dans le cas présent, la source de l’infection semble liée à l’exposition à des rongeurs ou à des environnements contaminés, possiblement lors du voyage en Amérique latine avant l’embarquement sur le MV Hondius. Aucune transmission interhumaine n’a été signalée.
Contexte : l’hantavirus, une maladie rare mais potentiellement grave
L’hantavirus est une maladie virale transmise à l’homme par les rongeurs, principalement en Amérique latine, en Asie et en Europe. En France, les cas sont exceptionnels, mais cette infection peut entraîner des complications graves, notamment des syndromes pulmonaires ou rénaux. La souche « Andes », impliquée dans l’épisode actuel, est l’une des plus connues pour sa capacité à provoquer des formes sévères de la maladie.
Les autorités sanitaires rappellent que, dans l’attente de résultats définitifs, les mesures de précaution restent de mise, notamment pour les personnes ayant voyagé dans des zones à risque ou ayant été exposées à des rongeurs. Aucune recommandation supplémentaire n’a été émise pour l’instant, mais la situation pourrait évoluer si de nouveaux éléments venaient à émerger.
Cette affaire rappelle l’importance de la vigilance sanitaire face aux maladies émergentes, même lorsque les risques de mutation ou de propagation semblent limités. Les investigations se poursuivent pour mieux comprendre les circonstances exactes de cette infection, sans pour autant alerter sur un danger immédiat pour la population.
Dans la majorité des cas, l’hantavirus ne se transmet pas d’humain à humain. La contamination se produit généralement par inhalation de particules infectieuses présentes dans les déjections ou l’urine de rongeurs. Cependant, la souche « Andes », impliquée dans le cas français, est l’une des rares à pouvoir, dans de très rares cas, entraîner une transmission interhumaine par contact rapproché avec une personne gravement malade. Aucune transmission de ce type n’a été signalée dans l’épisode actuel.
L’hantavirus est principalement présent dans les zones rurales et forestières d’Amérique latine, notamment en Argentine, au Chili, au Paraguay et en Uruguay, où la souche « Andes » circule de manière endémique. Les régions humides et boisées favorisent la prolifération des rongeurs, principaux vecteurs de la maladie. Les voyageurs se rendant dans ces zones sont invités à prendre des précautions, comme éviter les contacts avec des rongeurs ou leurs déjections.